L’étudiant de 18 ans profitait de l’été pour travailler sur des exploitations agricoles, il meurt écrasé entre une remorque et un tracteur

l’essentiel Un étudiant de 18 ans et ouvrier agricole estival a été grièvement blessé lors d’un accident du travail impliquant notamment un tracteur. Il n’a pas survécu à ses blessures.

Il aurait fêté ses 19 ans ce mardi… Un jeune homme originaire de Lestrem (Pas-de-Calais) et étudiant à l’Université de Picardie, à Amiens, est mort alors qu’il profitait de l’été pour travailler dans des exploitations agricoles. Ce n’était pas une première pour Constant Lepla, un habitué des travaux agricoles estivaux.

À lire aussi : Les accidents de tracteur se multiplient ces derniers jours et continuent de faire des morts

Le drame a eu lieu dans l’Aisne, a confirmé le maire de Lestrem, Jacques Hurlus, à nos confrères de La Voix du Nord. Les faits, également relatés par L’Union, se sont déroulés dans une exploitation située à Wimy. Constant Lepla a décroché une remorque mais elle n’était pas bien calée et s’est mise à rouler. L’étudiant de 18 ans s’est retrouvé coincé entre la remorque et le tracteur, selon nos confrères.

Héliporté à l’hôpital de Reims, en vain

Grièvement blessé, il a été pris en charge par les secours et héliportée à l’hôpital de Reimsavant avant de décéder plus tard dans la journée.

Une enquête a été ouverte et les proches du jeune homme attendent de pied ferme que les circonstances du drame soient éclaircies.

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Social Accidents du travail : « Chaque jour, on compte deux à trois décès

Matis avait 19 ans. Le 15 juillet, ce jeune ouvrier a perdu la vie sur un chantier en Vendée, enseveli sous du goudron chaud à 200 degrés. Le jeune homme vient allonger la sinistre liste des personnes décédées sur leur lieu de travail. Depuis le début de l’année 2025, plus de 150 personnes sont mortes à la suite d’un accident de travail, selon le décompte quotidien que réalise Matthieu Lépine , sur la base d’articles de presse. Parmi les victimes, certaines sont mineures (lire par ailleurs). À l’instar d’Axel, ce lycéen de 16 ans, en stage de seconde, qui a trouvé la mort le 18 juin après la chute d’une palette dans un magasin de décoration à Saint-Lô (Manche)…

« Il faut mettre fin à cette idée que la mort au travail est une fatalité et arrêter de traiter ces sujets comme de simples faits divers », explique Matthieu Lépine, auteur de l’ouvrage L’Hécatombe invisible (Éditions du Seuil). « Chaque jour, on compte deux à trois morts au travail et plus d’un million de déclarations d’accident du travail chaque année, sans compter qu’un accident sur deux n’est pas déclaré », poursuit le professeur d’histoire-géographie.

810 morts en 2023

En 2023, 810 personnes sont mortes dans un accident du travail. En 2022, notre pays comptait 4,38 décès liés aux accidents de travail pour 100 000 employés, bien plus que l’Espagne (2,8), l’Italie (2,5) et l’Allemagne (0,95), selon Eurostat. « Nous ne sommes pas plus mauvais en France qu’ailleurs, rectifie Eric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales à la CPME. C’est simplement que l’on essaye de recenser tous les décès, ce que sont loin de faire nos voisins européens. »

Les secteurs des transports et du BTP sont les plus touchés. Les trajets domicile-travail sont également propices aux accidents mortels. « On a souvent tendance à dire que ce sont les risques du métier. En réalité, non ! Dans 99 % des cas, la faute individuelle est due à un problème plus large d’organisation de l’entreprise », reprend Matthieu Lépine.

Manque de formation, absence de dispositifs de sécurité, négligences, mauvaises habitudes, course à la productivité pour plus de rentabilité, pression accrue, polyvalence à outrance… Matthieu Lépine cite aussi l’exemple de « cette entreprise où l’on a désactivé le dispositif de sécurité d’une machine pour être plus productifs. Tout le monde le sait, mais on continue à travailler dessus car ça arrange chacun, jusqu’au jour où il y a un accident ».

«On ne parviendra jamais à zéro mort»

En 2022, un plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels (PATGM) a été mis en place. « Dans le cadre de ce plan, un million d’élèves et apprentis en CFA et lycées professionnels ont été formés et sensibilisés à la santé et à la sécurité au travail, mais il faut aller encore plus loin », indiquait Pierre Ramain, directeur général du travail, en mars 2025 , rappelant aussi, selon lui, l’importance des campagnes de sensibilisation.

« Mourir au travail ne devrait pas arriver, malheureusement on ne parviendra jamais à zéro mort. Que ce soit à la maison, en entreprise, en voiture, la mort fait partie de la vie », philosophe Eric Chevée. Qui va même plus loin : « 93 % des salariés du secteur privé sont davantage en sécurité au travail que chez eux. En d’autres termes, seule 7 % de la population salariée présente un risque important au travail et fait l’objet d’un suivi annuel par la médecine du travail. »

Pour le représentant de la CPME, il est essentielle d’investir dans la prévention : « 1 euro d’investi dans la prévention, c’est 4 euros d’évités sur la réparation », compare-t-il. En 2023, 716 000 actions de prévention ont été réalisées par les 180 services de prévention et de santé au travail.

La transformation des CHSCT mise en cause

La prévention est essentielle, mais ne fait pas tout. Me Charles Culioli, avocat spécialisé en droit du travail, considère, de son côté, que le recours à la sous-traitance « plus important en France que dans d’autres pays d’Europe » explique en partie le nombre élevé d’accidents mortels du travail. « L’envie d’augmenter les marges est supérieure à la sécurité », regrette-t-il.

Pour l’avocat, la transformation en 2020 des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), organe représentatif du personnel chargé de veiller à ce que les conditions de santé et de sécurité soient respectées et appliquées, a aussi eu « un impact direct » sur le nombre de décès au travail. Avec le collectif familles stop à la mort au travail, Me Culioli travaille à l’élaboration d’une proposition de loi, visant à renforcer les sanctions à l’égard des entreprises défaillantes (lire par ailleurs).

Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail et de l’Emploi, et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, viennent de signer une instruction renforçant la politique pénale du travail en matière de répression des manquements aux obligations de santé et de sécurité.

Un manque d’inspecteurs

Le gouvernement entend renforcer le pouvoir des inspecteurs du travail. Aujourd’hui, la France compte un peu moins de 2 000 postes d’agents de contrôle, soit en moyenne un poste d’inspecteur du travail pour 11 000 salariés. C’est insuffisant pour la CGT, qui estime que plus de quatre millions de salariés sont privés de service public de l’inspection du travail. « Depuis trois ans, il y a eu un effort de recrutement très important, avec un objectif de près de 200 nouveaux inspecteurs par an, qui a permis de redresser la situation », a déclaré Astrid Panosyan-Bouvet dans une récente interview au Monde.

Pour Christelle Glemet, secrétaire nationale de la CGT travail, emploi, formation professionnelle (TEFP), syndicat majoritaire chez les inspecteurs du travail, ces 200 postes « comblent à peine les départs en retraite ».

Et cette promesse gouvernementale ne devrait pas durer : « En 2026, seulement 45 postes sont ouverts au concours. On repart sur un rythme de croisière de moins de 50 postes par an », déplore la représentante de la CGT. Sans compter les récentes annonces de François Bayrou de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur trois qui ne présagent rien de bon…

En juillet, de nombreux drames recensés

Le 2 juillet, une employée du groupe Maillard Industrie est décédée des suites d’un accident du travail sur la commune d’Autechaux (Doubs). La victime, âgée de 33 ans, travaillait sur un robot de fraisage quand ses cheveux avaient été happés par l’engin, au cours d’une manipulation.

Le 4 juillet, un stagiaire de 16 ans est mort dans une exploitation agricole à Vivy (Maine-et-Loire). Il aurait été mortellement percuté par le godet d’un engin agricole.

Le 9 juillet, un ouvrier de 35 ans a été retrouvé mort sur un chantier à Faramans (Isère). Il aurait chuté sur un seau contenant des morceaux de verre venant lui perforer la cuisse.

Le 11 juillet, un ouvrier d’une société locale de couverture est décédé à la suite d’une chute de plusieurs mètres sur la plateforme ExxonMobil, à Port-Jérôme (Seine-Maritime).

Le 15 juillet, un jeune homme de 19 ans a été enseveli par un enrobé chauffé à 200 °C à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée). Il est décédé des suites de ses blessures.

Le 16 juillet, un salarié de 25 ans de l’entreprise Knauf Fibre a été écrasé par une presse industrielle de plusieurs tonnes à La Côte, près de Lure (Haute-Saône). Son pronostic vital est engagé. Il y a deux mois un salarié de 51 ans était mort dans des conditions quasiment similaires dans la même usine.

Le 16 juillet, un homme de 58 ans est mort happé par une vis sans fin dans une scierie à Eymoutiers (Haute-Vienne).

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Education Mineurs morts sur leur lieu de travail : des syndicats veulent supprimer les stages de troisième

En stage ou en apprentissage, les jeunes, peu expérimentés, sont plus vulnérables en entreprise. Cinq jeunes, dont quatre mineurs, sont décédés sur leur lieu de travail entre le 30 avril et le 4 juillet. Trois d’entre eux étaient en stage. En 2023, 38 jeunes de moins de 25 ans sont décédés à la suite d’un accident du travail, selon le ministère du Travail. Des chiffres alarmants qui poussent la CGT Educ’action et le Snes-FSU à formuler une proposition choc : supprimer les stages d’observation en 3e et en seconde. « Les élèves doivent être à l’école et non mourir au travail », martèle le syndicat CGT Educ’action dans un communiqué.

Les choix politiques pris ces dernières années favorisent l’insertion professionnelle et l’apprentissage. Près de 550 000 lycéens ont la possibilité d’effectuer un stage en entreprise au mois de juin – lorsqu’ils parviennent à trouver une société prête à les accueillir. Quant au nombre d’apprentissages, il a bondi depuis 2017, passant de 290 000 à 854 000 en 2024.

« Main-d’œuvre bon marché »

« Ces drames le rappellent, contrairement aux préjugés libéraux, l’entreprise n’est pas un lieu de formation initiale », met en garde la CGT Educ’action. « Poussée par une logique de rentabilité, dans laquelle stagiaires et apprentis ne sont vus que comme de la main-d’œuvre bon marché, l’entreprise ne prend pas le temps de former, les cantonne aux tâches répétitives », ajoute le syndicat.

Eric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales à la CPME, ne partage pas cette analyse : « L’objectif de ces stages est de donner une culture économique à nos jeunes. Il y a des mesures de précaution à prendre, ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter l’initiative. Rapprocher les jeunes de l’entreprise afin qu’ils s’orientent mieux est indispensable ».

Travaux dangereux

Les jeunes en apprentissage sont parfois amenés à réaliser des tâches dangereuses en entreprise (travail en hauteur, manipulation de machines, exposition à des produits). Christelle Glemet, secrétaire nationale de la CGT travail, emploi, formation professionnelle (TEFP), syndicat majoritaire chez les inspecteurs du travail, plaide pour l’interdiction stricte des travaux dangereux avant 18 ans.

« Jusqu’alors les employeurs qui souhaitaient faire réaliser des travaux dangereux à leurs apprentis devaient en faire la demande à l’inspection du travail, qui à la suite d’une enquête, donnait ou non son accord. Mais depuis 2015 – au nom de la simplification – une simple déclaration envoyée à l’inspection du travail suffit », déplore Christelle Glemet.

Renforcer l’obligation de formation à la sécurité

Selon la représentante syndicale, il serait également nécessaire que les apprentis puissent bénéficier d’une initiation au droit du travail, afin qu’ils puissent notamment savoir qu’ils peuvent exercer leur droit de retrait si les conditions de sécurité ne sont pas réunies.

Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail, a annoncé, dans un entretien au journal Le Monde , travailler à renforcer l’obligation actuelle de formation à la sécurité lors de la prise de poste pour les jeunes entrant pour la première fois en milieu professionnel.

« Il faut aussi que les maîtres de stage aient l’obligation de suivre une formation en sécurité ; ce n’est pas le cas aujourd’hui », a insisté la ministre, qui propose également d’interdire les entreprises ayant été condamnées pour faute inexcusable ou pour homicide de recruter un nouvel apprenti pendant une durée déterminée.

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Société Accidents mortels au travail : Des familles en lutte pour faire reconnaître l’« employicide

« Perdre son enfant est difficile, mais dans l’indifférence générale ça l’est d’autant plus. On a l’impression de crier et que personne ne nous entend », confie Véronique Millot, des sanglots dans la voix. Le 10 mars 2021, sa vie a basculé. Ce jour-là, son fils Alban, qui installait des panneaux photovoltaïques, a fait une chute mortelle, le jour de ses 25 ans, à Lieuron (Ille-et-Vilaine). « Mon fils est passé à travers le toit. L’entreprise n’avait pas installé d’échafaudage et ce pour faire une économie de 5 000 euros », raconte la maman d’Alban, qui vit à Dole (Jura).

L’employeur a été condamné l’an dernier en appel à 36 mois de prison, dont 24 avec sursis – sa peine d’un an est à effectuer sous bracelet électronique. « Jamais je me suis dit que mon fils mourrait au travail. On était même contents qu’il vienne de trouver un emploi. Vous faites des enfants et voilà ce que le monde du travail en fait », se désole Véronique Millot.

Une proposition de loi élaborée

Aujourd’hui, elle se bat au sein du Collectif familles stop à la mort au travail, qui rassemble 200 adhérents, pour renforcer les sanctions à l’encontre des entreprises défaillantes. Pour le collectif, l’enjeu est d’abord de faire connaître leur cause au grand public. « Il y a trois fois plus d’accidents mortels au travail que de féminicides, pourtant, on n’en parle pas autant », déplore Véronique, vice-présidente de l’association, « sans pour autant nier l’importance de lutter contre les féminicides ».

Le Collectif familles stop à la mort au travail se mobilise, à l’échelle nationale et européenne, pour faire bouger les lignes. Ensemble, les membres ont travaillé à l’élaboration d’une proposition de loi.

Les familles de victimes proposent la création d’une infraction spécifique pour « employicide », sur le modèle du délit pour homicide routier, adopté début juillet par le Parlement. Parmi les autres mesures proposées, la mise en place d’une liste noire regroupant les entreprises à l’origine d’accidents mortels, comme c’est le cas pour le travail dissimulé, ou encore l’exclusion des marchés publics des entreprises avec un fort taux d’accidents ou récidivistes.

Selon Me Charles Culioli, avocat spécialisé en droit du travail qui conseille le collectif, les sanctions prononcées par les juges ne sont pas assez sévères et donc pas suffisamment dissuasives. « On compte moins d’une centaine de procès par an pour morts au travail. La plupart du temps, les amendes prononcées sont de l’ordre de 20 000 euros », souligne Me Charles Culioli

Des sanctions proportionnelles au chiffre d’affaires

D’ailleurs, il n’est pas rare que des accidents surviennent plusieurs fois au même poste au sein de la même entreprise, sans que les mesures pour y remédier ne soient prises. Pour ce faire, l’avocat propose des sanctions proportionnelles au chiffre d’affaires de l’entreprise.

Pour l’heure, les ministères du Travail et de la Justice viennent de prendre une circulaire conjointe qui enjoint d’une part les procureurs à poursuivre systématiquement les entreprises en cas d’accidents graves et mortels et, d’autre part, à utiliser au maximum le pouvoir de sanction administrative en cas de manquement au devoir de sécurité, « et même avant l’accident, pour favoriser une vraie politique de prévention dans l’entreprise ».

Cela va dans le bon sens, pour le collectif de victimes, qui aimerait toutefois voir portées par des députés ou le gouvernement ses propositions. « Ça va prendre du temps », reconnaît Véronique « Mais le temps, c’est tout ce qu’il me reste »…

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Social Accident du travail : « Chaque jour, on compte deux à trois décès

Matis avait 19 ans. Le 15 juillet, ce jeune ouvrier a perdu la vie sur un chantier en Vendée, enseveli sous du goudron chaud à 200 degrés. Le jeune homme vient allonger la sinistre liste des personnes décédées sur leur lieu de travail. Depuis le début de l’année 2025, plus de 150 personnes sont mortes à la suite d’un accident de travail, selon le décompte quotidien que réalise Matthieu Lépine , sur la base d’articles de presse. Parmi les victimes, certaines sont mineures (lire par ailleurs). À l’instar d’Axel, ce lycéen de 16 ans, en stage de seconde, qui a trouvé la mort le 18 juin après la chute d’une palette dans un magasin de décoration à Saint-Lô (Manche)…

« Il faut mettre fin à cette idée que la mort au travail est une fatalité et arrêter de traiter ces sujets comme de simples faits divers », explique Matthieu Lépine, auteur de l’ouvrage L’Hécatombe invisible (Éditions du Seuil). « Chaque jour, on compte deux à trois morts au travail et plus d’un million de déclarations d’accident du travail chaque année, sans compter qu’un accident sur deux n’est pas déclaré », poursuit le professeur d’histoire-géographie.

810 morts en 2023

En 2023, 810 personnes sont mortes dans un accident du travail. En 2022, notre pays comptait 4,38 décès liés aux accidents de travail pour 100 000 employés, bien plus que l’Espagne (2,8), l’Italie (2,5) et l’Allemagne (0,95), selon Eurostat. « Nous ne sommes pas plus mauvais en France qu’ailleurs, rectifie Eric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales à la CPME. C’est simplement que l’on essaye de recenser tous les décès, ce que sont loin de faire nos voisins européens. »

Les secteurs des transports et du BTP sont les plus touchés. Les trajets domicile-travail sont également propices aux accidents mortels. « On a souvent tendance à dire que ce sont les risques du métier. En réalité, non ! Dans 99 % des cas, la faute individuelle est due à un problème plus large d’organisation de l’entreprise », reprend Matthieu Lépine.

Manque de formation, absence de dispositifs de sécurité, négligences, mauvaises habitudes, course à la productivité pour plus de rentabilité, pression accrue, polyvalence à outrance… Matthieu Lépine cite aussi l’exemple de « cette entreprise où l’on a désactivé le dispositif de sécurité d’une machine pour être plus productifs. Tout le monde le sait, mais on continue à travailler dessus car ça arrange chacun, jusqu’au jour où il y a un accident ».

«On ne parviendra jamais à zéro mort»

En 2022, un plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels (PATGM) a été mis en place. « Dans le cadre de ce plan, un million d’élèves et apprentis en CFA et lycées professionnels ont été formés et sensibilisés à la santé et à la sécurité au travail, mais il faut aller encore plus loin », indiquait Pierre Ramain, directeur général du travail, en mars 2025 , rappelant aussi, selon lui, l’importance des campagnes de sensibilisation.

« Mourir au travail ne devrait pas arriver, malheureusement on ne parviendra jamais à zéro mort. Que ce soit à la maison, en entreprise, en voiture, la mort fait partie de la vie », philosophe Eric Chevée. Qui va même plus loin : « 93 % des salariés du secteur privé sont davantage en sécurité au travail que chez eux. En d’autres termes, seule 7 % de la population salariée présente un risque important au travail et fait l’objet d’un suivi annuel par la médecine du travail. »

Pour le représentant de la CPME, il est essentielle d’investir dans la prévention : « 1 euro d’investi dans la prévention, c’est 4 euros d’évités sur la réparation », compare-t-il. En 2023, 716 000 actions de prévention ont été réalisées par les 180 services de prévention et de santé au travail.

La transformation des CHSCT mise en cause

La prévention est essentielle, mais ne fait pas tout. Me Charles Culioli, avocat spécialisé en droit du travail, considère, de son côté, que le recours à la sous-traitance « plus important en France que dans d’autres pays d’Europe » explique en partie le nombre élevé d’accidents mortels du travail. « L’envie d’augmenter les marges est supérieure à la sécurité », regrette-t-il.

Pour l’avocat, la transformation en 2020 des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), organe représentatif du personnel chargé de veiller à ce que les conditions de santé et de sécurité soient respectées et appliquées, a aussi eu « un impact direct » sur le nombre de décès au travail. Avec le collectif familles stop à la mort au travail, Me Culioli travaille à l’élaboration d’une proposition de loi, visant à renforcer les sanctions à l’égard des entreprises défaillantes (lire par ailleurs).

Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail et de l’Emploi, et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, viennent de signer une instruction renforçant la politique pénale du travail en matière de répression des manquements aux obligations de santé et de sécurité.

Un manque d’inspecteurs

Le gouvernement entend renforcer le pouvoir des inspecteurs du travail. Aujourd’hui, la France compte un peu moins de 2 000 postes d’agents de contrôle, soit en moyenne un poste d’inspecteur du travail pour 11 000 salariés. C’est insuffisant pour la CGT, qui estime que plus de quatre millions de salariés sont privés de service public de l’inspection du travail. « Depuis trois ans, il y a eu un effort de recrutement très important, avec un objectif de près de 200 nouveaux inspecteurs par an, qui a permis de redresser la situation », a déclaré Astrid Panosyan-Bouvet dans une récente interview au Monde.

Pour Christelle Glemet, secrétaire nationale de la CGT travail, emploi, formation professionnelle (TEFP), syndicat majoritaire chez les inspecteurs du travail, ces 200 postes « comblent à peine les départs en retraite ».

Et cette promesse gouvernementale ne devrait pas durer : « En 2026, seulement 45 postes sont ouverts au concours. On repart sur un rythme de croisière de moins de 50 postes par an », déplore la représentante de la CGT. Sans compter les récentes annonces de François Bayrou de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur trois qui ne présagent rien de bon…

En juillet, de nombreux drames recensés

Le 2 juillet, une employée du groupe Maillard Industrie est décédée des suites d’un accident du travail sur la commune d’Autechaux (Doubs). La victime, âgée de 33 ans, travaillait sur un robot de fraisage quand ses cheveux avaient été happés par l’engin, au cours d’une manipulation.

Le 4 juillet, un stagiaire de 16 ans est mort dans une exploitation agricole à Vivy (Maine-et-Loire). Il aurait été mortellement percuté par le godet d’un engin agricole.

Le 9 juillet, un ouvrier de 35 ans a été retrouvé mort sur un chantier à Faramans (Isère). Il aurait chuté sur un seau contenant des morceaux de verre venant lui perforer la cuisse.

Le 11 juillet, un ouvrier d’une société locale de couverture est décédé à la suite d’une chute de plusieurs mètres sur la plateforme ExxonMobil, à Port-Jérôme (Seine-Maritime).

Le 15 juillet, un jeune homme de 19 ans a été enseveli par un enrobé chauffé à 200 °C à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée). Il est décédé des suites de ses blessures.

Le 16 juillet, un salarié de 25 ans de l’entreprise Knauf Fibre a été écrasé par une presse industrielle de plusieurs tonnes à La Côte, près de Lure (Haute-Saône). Son pronostic vital est engagé. Il y a deux mois un salarié de 51 ans était mort dans des conditions quasiment similaires dans la même usine.

Le 16 juillet, un homme de 58 ans est mort happé par une vis sans fin dans une scierie à Eymoutiers (Haute-Vienne).

accidentdutravail-idf.net vous a préparé ce post qui informe du sujet « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne ». La chronique se veut générée du mieux possible. Vous pouvez utiliser les coordonnées indiquées sur le site dans le but d’apporter des explications sur ce post qui parle du thème « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne ». Le site accidentdutravail-idf.net a pour but de fournir diverses publications sur la thématique Association Sportive Huisson-Longueville Essonne diffusées sur le net. Il y aura plusieurs articles autour du sujet « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne » dans quelques jours, nous vous invitons à naviguer sur notre site web à plusieurs reprises.

Accidents du travail : « Chaque jour, on compte deux à trois décès

Matis avait 19 ans. Le 15 juillet, ce jeune ouvrier a perdu la vie sur un chantier en Vendée, enseveli sous du goudron chaud à 200 degrés. Le jeune homme vient allonger la sinistre liste des personnes décédées sur leur lieu de travail. Depuis le début de l’année 2025, plus de 150 personnes sont mortes à la suite d’un accident de travail, selon le décompte quotidien que réalise Matthieu Lépine , sur la base d’articles de presse. Parmi les victimes, certaines sont mineures (lire par ailleurs). À l’instar d’Axel, ce lycéen de 16 ans, en stage de seconde, qui a trouvé la mort le 18 juin après la chute d’une palette dans un magasin de décoration à Saint-Lô (Manche)…

« Il faut mettre fin à cette idée que la mort au travail est une fatalité et arrêter de traiter ces sujets comme de simples faits divers », explique Matthieu Lépine, auteur de l’ouvrage L’Hécatombe invisible (Éditions du Seuil). « Chaque jour, on compte deux à trois morts au travail et plus d’un million de déclarations d’accident du travail chaque année, sans compter qu’un accident sur deux n’est pas déclaré », poursuit le professeur d’histoire-géographie.

810 morts en 2023

En 2023, 810 personnes sont mortes dans un accident du travail. En 2022, notre pays comptait 4,38 décès liés aux accidents de travail pour 100 000 employés, bien plus que l’Espagne (2,8), l’Italie (2,5) et l’Allemagne (0,95), selon Eurostat. « Nous ne sommes pas plus mauvais en France qu’ailleurs, rectifie Eric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales à la CPME. C’est simplement que l’on essaye de recenser tous les décès, ce que sont loin de faire nos voisins européens. »

Les secteurs des transports et du BTP sont les plus touchés. Les trajets domicile-travail sont également propices aux accidents mortels. « On a souvent tendance à dire que ce sont les risques du métier. En réalité, non ! Dans 99 % des cas, la faute individuelle est due à un problème plus large d’organisation de l’entreprise », reprend Matthieu Lépine.

Manque de formation, absence de dispositifs de sécurité, négligences, mauvaises habitudes, course à la productivité pour plus de rentabilité, pression accrue, polyvalence à outrance… Matthieu Lépine cite aussi l’exemple de « cette entreprise où l’on a désactivé le dispositif de sécurité d’une machine pour être plus productifs. Tout le monde le sait, mais on continue à travailler dessus car ça arrange chacun, jusqu’au jour où il y a un accident ».

«On ne parviendra jamais à zéro mort»

En 2022, un plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels (PATGM) a été mis en place. « Dans le cadre de ce plan, un million d’élèves et apprentis en CFA et lycées professionnels ont été formés et sensibilisés à la santé et à la sécurité au travail, mais il faut aller encore plus loin », indiquait Pierre Ramain, directeur général du travail, en mars 2025 , rappelant aussi, selon lui, l’importance des campagnes de sensibilisation.

« Mourir au travail ne devrait pas arriver, malheureusement on ne parviendra jamais à zéro mort. Que ce soit à la maison, en entreprise, en voiture, la mort fait partie de la vie », philosophe Eric Chevée. Qui va même plus loin : « 93 % des salariés du secteur privé sont davantage en sécurité au travail que chez eux. En d’autres termes, seule 7 % de la population salariée présente un risque important au travail et fait l’objet d’un suivi annuel par la médecine du travail. »

Pour le représentant de la CPME, il est essentielle d’investir dans la prévention : « 1 euro d’investi dans la prévention, c’est 4 euros d’évités sur la réparation », compare-t-il. En 2023, 716 000 actions de prévention ont été réalisées par les 180 services de prévention et de santé au travail.

La transformation des CHSCT mise en cause

La prévention est essentielle, mais ne fait pas tout. Me Charles Culioli, avocat spécialisé en droit du travail, considère, de son côté, que le recours à la sous-traitance « plus important en France que dans d’autres pays d’Europe » explique en partie le nombre élevé d’accidents mortels du travail. « L’envie d’augmenter les marges est supérieure à la sécurité », regrette-t-il.

Pour l’avocat, la transformation en 2020 des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), organe représentatif du personnel chargé de veiller à ce que les conditions de santé et de sécurité soient respectées et appliquées, a aussi eu « un impact direct » sur le nombre de décès au travail. Avec le collectif familles stop à la mort au travail, Me Culioli travaille à l’élaboration d’une proposition de loi, visant à renforcer les sanctions à l’égard des entreprises défaillantes (lire par ailleurs).

Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail et de l’Emploi, et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, viennent de signer une instruction renforçant la politique pénale du travail en matière de répression des manquements aux obligations de santé et de sécurité.

Un manque d’inspecteurs

Le gouvernement entend renforcer le pouvoir des inspecteurs du travail. Aujourd’hui, la France compte un peu moins de 2 000 postes d’agents de contrôle, soit en moyenne un poste d’inspecteur du travail pour 11 000 salariés. C’est insuffisant pour la CGT, qui estime que plus de quatre millions de salariés sont privés de service public de l’inspection du travail. « Depuis trois ans, il y a eu un effort de recrutement très important, avec un objectif de près de 200 nouveaux inspecteurs par an, qui a permis de redresser la situation », a déclaré Astrid Panosyan-Bouvet dans une récente interview au Monde.

Pour Christelle Glemet, secrétaire nationale de la CGT travail, emploi, formation professionnelle (TEFP), syndicat majoritaire chez les inspecteurs du travail, ces 200 postes « comblent à peine les départs en retraite ».

Et cette promesse gouvernementale ne devrait pas durer : « En 2026, seulement 45 postes sont ouverts au concours. On repart sur un rythme de croisière de moins de 50 postes par an », déplore la représentante de la CGT. Sans compter les récentes annonces de François Bayrou de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur trois qui ne présagent rien de bon…

En juillet, de nombreux drames recensés

Le 2 juillet, une employée du groupe Maillard Industrie est décédée des suites d’un accident du travail sur la commune d’Autechaux (Doubs). La victime, âgée de 33 ans, travaillait sur un robot de fraisage quand ses cheveux avaient été happés par l’engin, au cours d’une manipulation.

Le 4 juillet, un stagiaire de 16 ans est mort dans une exploitation agricole à Vivy (Maine-et-Loire). Il aurait été mortellement percuté par le godet d’un engin agricole.

Le 9 juillet, un ouvrier de 35 ans a été retrouvé mort sur un chantier à Faramans (Isère). Il aurait chuté sur un seau contenant des morceaux de verre venant lui perforer la cuisse.

Le 11 juillet, un ouvrier d’une société locale de couverture est décédé à la suite d’une chute de plusieurs mètres sur la plateforme ExxonMobil, à Port-Jérôme (Seine-Maritime).

Le 15 juillet, un jeune homme de 19 ans a été enseveli par un enrobé chauffé à 200 °C à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée). Il est décédé des suites de ses blessures.

Le 16 juillet, un salarié de 25 ans de l’entreprise Knauf Fibre a été écrasé par une presse industrielle de plusieurs tonnes à La Côte, près de Lure (Haute-Saône). Son pronostic vital est engagé. Il y a deux mois un salarié de 51 ans était mort dans des conditions quasiment similaires dans la même usine.

Le 16 juillet, un homme de 58 ans est mort happé par une vis sans fin dans une scierie à Eymoutiers (Haute-Vienne).

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Accident dramatique au travail, sortie de route, fuite après un accident… Les faits divers de la Nièvre en bref

Fuite après un accident

Un conducteur a abandonné son véhicule après en avoir percuté un autre qui était stationné à Nevers, samedi 19 juillet vers 5 heures, boulevard Pierre-de-Coubertin. Le véhicule abandonné en pleine rue a été évacué par une dépanneuse. Le propriétaire devrait être convoqué dans les prochains jours pour s’expliquer. 

Accident au travail 

Un homme qui travaillait le long du canal latéral à Loire à Luthenay-Uxeloup a perdu la vie sur son lieu de travail ce dimanche 20 juillet vers 16 heures. Victime d’une crise cardiaque, il n’a pas survécu, malgré l’intervention des pompiers qui ont tenté de le réanimer pendant plus d’une heure. 

Accident dans la nuit 

Une voiture a fait une sortie de route à Luzy dans la nuit de vendredi à samedi 19 juillet. Le conducteur n’a pas été blessé. Des dépistages sont en cours. 

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« Quelle famille peut supporter ça » ? Le témoignage de la mère de Matis, ouvrier de 19 ans, mort enseveli sous du goudron

  • Matis Dugast, ouvrier de 19 ans, est mort mardi dans un dramatique accident du travail à Sainte-Flaive-des-Loups (Vendée).
  • Le jeune homme a été enseveli dans du goudron brûlant.
  • Alors qu’une enquête a été ouverte, sa mère a accepté de témoigner auprès de TF1info.

Le terrible accident du travail s’est produit ce mardi 15 juillet à Sainte-Flaive-des-Loups, en Vendée. Matis Dugast, jeune ouvrier de 19 ans, a perdu la vie alors qu’il se trouvait sur un chantier pour refaire une route de cette commune de Vendée, en présence de ses collègues. 

Une enquête a été ouverte par le parquet de La Roche-sur-Yon. Selon les premiers éléments, le jeune ouvrier a été enseveli dans du goudron à 200°C déversé par erreur depuis une benne. Hospitalisé, il n’a pas survécu à ses blessures. Quatre jours après le drame, sa mère, Murielle Dugast Mas, a accepté de témoigner auprès de TF1info. 

Brouetteur depuis sept mois, le jeune homme de 19 ans avait quitté ce jour-là son domicile avec son père, lui aussi ouvrier, vers 5h50 du matin. Quelques heures plus tard, le drame s’abat sur la famille. « On nous a téléphoné en milieu de journée pour nous dire que Matis avait eu un accident de travail et qu’il avait été héliporté dans un état très, très grave à l’hôpital à Nantes », raconte Murielle Dugast Mas. « Et qu’il fallait venir le plus vite possible pour lui dire au revoir. Ce que nous avons fait avec mes filles, mon mari et mes gendres. Quand on est arrivé, le chirurgien nous a dit tout de suite : ‘C’est un grand brûlé à 100%’. » À 18h16, le médecin constate le décès du jeune ouvrier.

« Comment surmonter un tel drame ? »

Qu’est-il arrivé au jeune garçon ce 15 juillet au matin ? L’enquête ouverte par le parquet de La Roche-sur-Yon devrait permettre de le savoir précisément. Mais d’ores et déjà, des éléments sont connus des collègues et de la famille de Matis Dugast, des enquêteurs et de la justice. 

« Mon fils a été enseveli dans du goudron à 200°C après que le contenu de la benne s’est renversé sur lui. Il a fini par être dégagé par plusieurs personnes », témoigne la maman de Matis. Des collègues et des riverains ont en effet tenté de sauver le jeune ouvrier. À l’aide de pelles, ils ont creusé pour sortir le jeune garçon enseveli du sol brûlant. « Si son père avait été sur les lieux de l’accident avec lui, il aurait plongé dans le goudron pour sauver son fils », ajoute-t-elle. 

À l’arrivée des secours, « on ne sait pas si, à cet instant, il était encore en vie ou pas », reprend Murielle Dugast Mas. « Sans doute qu’il devait présenter des signes vitaux puisqu’ils l’ont emmené à l’hôpital. Mais au final, le résultat est le même, mon petit dernier est mort. Quelle mère, quelle famille peut supporter ça ? Comment surmonter un tel drame ? », interroge la mère de famille endeuillée. 

Les collègues du jeune ouvrier comme les témoins du drame sont bouleversés. « Certains n’arrivent plus à aller travailler tellement ils sont effondrés », confie Murielle Dugast Mas.

Lire aussi

Pourquoi y a-t-il autant d’accidents du travail en France ?

« Nous voulons savoir »

Ce samedi, la famille de Matis n’avait pas encore récupéré son corps. « Une autopsie va être pratiquée, mais nous ne savons pas quand. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons organiser les obsèques de notre enfant. Maintenant, nous voulons savoir ce qu’il s’est passé exactement et pourquoi cela n’a pu être évité, même si cela ne nous rendra pas notre enfant », martèle la mère de famille. 

Celle-ci veut aussi créer une association qui portera le nom de son fils pour que ce type d’accident du travail ne se reproduise plus, notamment en améliorant les engins que manœuvrent les ouvriers et en imposant des systèmes d’alerte. Une cagnotte a été lancée (nouvelle fenêtre) jeudi pour financer les obsèques du jeune garçon et pour financer la création de cette association. 

Contactée par notre rédaction ce samedi, la procureure de la République de La Roche-sur-Yon n’avait pas répondu à notre demande en milieu d’après-midi. En France, ce sont près de 1.000 personnes qui meurent chaque année au travail. 

Aurélie SARROT

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Haute-Saône Accident du travail chez Knauf Fibre à La Côte : le salarié n’est plus entre la vie et la mort

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« Notre héros, notre guerrier »: après la mort de son fils enseveli sous de l’enrobé, la mère de Matis sort du silence

Son fils de 19 ans est mort enseveli sous de l’enrobé chauffé à 200 °C ce mardi 15 juillet. La mère de Matis est sortie du silence, mettant en lumière un « héros » et un « jeune homme plein de vie ».

Ce mardi 15 juillet à Sainte-Flaive-des-Loups, en Vendée, son fils Matis, un ouvrier de 19 ans, est mort après un accident du travail. Il avait été enseveli sous de l’enrobé chauffé à 200 °C. Un second homme, qui a tenté de lui venir en aide, avait également été transporté à l’hôpital.

Quelques jours après le drame, sa mère Murielle est sortie du silence à nos confrères d’Ouest France et Actu.fr.

« C’était un streamer, il aimait être en live avec ses potes »

Il avait trois sœurs, Justine, Océane, Clarisse et était le dernier enfant de la famille. Né en 2006 à Charleville-Mézières, il avait emménagé avec sa famille en Vendée. « Il disait régulièrement qu’il n’était pas Ardennais, mais Vendéen  », témoigne sa mère à Actu.fr

Il avait commencé depuis janvier 2025 un boulot de brouetteur sur un chantier afin de mettre de l’argent de côté pour un projet : « se lancer dans le streaming ». « C’était un streamer, il aimait être en live avec ses potes, faire des trucs de jeunes quoi », déclare sa mère.

« Notre héros, notre guerrier »

« Il aimait faire rire les gens mais c’était aussi quelqu’un d’honnête et franc. Quand il avait quelque chose à dire, il le disait », raconte sa maman.

« On a dormi deux heures depuis 72 heures. C’est terrible, irréel, inconcevable… Mathis est notre héros, notre guerrier », raconte-t-elle à nos confrères de Ouest-France avant de rappeler qu’une enquête est en cours.

Sa maman annonce également vouloir fonder une association qui « portera le nom de mon fils et aura vocation à prévenir des risques au travail ». « On ne veut plus qu’il y ait des horreurs pareilles. On veut qu’il continue à vivre à travers nous et cette association », ajoute la mère de famille.

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