Au lendemain de la mort d’un compagnon sur le chantier de la ligne C du métro toulousain, le parquet indique ce mercredi qu’une enquête préliminaire est ouverte pour homicide involontaire dans le cadre du travail. La victime est un salarié intérimaire serbe de 46 ans domicilié à Toulouse.
Un important dispositif de secours avait été déployé mardi après-midi devant la future station Bonnefoy. L’accident a eu lieu dans le tunnel du métro qui traverse ce faubourg. Toujours selon le parquet, la victime s’est retrouvée « coincée par un engin de chantier utilisé pour déblayer le tunnel ». Le décès a été constaté à 16 heures.La victime est un salarié intérimaire de 46 ans, domicilié à Toulouse mais de nationalité serbe. Les investigations vont devoir déterminer comment cet homme s’est trouvé coincé sous cet engin de chantier, si les protocoles de sécurité ont été respectés. Une autopsie a été ordonnée.C’est le deuxième accident mortel sur le chantier du métro toulousain. Le au niveau de Labège. Le tablier d’un pont en construction s’était effondré. Il y avait eu deux blessés graves et un blessé léger.
Jeunes morts au travail : le secteur agricole en première ligne

Ils sont trois à conduire des tracteurs sur l’exploitation sur laquelle ils travaillent, en région parisienne. Ils ont 15, 16 et 17 ans. Aucun n’a le permis de conduire mais une dérogation les autorise à conduire ces engins entre l’exploitation agricole et les champs. Soudainement, l’un d’entre eux perd le contrôle de sa machine. L’accident est inévitable. Un jeune est expulsé du tracteur et vient percuter un arbre. Il est gravement blessé.
Quelques semaines plus tard, dans l’Aisne. Constant L., 19 ans, est salarié d’été dans une exploitation agricole. Il est occupé à décrocher une remorque quand « cette dernière, pas calée, se met à rouler et [Constant] se retrouve coincé entre sa remorque et son tracteur », rapporte L’Union de Reims. Il décède de ses blessures.
Ils s’appelaient Tom, Lucas, Constant, Lorenzo, Matis. Ils avaient respectivement 18, 17, 18, 15 et 19 ans. Leur point commun : leur (jeune) vie a été fauchée par un accident de travail, alors qu’ils étaient en intérim, en apprentissage, en stage, en CDD d’été. Et cette liste est loin d’être exhaustive. Entre 2020 et 2024, 140 jeunes de moins de 25 ans sont morts à la suite d’un accident de travail. Des chiffres minorés car ils intègrent uniquement les salariés du régime général.
Ceux du secteur agricole, par exemple, n’y figurent pas, alors que celui-ci est très à risque pour les jeunes. De manière générale, les jeunes travailleurs – et particulièrement les apprentis – connaissent des risques professionnels accrus. Notamment concernant les accidents de travail. Selon l’Institut national de recherche et sécurité (INRS), leur fréquence est 2,5 fois plus élevée chez les moins de 25 ans que pour le reste des salariés. Tâches difficiles, manque d’expérience, absence de formation à la sécurité : les raisons sont nombreuses et plurifactorielles.
Le sujet devient préoccupant, au point que le 4e plan Santé au travail du ministère du Travail place la réduction de la mortalité des jeunes au travail comme un objectif prioritaire. Mais, avecde plus en plus de périodes en entreprise (stages de troisième et de seconde, apprentissage) dès le plus jeune âge et des manques de moyens dans la formation comme dans le contrôle – notamment pour l’inspection du travail –, les risques restent majeurs. Et les drames continuent, inlassablement.
Pierre Jequier-Zalc
Deux exemples parmi tant d’autres. Dans le secteur agricole, la sinistralité est particulièrement importante. Selon des données exclusives que Politis a pu consulter, 56 salariés agricoles sont morts au travail en 2024. Un niveau jamais atteint depuis 2018. Chez les jeunes, ces risques professionnels explosent. Le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt est, chez les moins de 20 ans, deux fois supérieur à la moyenne du secteur. Près de trois fois plus importante que la moyenne des salariés du régime général.
« Ce que j’observe, au sein des commissions agricoles, c’est qu’il y a une grosse augmentation des arrêts de travail, surtout sur une population de plus en plus jeune », assure Didier Aubert, qui siège pour la CGT au conseil d’administration des salariés de la Mutualité sociale agricole (MSA, la Sécurité sociale agricole, N.D.L.R.).
Deux fois moins de risques quand on est formé
Dans le baromètre des risques professionnels 2024, la MSA recense notamment une hausse au sein des apprentis. Le nombre d’accidents de travail graves est passé de 45 en 2021 à 65 en 2024, soit une augmentation de plus de 40 %. Celle-ci est encore plus importante pour les accidents du travail avec arrêt : de 1 600 en 2021 à 2 676 en 2024, soit 66,5 % en plus.
Cette explosion s’explique aussi par le nombre d’apprentis qui a largement augmenté à la suite de la politique d’Emmanuel Macron d’aides massives aux entreprises pour l’apprentissage. Dans le secteur agricole, le nombre d’élèves apprentis a été multiplié par deux depuis 2018. « Là où je travaille, leur nombre est passé de 90 à plus de 400, en moins de vingt ans », raconte Philippe Duffaut, enseignant en aménagement paysager en lycée agricole et en CFA (centre de formation d’apprentis), syndiqué à la CGT.
On décide de les faire travailler, avec le risque qu’ils n’aient pas les armes pour se préserver de toutes les situations accidentogènes.
P. Duffaut
Il poursuit : « Quand je les vois arriver, ce sont encore des enfants. On décide de les faire travailler, avec le risque qu’ils n’aient pas les armes pour se préserver de toutes les situations accidentogènes, de connaître les dangers du métier, voire de s’opposer aux demandes de leur patron. On est à la limite du scandale. »
Aujourd’hui, plusieurs études ont montré l’importance de la formation pour mieux prévenir les risques professionnels. Stéphanie Boini, épidémiologiste à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), a mené une étude parue en 2018 dont les conclusions sont sans appel. « On a démontré que les élèves qui avaient suivi une formation de santé et sécurité au travail avaient deux fois moins d’accidents du travail que ceux qui n’avaient pas suivi d’enseignement », explique la chercheuse.
Or, la multiplication des périodes en entreprise – par le biais de l’apprentissage mais aussi des stages – réduit le temps de la formation initiale. « En bac pro forêt, la maquette pédagogique prévoit moins d’une centaine d’heures de travaux pratiques sur des chantiers sur les trois ans de formation. À l’époque du BEP, 180 heures étaient attribuées sur deux ans », explique Yann, professeur en lycée agricole et forestier.
Pour lui, cette diminution s’explique « parce que les TP [travaux pratiques, N.D.L.R.], coûtent cher, notamment en nombre d’encadrants ». « On décharge la question de la formation sur les entreprises. On envoie les jeunes en stage avec moins de compétences pratiques, moins de périodes d’observation, en bref, moins d’expérience. C’est un peu navrant », souffle-t-il.
Une main-d’œuvre bon marché
La formation sur les sujets de la sécurité devient alors aléatoire, selon la sensibilité du maître de stage ou du chef d’entreprise. « Certains vont prendre le temps d’accompagner et de former. D’autres, beaucoup moins. Vers chez moi, il y a une personne qui fait du bois de chauffage ; il prend des stagiaires pour les faire trimer. C’est simplement de la main-d’œuvre bon marché », poursuit l’enseignant. Dans son établissement, une élève de BTS est récemment décédée lors d’un stage, coincée par un taureau contre une barrière. Un type d’accident particulièrement à risque, avec un taux de fréquence 4 fois plus important chez les très jeunes.
Une autre explication de la hausse des accidents de travail chez les jeunes est mise en avant par l’ensemble de nos interlocuteurs : la suppression, en mai 2015, de la demande d’autorisation auprès de l’inspection du travail pour faire réaliser des travaux dangereux à des mineurs. Désormais, établir une dérogation suffit, sans que l’inspection du travail n’ait à donner son aval.
« C’est devenu une formalité administrative pour les employeurs, rien de plus. S’ils ne le font pas, on n’est que très rarement au courant. Cela nous donne beaucoup moins de pouvoir », regrette Antoine*, inspecteur du travail en région parisienne. « Rarement au courant », du fait des nombreuses suppressions de postes au sein de l’administration – 30 % de réduction d’effectif depuis 2014 – qui rendent les contrôles bien moins fréquents.
Le prénom a été modifié.
Cette baisse s’accompagne aussi d’une fusion entre les différents services de l’inspection du travail : les agents dédiés au secteur agricole, qui dépendaient du ministère de l’Agriculture, sont intégrés au ministère du Travail aujourd’hui. Des sections agricoles perdurent, mais les inspecteurs restent généralistes. « Par exemple, dans mon secteur, il y a une section agricole sans inspecteur attitré. Régulièrement, je dois la prendre en charge, en plus de ma section “habituelle” », témoigne Antoine.
Un changement qui a un impact concret : « Avant, l’inspecteur spécialisé sur le secteur agricole venait au CFA. Il réalisait des formations et donnait des informations aux apprentis. C’était une vraie personne-ressource pour les élèves, notamment parce qu’il a un pouvoir concret sur l’employeur. Cela n’existe plus aujourd’hui, les inspecteurs sont surchargés », raconte Phillipe Duffaut.
Dans le secteur forestier, il y a une approche très masculiniste du danger.
T. Vaucouleur
Dans le 4e plan santé au travail du ministère du Travail, la réduction des accidents du travail chez les jeunes figure comme objectif prioritaire. Dans ce cadre, l’intervention des inspecteurs du travail en CFA sera remise en place, début 2026. « Je trouve que c’est une très bonne chose, glisse Antoine, qui s’est porté volontaire pour réaliser ces interventions, mais aucun moyen supplémentaire n’a été mis sur la table. Je vais devoir rogner sur d’autres tâches, notamment de contrôle. »
La prévention trop négligée
Malgré des chiffres alarmants, plusieurs de nos interlocuteurs confient observer une sorte d’indifférence à l’égard du sujet, dans un milieu historiquement accidentogène. « Dans le secteur forestier, il y a une approche très masculiniste du danger », confie Thomas Vaucouleur, professeur des forêts en lycée agricole.
« Il y a un gros problème de la culture de la sécurité dans nos milieux agricole et forestier, y compris chez certains enseignants, notamment sur la conduite de gros engins, type tracteur », abonde Yann. Souvent, les accidents sont simplement perçus comme « les risques du métier ». « C’est quelque chose qu’on entend régulièrement, confie Antoine, et donc la prévention est perçue comme de la paperasse. »
Si le sujet de la prévention est discuté, celui des jeunes n’est pas du tout évoqué.
D. Aubert
Même au sein de la MSA, selon Didier Aubert, le sujet ne semble pas être pris à bras-le-corps. Celui qui siège depuis plus de cinq ans au comité de protection sociale des salariés assure que « si le sujet de la prévention est discuté, celui des jeunes n’est pas du tout évoqué ». « Je n’ai pas le souvenir d’en avoir entendu parler une seule fois », glisse-t-il.
Contactée par Politis, la MSA assure « s’engager depuis plusieurs décennies à faire de la santé-sécurité une composante essentielle de l’enseignement agricole ». Et cite, par exemple, « la signature d’une convention cadre nationale Santé sécurité au travail avec les ministères de l’Agriculture et du Travail » et « la mise en place d’actions de prévention en établissements agricoles, telles que des journées de sensibilisation ».
En 2023, une intersyndicale regroupant la CGT, la FSU et SUD avait formulé 12 propositions pour « prévenir les risques professionnels en formation agricole » à la suite d’une série d’accidents de travail mortels. Selon Thomas Vaucouleur, qui avait participé à la rédaction de celles-ci, « à ce stade, aucune n’a été mise en œuvre ».
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Accident mortel sur le chantier de la ligne C du métro à Toulouse : profil de la victime, enquête, témoignages… ce que l’on sait

Dramatique accident ce mardi à Toulouse, sur le chantier de la future ligne C du métro. Un ouvrier a été tué à hauteur de la future station Faubourg-Bonnefoy. Un très important dispositif de secours a été déployé.
Moins de deux heures après un accident où le chauffeur d’un bus Tisséo a heurté deux femmes qui traversaient sur un passage piéton, sur les allées Jean-Jaurès au cœur de Toulouse, une nouvelle alerte a été actionnée. Un ouvrier venait d’être surpris par une machine.
Drame à 30 mètres du sol
L’accident s’est produit dans le tunnel de la future ligne C entre la station Raisin et le Faubourg-Bonnefoy. L’alerte a été déclenchée à 15 h 45. Les pompiers et une équipe du Smur 31 sont arrivés très vite sur place. Le médecin a rapidement constaté le décès de cet ouvrier âgé de 46 ans. Des manœuvres sont en cours pour dégager son corps. Une quinzaine de véhicules de pompiers et plus de 30 sapeurs se trouvent sur place.
« C’était un mec bien »
L’ouvrier qui a été tué ce mardi après-midi « était en formation », confie un employé croisé sur le chantier. Un de ses collègues, blême, confie : « C’est horrible. Je le connaissais. C’était un chic type. J’en ai la chair de poule… » Selon les premiers éléments, ce compagnon aurait été écrasé par une machine qui permet de transporter des éléments de chantier dans le tunnel de la future ligne.
Une enquête ouverte par le parquet
Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête. Elle a été confiée aux services de police de la Rive droite. Rapidement, des enquêteurs du groupe d’appui judiciaire se sont rendus sur place pour réaliser les premières constatations. Des spécialistes de l’inspection du travail sont également sur place pour mener leurs propres investigations. Les pompiers qui ont déployé un vaste dispositif de secours n’ont pas souhaité s’exprimer sur cette opération, renvoyant vers Tisséo « en charge de la communication ».
Tisséo ingénierie confirme
Dans un court communiqué diffusé ce mardi à 18 h 45, Tisséo Ingénierie confirme « un accident mortel impliquant un compagnon sur le chantier de la ligne C dans le tunnel au niveau de la future station Bonnefoy. Aucun autre blessé n’est à déplorer. » Tisséo annonce également la mise en place d’une cellule psychologique « pour prendre en charge les personnes choquées par l’accident ».
Un quartier sous le choc
Depuis l’ouverture du chantier de la future ligne qui, de Colomiers à Labège, va s’étirer sur 27 kilomètres et vingt et une stations, le quartier du Faubourg Bonnefoy a vécu plusieurs épisodes délicats, marqués par l’effondrement de différentes maisons. Sur place, les habitants observaient inquiets les secours ce mardi après-midi.
Fatia tombe des nues. Coiffeuse depuis presque 20 ans faubourg Bonnefoy, elle n’imaginait pas pareille issue. Son salon donne sur le chantier de la future station de métro. « Un mort ? Vraiment ? Avec ma cliente, on a entendu de nombreuses sirènes de pompiers à partir de 16 heures mais on n’a vu aucune ambulance ».
À lire aussi : Effondrement mortel du viaduc du métro de Toulouse en mars 2024 : où en est l’enquête ?
Justine est employée dans la boulangerie qui fait face au chantier. Le commerce fait l’angle avec la rue Louis Massé, dont des maisons ont été sérieusement impactées par les travaux de la troisième ligne de métro. « On s’est dit au départ que ça pouvait être un problème au niveau du sol, mais personne n’est venu nous demander d’évacuer. Lors des effondrements, on avait été contraints de fermer rapidement. Et la femme d’un ouvrier du chantier est venue me dire que l’un de ses collègues était décédé. Terrible », soupire-t-elle.
Déjà un accident mortel en mars 2024
Le drame qui s’est produit ce mardi est le deuxième accident mortel de la future ligne C du métro toulousain. En mars 2024, le tablier du futur viaduc vers Labège s’est effondré. Quatre ouvriers ont été entraînés dans la chute. L’un d’eux n’a pas survécu. L’enquête ouverte par le parquet se poursuit dans le cabinet d’un juge d’instruction toulousain pour déterminer les responsabilités.
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Toulouse : un mort sur le chantier de la ligne C du métro, le deuxième en deux ans

Un drame s’est produit sur le chantier de la ligne C du métro à Toulouse. Mardi 9 décembre 2025, en milieu d’après-midi, un ouvrier a perdu la vie dans le cadre de son travail, indique une source policière à Actu Toulouse.
Accident mortel à la station Bonnefoy
L’accident s’est produit au niveau de la future station Bonnefoy.
Un ouvrier se serait retrouvé coincé sous une machine, selon une information révélée par nos confrères de La Dépêche. Il n’a pas survécu à ses blessures.
Les pompiers et le SAMU 31, arrivés sur place, n’ont rien pu faire. Les circonstances exactes du drame restent pour l’heure inconnues.
Un accident dans le tunnel
« Cet après-midi, aux alentours de 15h45, un accident mortel impliquant un compagnon est survenu sur le chantier de la ligne C dans le tunnel au niveau de la future station Bonnefoy. Aucun blessé n’est à déplorer. Une cellule psychologique va prendre en charge les personnes choquées par l’accident », précise Tisséo dans un communiqué ce mardi soir.
Une enquête a été ouverte pour ce fait qui a été qualifié d’accident du travail.
Deuxième accident mortel sur le chantier de la ligne C
C’est le deuxième accident mortel qui se produit sur le chantier de la ligne C du métro depuis le démarrage du chantier en décembre 2022. Le premier était survenu en mars 2024 à Labège. À l’époque, une partie du viaduc, en cours de construction, s’était effondrée, faisant un mort et trois blessés, dont deux graves.
Le chantier de la ligne C du métro doit encore se poursuivre jusqu’en 2028, date à laquelle les premières marches à blanc du métro débuteront, selon le calendrier annoncé par Tisséo. Pour une ouverture qui doit toujours, selon ce même calendrier, intervenir fin 2028.
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Accident mortel sur le chantier de la ligne C, un ouvrier écrasé à la future station de métro de Bonnefoy

Un accident mortel a endeuillé le chantier de la future ligne C du métro toulousain. Un ouvrier est décédé, écrasé par une machine. Une enquête est en cours pour éclaircir les circonstances de ce drame.
Un grave accident de chantier s’est produit ce mardi 9 décembre, en milieu d’après-midi, rue du Faubourg-Bonnefoy, où se poursuit la construction de la future ligne C du métro toulousain. Un ouvrier de 46 ans a perdu la vie après s’être retrouvé coincé sous une machine de près de 30 tonnes, selon les premiers éléments.
À lire aussi : Grave accident au centre-ville de Toulouse : deux femmes renversées par un chauffeur de bus Tisséo
Les secours sont rapidement intervenus, notamment une équipe du Smur 31, mais l’homme a été déclaré mort sur place, ses blessures étant incompatibles avec toute tentative de réanimation. Les circonstances exactes du drame restent pour l’heure inconnues. L’accident se serait produit à 30 mètres sous terre.
Déjà un mort en 2024 à Labège
Des renforts de police ont été envoyés sur place pour sécuriser la zone et fluidifier la circulation dans ce secteur déjà perturbé par les travaux. Une enquête a été ouverte sous l’autorité du parquet. Comme lors de chaque accident du travail, l’inspection du travail va mener ses propres investigations. Les investigations devront déterminer comment l’ouvrier a pu se retrouver sous cet engin massif et si des manquements aux règles de sécurité sont en cause.
À lire aussi : INFO LA DEPECHE. Mort d’un ouvrier sur le chantier du métro de Toulouse : la famille dépose plainte pour homicide involontaire
Ce décès constitue un nouvel incident dramatique dans ce chantier majeur commencé en décembre 2022. Un premier ouvrier a en effet trouvé la mort en mars 2024 à Labège quand le tablier du viaduc s’est effondré. Plusieurs milliers d’ouvriers travaillent sur la création de cette ligne de 27 kilomètres qui doit ouvrir fin 2028.
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Moins de deux ans après l’accident de Labège, un deuxième mort sur le chantier de la 3ème ligne du métro à Toulouse
Un compagnon de 45 ans est décédé, dans un tunnel, ce mardi en fin d’après-midi sur le chantier de la ligne C du métro à Toulouse dans le secteur du Faubourg-Bonnefoy indique Tisséo Ingénierie.
Tisséo Ingénierie rapporte qu' »un accident mortel impliquant un compagnon est survenu aux alentours de 15h45 sur le chantier de la Ligne C dans le tunnel au niveau de la future station Bonnefoy« . L’entreprise souligne qu’ « aucun autre blessé n’est à déplorer » et ajoute qu' »une cellule psychologique va prendre en charge les personnes choquées par l’accident. » Le procureur précise à ICI Occitanie que cet homme avait 45 ans.L’ouvrier décédé travaillait pour le .
Ce n’est pas la première fois qu’un grave accident se produit sur le chantier de la ligne C du métro. . Le tablier du pont en construction s’était effondré. L’accident avait aussi fait deux blessés graves et un blessé léger.Ce n’est pas non plus la première fois qu’un incident se produit quartier Bonnefoy en marge du chantier du métro : , à quelques mètres du chantier du métro. La cavité avait été colmatée par plusieurs dizaines de mètres cubes de béton. Quelques jours plus tard, le 20 juin, dans ce même quartier Bonnefoy, , entraînant .La ligne C du métro toulousain doit relier Colomiers à Labège en 2028. Le chantier de la ligne C a .
Un grave accident sur le chantier de la 3ème ligne du métro toulousain
Un compagnon de 45 ans est décédé, dans un tunnel, ce mardi en fin d’après-midi sur le chantier de la ligne C du métro à Toulouse dans le secteur du Faubourg-Bonnefoy indique Tisséo Ingénierie.
Tisséo Ingénierie rapporte qu’ « un accident mortel impliquant un compagnon est survenu aux alentours de 15h45 sur le chantier de la Ligne C dans le tunnel au niveau de la future station Bonnefoy« . L’entreprise souligne qu’ « aucun autre blessé n’est à déplorer » et ajoute qu' »une cellule psychologique va prendre en charge les personnes choquées par l’accident. » Le procureur précise à ICI Occitanie que cet homme avait 45 ans.L’ouvrier décédé travaillait pour le .
Ce n’est pas la première fois qu’un grave accident se produit sur le chantier de la ligne C du métro. . Le tablier du pont en construction s’était effondré. L’accident avait aussi fait deux blessés graves et un blessé léger.Ce n’est pas non plus la première fois qu’un incident se produit quartier Bonnefoy en marge du chantier du métro : , à quelques mètres du chantier du métro. La cavité avait été colmatée par plusieurs dizaines de mètres cubes de béton. Quelques jours plus tard, le 20 juin, dans ce même quartier Bonnefoy, , entraînant .La ligne C du métro toulousain doit relier Colomiers à Labège en 2028. Le chantier de la ligne C a .
Gembloux : accident mortel sur le chantier du nouveau foyer communal

L’accident est survenu sur le chantier du nouveau foyer communal de Gembloux, peu avant 11h. Un bloc de parement préfabriqué en train d’être placé s’est écrasé sur des ouvriers. L’un d’eux, un père de famille de cinq enfants âgé de 53 ans est décédé. Un autre a été touché aux jambes. Ses jours ne sont pas en danger mais il pourrait garder de lourdes séquelles. Une troisième victime est à dénombrer : elle s’en sort avec des blessures plus légères. Les pompiers, la police et l’auditorat du travail se sont rendus sur place ainsi que le bourgmestre de Gembloux Benoît Dispa.
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Accidents graves et mortels : une nouvelle campagne de prévention est lancée
Le ministère du Travail lance une campagne de communication sous le slogan « sécurité au travail : la prévention n’est pas une option ». Elle incite tous les employeurs, mais aussi les salariés, à agir en faveur de la sécurité au travail. Pour cette 3e édition, l’accent est mis sur les nouveaux arrivants en entreprise, particulièrement touchés par les accidents graves et mortels.
Accidents graves et mortels : encore trop de victimes, notamment parmi les jeunes embauchés
Dans le cadre de sa campagne de prévention et de sensibilisation, le ministre du Travail souhaite alerter les employeurs et les salariés sur les accidents de travail graves et mortels (ATGM) et leurs conséquences.
L’exécutif dresse un premier constat. Malgré les efforts déployés pour prévenir les ATGM, ils demeurent trop élevés. Ainsi, on dénombrait en 2024 près de 549 614 accidents du travail.
Notez le
Chaque jour en France, 100 salariés sont gravement blessés et 2 décèdent.
Les pouvoirs publics ont pourtant mené plusieurs actions au cours des dernières années pour améliorer leur prévention, avec notamment :
- depuis 2022, le plan pour la prévention des ATGM ;
- la volonté de renforcer les moyens d’action contre les accidents du travail graves et mortels avec le futur Plan Santé au Travail n°5 ;
- les concertations menées avec les partenaires sociaux des secteurs particulièrement touchés, ou encore l’intensification des contrôles.
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Certaines catégories de travailleurs sont plus exposées au risque d’accidents du travail graves et mortels (salariés temporaires, salariés détachés, apprentis, stagiaires, nouvelles recrues, saisonniers).
En outre, les jeunes travailleurs et ceux disposant d’une faible ancienneté sur leur poste de travail sont davantage concernés par les ATGM.
En 2024, plus de 764 salariés sont décédés dont 22 jeunes de moins de 25 ans, soit 3% des décès liés au travail. Étant précisé que pour les plus jeunes, il s’agit de façon plus importante que pour les autres classes d’âge d’accidents du travail et non de malaises notamment.
Par ailleurs, quel que soit l’âge du salarié, l’année qui suit une prise de poste est particulièrement à risque : 22 % des accidents du travail mortels surviennent dans cette période.
Notez le
Près de 15 % des ATGM surviennent au cours des trois premiers mois suivant l’embauche et près d’un quart des accidents du travail concernent des salariés ayant moins d’un an d’ancienneté.
Pour Jean Pierre Farandou, ministre du Travail, « ce constat nous oblige : accueillir un jeune en entreprise ou un intérimaire qui découvre un nouveau métier appelle une vigilance redoublée ».
Hors malaises, les principaux risques à l’origine des accidents du travail graves et mortels sont, encore une fois en 2024 :
- le risque routier ;
- les risques liés à la manutention manuelle ;
- les chutes de hauteur ;
- le risque lié à l’utilisation de machines ;
- et les agressions (y compris d’animaux).
Le ministère du Travail rappelle, en outre, l’importance de l’impact économique de ces accidents tant pour les entreprises que pour la solidarité nationale. Ainsi, en 2024, pour les salariés du régime général ces accidents représentaient 54 034 448 millions de journées de travail perdues et 34 302 déclarations d’incapacité permanente.
Accidents graves et mortels : une campagne de communication axée sur la prévention
Le ministère du Travail et des Solidarités rappelle que les circonstances des ATGM sont souvent évitables et invite les employeurs à redoubler d’efforts pour mieux les prévenir. La grande campagne de communication actuellement menée est la troisième depuis 2023.
Pour cette année 2025, la nouvelle campagne est organisée autour du slogan « Sécurité au travail : responsabilité de l’entreprise, vigilance de tous. La prévention n’est pas une option ».
Sont ainsi rappelées aux employeurs les obligations qui pèsent sur eux, à travers notamment :
- l’élaboration du DUERP ;
- la planification de la prévention ;
- la mise en place d’une organisation de travail adaptée ;
- la mise en oeuvre des mesures de protection ;
- la formation des travailleurs.
Afin de promouvoir la sécurité au travail dans tous les secteurs et d’inciter les employeurs à passer à l’action, différents dispositifs de sensibilisation ont été mobilisés, et notamment :
- 4 spots radios ;
- des carrousels sur Linkedin ;
- une campagne digitale avec des bannières redirigeant vers le site securiteautravail.gouv.fr ;
- une campagne d’affichages qui repose sur la matérialisation de la soudaineté de l’accident au travers du détournement des notifications du quotidien (SMS, chats, messages vocaux) pour figer l’instant de la bascule : ce moment où un message anodin devient, sans qu’on le sache, le dernier ;
- des kits de communication afin de sensibiliser, qui seront diffusés à l’ensemble des acteurs agissant sur la prévention des accidents du travail.
Diffusée depuis le 29 novembre 2025, cette nouvelle campagne de communication prendra fin le 18 janvier 2026.
Ministère du Travail, actualités, Sécurité au travail : la prévention n’est pas une option, 1e décembre 2025
Assurance Maladie, Actualités, Les risques professionnels concernent tout le monde, 14 novembre 2025
Juriste en droit social et rédactrice au sein des Editions Tissot
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Gembloux : un mort et deux blessés dans un accident de travail sur le chantier du foyer communal
Les pompiers de la zone NAGE, des postes de Gembloux et de Namur, se sont rendus sur les lieux avec une autopompe, un véhicule logistique ainsi que deux ambulances. Une ambulance de Wavre a été dépêchée, de même que le SMUR de l’hôpital des Viviers de Charleroi.
Un ouvrier quinquagénaire est décédé sur place. Deux autres ont été blessés, l’un légèrement et un autre très sérieusement. Ce dernier a été conduit vers le CHR de Namur.
Les policiers de la zone Orneau-Mehaigne se sont rendus sur les lieux pour les constatations. L’auditorat du travail était attendu dans l’après-midi afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Un père de famille nombreuse de 53 ans
C’est la société Straming, basée à Fléron, qui réalisait les travaux, en sous traitance, pour le montage de l’ossature en béton. L’entreprise paye un lourd tribut. La victime est un homme de 53 ans, domicilié dans la région de Binche, et père d’une famille nombreuse. Son neveu a lui aussi été sérieusement blessé, principalement aux jambes. Transféré au centre hospitalier régional de Namur, ses jours ne seront plus en danger. « C’est une société qui a une dimension familiale et où tout le monde se connaît. Le choc est donc très important », souligne Benoît Dispa, le bourgmestre de Gembloux. « Le patron était également présent sur les lieux et il a tenté de réanimer son collègue. » Malheureusement sans succès. Une petite vingtaine de travailleurs étaient présents sur place au moment du drame.
On y retrouvait aussi les ouvriers de l’entreprise générale de construction ACH, en charge de ce chantier public. « Les travaux ont commencé en février dernier et tout se passait vraiment dans des bonnes conditions », assure Benoît Dispa. « Le calendrier était respecté, le boulot était bien fait. » Tout est actuellement mis à l’arrêt. L’auditorat du travail est descendu sur place et un expert a également été désigné pour connaître les circonstances exacts de cet accident mortel.


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