Drame dans une usine d’eau Cristaline du Vaucluse : un homme meurt écrasé par un chariot élévateur

Un accident du travail a coûté la vie à un chauffeur routier de 45 ans, ce mardi 23 juin à Cairanne. Percuté par un chariot élévateur sur le site de Cristaline, il est décédé sur place. Une enquête est en cours.

Le drame s’est produit aux alentours de 6 heures du matin au sein de l’entreprise Cristaline, où la victime a été mortellement percutée par un chariot élévateur. D’après les informations rapportées par ICI Vaucluse, ce chauffeur routier, qui ne faisait pas partie de la société, a succombé à ses blessures sur place malgré l’intervention des secours.

Les circonstances du drame

Il se trouvait à pied dans la « zone des chariots ». Au même moment, un employé de l’usine était en train de conduire un chariot élévateur. Selon les indications des gendarmes, la victime a été percutée au niveau des jambes avant de se faire rouler dessus par la machine.

Une enquête a été ouverte

Les pompiers du Vaucluse et les équipes médicales du SMUR ont été appelés sur place aux alentours de 6 heures ce mardi matin. Malgré toutes les tentatives de réanimation, le décès de l’homme de 45 ans a été déclaré directement sur les lieux de l’accident, à Cairanne.

D’après nos confrères, une enquête a immédiatement été ouverte. L’inspection du travail a également été sollicitée pour étudier précisément cet « accident du travail » mortel.

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Accident du travail : un homme de 45 ans meurt écrasé par un chariot élévateur dans une usine d’eau Cristaline

l’essentiel La victime est morte ce mardi 23 juin après s’être fait rouler dessus par un chariot élévateur dans une usine d’eau Cristaline à Cairanne, dans le Vaucluse.

Un chauffeur routier âgé de 45 ans est mort ce mardi 23 juin après avoir été écrasé par un chariot élévateur dans une usine d’eau Cristalline à Cairanne dans le Vaucluse, rapporte ICI Vaucluse. Malgré sa prise en charge par une équipe du SMUR et des pompiers aux alentours de 6 h du matin, l’homme a succombé à ses blessures.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme n’était pas salarié de l’entreprise. Il se trouvait dans la zone des chariots lorsqu’un employé qui était en train de manipuler l’un de ces chariots élévateurs a percuté le chauffeur routier au niveau des jambes, indiquent les gendarmes. Une enquête menée par la communauté de brigades d’Orange du Vaucluse a été ouverte. L’inspection du travail a également été sollicitée.

À lire aussi : Accident du travail : à 17 ans, il se coince le bras sous un engin de levage lors d’une manœuvre de manutention près de Tarbes

764 décès en 2024 

En 2024, 764 décès ont été reconnus comme des accidents du travail. Au mois de mai, c’est un ouvrier de 19 ans qui a perdu la vie après avoir fait un malaise alors qu’il travaillait sur un toit. Deux jours après, c’est un élève de 15 ans qui est décédé après s’être blessé accidentellement au cou avec une tronçonneuse alors qu’il était chargé de couper du bois avec l’engin. En avril 2024, un adolescent de 15 ans est décédé lors d’un stage dans une entreprise de BTP après avoir été percuté par un engin de chantier à Bagnols-sur-Cèze dans le Gard.

Après cet accident, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait annoncé la présence dans le plan Santé au travail 2026-2030 de mesures centrées sur les jeunes, comme un renforcement des modules santé et sécurité et des interventions des préventeurs de l’inspection du travail dans les lycées professionnels, ou la création de « signes distinctifs » (comme un « A » sur le casque) pour identifier les primo-accédants (apprentis, intérimaires) en situation de travail.

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Un chauffeur routier meurt écrasé par un chariot élévateur à Cairanne dans le Vaucluse

Un homme est mort, un autre est en état de choc. Un triste accident du travail a coûté la vie à un homme de 44 ans, ce mardi 23 juin 2026, à Cairanne. Au cœur du pôle n° 2 de la source Cristaline, à Cairanne, les circonstances du drame restent à être éclaircies par les gendarmes enquêteurs d’Orange, avec les militaires de Sainte-Cécile et l’Inspection du travail.

Homicide involontaire

Au petit matin, malgré l’intervention rapide des pompiers et du Smur, le transporteur n’a pas pu être réanimé. Selon nos informations, le chauffeur routier, originaire de Vaucluse, s’est retrouvé dans la zone des chariots élévateurs. L’un d’eux, qui manipulait des palettes de bouteilles d’eau n’aurait pas vu l’homme venu charger ou décharger son camion, l’écrasant sur sa route. Le chariot était-il à sa place ? La victime était-elle au mauvais endroit ? Des imprudences ont-elles été commises ?

Les caméras de l’entreprise devraient précieusement aider les enquêteurs à faire avancer l’enquête ouverte pour homicide involontaire. Une autopsie sera réalisée sur la victime dans les jours à venir. Le conducteur de l’engin devrait être prochainement entendu. La cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) n’a pas été ouverte par les secouristes.

Déjà plusieurs accidents du travail mortels

La veille, c’est un employé d’une entreprise industrielle de Valréas qui a failli avoir son bras sectionné dans une machine. « Il a été sérieusement entaillé« , confient les gendarmes, qui réalisent systématiquement des dépistages d’alcool et de stupéfiants.

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Accident du travail : au-delà de ce délai, vos indemnités journalières seront coupées net

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Publié par Mathieu le 22 Juin 2026 à 13:50

Jusqu’ici, un salarié victime d’un accident du travail pouvait percevoir ses indemnités journalières sans limite de temps. C’est terminé. Un décret publié au Journal officiel les 13 et 14 juin 2026 instaure pour la première fois un plafond. Et la date d’application approche plus vite qu’on ne le croit.

Noyée derrière une autre mesure qui fait déjà couler beaucoup d’encre — la limitation des arrêts maladie à un mois dès septembre 2026 —, cette réforme concerne pourtant des centaines de milliers de travailleurs. Voici ce qu’il faut comprendre avant qu’elle n’entre en vigueur.

Trois décrets, une seule logique : réduire la facture

Le gouvernement ne s’en cache plus. Dans sa quête d’économies sur les dépenses de remboursement de la Sécu, il a publié trois décrets le 12 juin 2026. Chacun cible un aspect différent des arrêts de travail, mais tous convergent vers le même objectif : dépenser moins.

Salarié inquiet tenant des documents administratifs dans une salle d'attente

La mesure la plus médiatisée concerne la durée de prescription. Les médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes ne pourront plus délivrer un arrêt initial supérieur à 31 jours. Les prolongations, elles, sont plafonnées à 62 jours. Cette règle s’appliquera dès le 1er septembre 2026.

Mais c’est la deuxième mesure, bien plus discrète, qui risque de frapper le plus fort. Elle ne touche pas l’arrêt maladie classique. Elle vise un régime jusqu’ici protégé : celui des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Et contrairement à la limitation de prescription, celle-ci ne cible pas les médecins. Elle s’applique directement aux salariés qui perçoivent des indemnités journalières.

Un compteur qui tourne : 4 ans, pas un jour de plus

Jusqu’à présent, quand un salarié était victime d’un accident du travail ou reconnu en maladie professionnelle, ses indemnités journalières couraient aussi longtemps que nécessaire. Le versement ne s’arrêtait qu’à la guérison complète ou à la stabilisation de ses lésions — ce qu’on appelle la « consolidation » en langage médical.

Calendrier marquant la limite de quatre ans d'indemnisation

Cette consolidation ouvrait ensuite le droit à une rente d’incapacité permanente. Le système avait une logique simple : on indemnise tant que la personne n’est pas rétablie, puis on bascule vers un autre dispositif si les séquelles persistent.

Le décret change radicalement la donne. À partir du 1er janvier 2027, un salarié ne pourra plus percevoir d’indemnités journalières au titre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle au-delà de 4 ans. Quatre ans d’indemnisation, puis le robinet se ferme.

C’est une rupture nette. Aucune limitation de ce type n’existait dans le droit français pour ce régime spécifique. Le gouvernement instaure donc un plafond là où il n’y en avait jamais eu, alignant progressivement la logique sur celle de l’arrêt maladie classique — qui, lui, est déjà plafonné à 3 ans.

La coupure au bout de 4 ans n’est pas irréversible. Le décret prévoit un mécanisme de « remise à zéro ». Pour en bénéficier, le salarié doit reprendre une activité professionnelle pendant au moins 12 mois consécutifs.

Une fois cette année de travail effectuée, le compteur repart de zéro. Si un nouvel accident du travail survient ou si une nouvelle maladie professionnelle est reconnue, le salarié peut à nouveau prétendre à 4 années d’indemnisation.

En revanche, si la reprise du travail n’a pas lieu — ou dure moins de 12 mois — le salarié perd tout droit aux indemnités journalières pour ce motif. Le texte est clair sur ce point : pas de reprise effective, pas de réouverture de droits.

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Mais que se passe-t-il concrètement pour ceux dont l’état de santé ne permet tout simplement pas de retravailler ?

Quand la reprise est impossible : le basculement vers la rente

Le décret a prévu ce cas de figure. Quand le salarié ne peut physiquement pas reprendre le travail après 4 ans d’indemnisation, son régime change. Il bascule vers le versement d’une rente d’incapacité permanente ou d’une indemnité calculée selon la gravité de ses séquelles.

Personne blessée lisant un courrier officiel à domicile

Problème : une rente d’incapacité permanente n’est pas calculée de la même manière que des indemnités journalières. Les indemnités représentent un pourcentage du salaire brut — 60 % les 28 premiers jours, puis 80 % ensuite. La rente, elle, dépend du taux d’incapacité fixé par le médecin-conseil de la Sécurité sociale.

Pour les salariés en arrêt de longue durée depuis plusieurs années, la transition forcée vers la rente pourrait donc signifier une baisse de revenus. Des cas qui relevaient du maintien d’indemnités jusqu’à guérison devront désormais être « consolidés » plus tôt — même si l’état de santé n’a pas réellement évolué.

C’est précisément ce point qui inquiète les syndicats et les associations de victimes du travail. Le budget de la Sécu y gagnera, mais le salarié accidenté pourrait y perdre.

La visite médicale de reprise aussi dans le viseur

Le même décret s’attaque à un autre pilier du retour au travail après un arrêt : la visite médicale de reprise. Jusqu’ici, elle était systématiquement obligatoire après un arrêt lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.

Le texte introduit trois conditions cumulatives qui permettent désormais de la supprimer. Si les trois sont réunies simultanément, l’employeur n’a plus l’obligation d’organiser cette visite avant le retour du salarié à son poste.

En revanche, dès qu’une seule de ces trois conditions fait défaut, la visite médicale reste obligatoire. Le décret ne précise pas encore dans le détail les modalités d’application de cette mesure, ce qui laisse planer un flou que les contrôles renforcés prévus en 2026 pourraient venir combler.

Ce qui change concrètement pour les salariés

Récapitulons. À partir du 1er septembre 2026, les arrêts maladie initiaux ne pourront plus dépasser 31 jours, avec des prolongations plafonnées à 62 jours. Ça, c’est côté médecin.

Côté salarié, à partir du 1er janvier 2027, les indemnités journalières pour accident du travail ou maladie professionnelle seront limitées à 4 ans. Passé ce délai, soit le salarié retravaille un an et remet les compteurs à zéro, soit il bascule vers une rente — souvent moins avantageuse.

Des milliers de salariés actuellement en arrêt de longue durée pour accident du travail sont potentiellement concernés. Ceux qui dépassent déjà les 4 ans d’indemnisation au 1er janvier 2027 devront probablement voir leur situation réévaluée. Le texte ne précise pas de clause de transition pour eux — un point qui promet des batailles juridiques.

Si vous êtes dans cette situation, ou si un proche l’est, le compte à rebours a commencé. Il reste six mois pour anticiper. Six mois pour comprendre dans quelle case le nouveau système vous placera — et si la rente compensera réellement ce que les indemnités journalières couvraient jusqu’ici.

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Fin des arrêts maladie : vous ne toucherez plus d’indemnités journalières après un accident de travail passé ce délai

Fin des arrêts maladie : vous ne toucherez plus d'indemnités journalières après un accident de travail passé ce délai Un décret publié au Journal officiel fixe une durée maximale de service des indemnités journalières de l’Assurance Maladie en cas d’arrêt lié à un accident de travail ou à une maladie professionnelle.

C’est une mesure qui passe un peu inaperçue. Dans sa quête de réduction des dépenses, le gouvernement multiplie les mesures en matière d’arrêt maladie. Trois décrets du 12 juin 2026, publiés aux Journaux officiels des 13 et 14 juin 2026, en font la liste. L’annonce phare est la limitation de la durée des arrêts de travail à 31 jours pour un arrêt de travail initial et 62 jours pour une prolongation de l’arrêt maladie. Cette règle vise les médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes.

Mais derrière cette nouveauté qui sera applicable au 1er septembre 2026, une autre mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Il s’agit de l’instauration d’une durée maximale des indemnités journalières après un accident de travail ou en cas de maladie professionnelle. Concrètement, les indemnités issues de ce cas précis obéissent à un régime juridique légèrement différent de l’arrêt maladie classique.

D’après le décret, un salarié qui serait victime d’une maladie professionnelle ou d’un accident de travail verra ses indemnités journalières coupées après 4 ans d’indemnisation. Toutefois, cette coupure est loin d’être définitive. Le salarié doit reprendre le travail pendant une durée d’un an minimum pour remettre son compteur à zéro.

Une fois qu’il a retravaillé pendant ces douze mois, le salarié peut de nouveau prétendre à 4 ans d’indemnisation en cas de nouvel accident de travail ou maladie professionnelle. En revanche s’il ne reprend pas une activité pendant cette durée minimale, il ne pourra pas espérer percevoir des indemnités journalières pour ce motif. Si l’état de santé du salarié ne permet pas une reprise du travail, son régime évoluera vers le versement d’une rente ou d’une indemnité calculée selon ses séquelles.

C’est une nouvelle mesure restrictive car jusqu’à présent aucune limitation de la durée d’indemnisation n’était en vigueur. Le versement durait jusqu’à la guérison complète du salarié ou au contraire lorsque ses lésions étaient stabilisées, ce qui ouvrait alors le droit à rente d’incapacité permanente. Avec ce délai de 4 ans, les arrêtés de longue date devront potentiellement basculer vers la rente plus tôt selon leur état de santé.

L’ultime mesure de ce décret concerne les conditions de la visite médicale de reprise après un arrêt maladie. Trois conditions cumulatives permettent de la supprimer.

  • Une visite de pré-reprise a déjà eu lieu dans les 30 jours avant la reprise du travail.
  • Aucun aménagement du poste n’est requis par le médecin du travail
  • Ni le médecin du travail, ni l’employeur, ni le salarié ne réclament de visite de reprise.

Si toutes ces conditions sont réunies la visite médicale n’est plus obligatoire. En revanche, il faudra la faire si l’une des 3 conditions est manquante.   

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L’inspecteur du travail bâclait ses enquêtes y compris sur un accident mortel, jetant le discrédit sur son institution

Le tribunal administratif d’Orléans a confirmé le licenciement « pour insuffisance professionnelle » d’un inspecteur du travail du service de renseignement en droit du travail du Loir-et-Cher, à Blois, à qui il était reproché d’avoir mené plusieurs enquêtes de manière trop peu approfondie.

Dans sa décision du 4 janvier 2024, le ministre du Travail Olivier Dussopt lui reprochait des « manquements aux principes de diligence normale, de discernement, d’impartialité et de neutralité attendus d’un inspecteur du travail et aux obligations d’information auprès des services d’enquêtes et des usagers, de discrétion professionnelle et de confidentialité des plaintes auxquelles sont également tenus les inspecteurs du travail ».

Enquêtes bâclées, victimes malmenées… le licenciement de l’inspecteur du travail confirmé

« La pratique professionnelle » de cet inspecteur titularisé depuis avril 2010 « entraine des difficultés de fonctionnement et d’organisation du service de l’unité de contrôle dont il relève », ajoutait encore le ministère du Travail.

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Elle porte « atteinte à la légitimité et à la crédibilité de l’inspection du travail à l’égard des autres institutions » et entraîne « une perte de confiance des usagers du service public de l’inspection du travail ».

Dans son rapport, le ministère pointait au total « une quinzaine de situations qui illustrent (…) l’insuffisance professionnelle de M. XXX ».

Le salarié tué  par un chariot élévateur manié par un autre avait fait preuve d’inattention selon l’inspecteur

En janvier 2015, il était par exemple intervenu « à la suite d’un accident du travail mortel ayant touché un employé écrasé par un chariot élévateur manœuvré par un autre salarié ». Il avait alors estimé « que l’accident était imputable principalement à l’inattention de la victime » et n’avait pas saisi « l’autorité judiciaire »…

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Pourtant, deux autres agents avaient ensuite conclu « à des manquements de l’employeur tenant à l’absence, de rétroviseurs, d’un plan de circulation, et au fait que l’employeur ne pouvait ignorer l’existence d’un risque important d’écrasement dans la zone de chargement ».

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Le gérant de la société avait d’ailleurs été condamné en avril 2022 par la cour d’appel d’Orléans « à trois mois de prison avec sursis et (…) 5.000 € d’amende ».

« Ces éléments démontrent que l’enquête de M. XXX n’a pas été menée de manière approfondie », avait estimé le ministère qui l’employait.

Il ne reste que 25 minutes sur les lieux d’un accident et ne saisit pas la justice

En janvier 2020, l’inspecteur était intervenu « dans le cadre d’un accident du travail ayant touché un jeune salarié de 18 ans en contrat à durée déterminée (CDD) de quinze jours durant les congés de Noël « dont l’auriculaire droit a été presque intégralement arraché par une perceuse à colonne qui a happé sa main droite ».

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Il avait alors mené une « enquête très peu approfondie » en restant « seulement 25 minutes sur place » et n’avait pas « demandé la production d’éléments essentiels à l’enquête ». Selon son administration, il avait « manqué de discernement en s’abstenant de saisir l’autorité judiciaire » dans ce dossier.

La gendarmerie l’alerte sur la dangerosité d’un chantier, il estime qu’il n’y a pas de danger : un blessé

Dans d’autres dossiers d’accidents de chantier, il avait « retenu la responsabilité » d’un salarié victime d’une « chute en hauteur » alors que « des manquements aux règles de sécurité sur le chantier » étaient clairement établis.

En avril 2019, il avait été alerté par la gendarmerie d’une « situation (…) potentiellement à risque sur un chantier de couverture » mais avait estimé qu’ »il n’existait pas de danger grave et imminent de chute qui justifierait un arrêt immédiat des travaux ».

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Des clichés permettaient pourtant « de constater que les garde-corps étaient en bois de faible section et mal ou pas fixés » et que « le filet était mal fixé et ne protègerait pas efficacement en cas de chute ».

Il trahi son obligation de discrétion professionnelle

En juin 2023, l’inspecteur avait accablé un employé victime d’une « fracture du crâne » après une « chute d’échelle » alors que son employeur avait commis un « manquement flagrant »…

Dans un dossier « à propos d’une salariée dont la question de l’inaptitude était contestée au conseil des prud’hommes », il avait conclu que « cette dernière souffrait incontestablement de troubles psychiatriques, et présentait par conséquent des risques pour elle-même, pour ses collègues et les résidents » alors qu’il ne « disposait d‘aucune expertise médicale » et est tenu à un « principe de discrétion professionnelle ».

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Il avait encore indiqué qu’une autre salariée victime de harcèlement se plaignait de « chamailleries de cour d’école » pour « quitter l’entreprise avec des indemnités ». Il avait encore « oublié » de relever que « deux employés » d’un chantier « étaient en situation de travail illégal »…

Il conteste son licenciement auprès du tribunal administratif

Considérant que cette décision était une « sanction déguisée » et qu’elle était « disproportionnée », l’homme avait donc saisi le tribunal administratif d’Orléans pour la faire casser : il réclamait sa « réintégration dans le corps des inspecteurs du travail ».

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« Compte tenu de son ancienneté dans le corps, les différentes situations qui lui sont reprochées ne représentent qu’une faible proportion au regard de l’ensemble des interventions effectuées entre 2017 et 2023 et (…) la qualité de ses évaluations professionnelles reflète son aptitude professionnelle », se défendait-il. Il faisait aussi valoir le « principe de libre décision de l’inspecteur du travail » ou encore ses « impératifs d’emploi du temps » l’empêchant de se rendre sur place.

Des rappels réguliers de ses différents manquements

Pourtant, « des comptes-rendus d’entretien professionnels (et) de nombreuses appréciations concernant sa valeur professionnelle ont été évaluées comme moyennes ou insuffisantes », rappelle le tribunal administratif d’Orléans dans un jugement du 29 janvier 2026 qui vient d’être rendu public. Son « manque de suivi des formations » ou de « prise d’appui auprès de collègues ou de son responsable » avaient pourtant déjà été pointé du doigt.

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Une précédente synthèse avait d’ailleurs noté que « l’attitude professionnelle de [l’inspecteur, ndlr] ne lui permet pas d’aller au fond des choses, que ce rappel s’inscrit malheureusement dans le temps et que des rappels réguliers sur des points fondamentaux doivent l’inciter à s’interroger sur sa place au sein du corps de contrôle qu’est l’inspection du travail ».

Une sanction justifiée estiment les juges

Au final, le ministre n’a pas commis d’erreur d’appréciation en licenciant M. XXX pour insuffisance professionnelle » et la décision n’est entachée d’aucune « disproportion », en déduit le tribunal.

Et ce d’autant que l’ensemble des « faits » qui lui étaient reprochés sont « aussi à même de caractériser une insuffisance professionnelle pouvant entrainer un licenciement ».

Avec MJ et CB (PressPepper)

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Déclaration d’accident du travail : les codes de nationalité évoluent

Depuis fin mai 2026 une mise à jour technique modifie les codes de nationalité utilisés sur Net-entreprises pour les déclarations d’accidents du travail et de trajet. Si ce changement est sans incidence sur les droits des salariés, il mérite néanmoins d’être connu pour éviter certains rejets de déclaration. 

La déclaration d’accident du travail : rappels

En cas d’accident de travail ou de trajet, l’employeur doit effectuer une déclaration auprès de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) dont dépend le salarié. Cette formalité peut être réalisée de deux façons : 

  • en ligne via la plateforme Net-entreprises, ce qui constitue aujourd’hui le mode de déclaration privilégié ; 
  • au moyen d’un imprimé CERFA à adresser à la CPAM dont relève le salarié, par lettre recommandée avec avis de réception. 

La déclaration d’accident du travail doit être transmise à la CPAM dans un délai de 48 heures à compter du moment où l’employeur à connaissance de l’accident, hors dimanches et jours fériés. 

Il lui sera possible d’émettre des réserves motivées sur l’origine professionnelle de l’accident au moment de la déclaration, ou dans un délai de 10 jours francs à compter de la date à laquelle il a effectué la déclaration. 

De nouveaux codes de nationalité à utiliser dans la déclaration d’accident du travail

Depuis le 27 mai 2026, Net-entreprises a modifié les codes de nationalité utilisés dans la déclaration d’accident du travail ou de trajet. Ce changement répond uniquement à un objectif de statistique et n’a aucune incidence sur les droits des salariés ni sur le traitement de leur dossier par l’assurance maladie. 

Les codes nationalité de la déclaration d’accidents du travail étaient, avant la modification, les suivants : 

  • 1 : nationalité non précisée 
  • 2 : nationalité française 
  • 3 : nationalité pour les autres pays étrangers
  • 5 : nationalité de l’Union européenne.

Désormais, les codes sont les suivants : 

  • 0 : nationalité non renseignée ;
  • 1 : nationalité française ; 
  • 2 : ressortissant d’un Etat de l’Espace économique européen (EEE) ou de la Suisse ; 
  • 3 : autre nationalité. 

Notez le

Pour les déclarations déjà transmises, aucune démarche n’est nécessaire. En revanche, les employeurs ayant rencontré un message d’erreur ou un rejet depuis cette modification doivent mettre à jour leur paramétrage et renvoyer la déclaration concernée. En attendant, ils peuvent recourir au formulaire papier CERFA afin de respecter les délais réglementaires. 

Afin de gérer efficacement les formalités liées aux accidents du travail et d’éviter les erreurs de déclaration au quotidien, les Editions Tissot vous proposent de vous appuyer sur la solution pratique “Santé sécurité au travail ACTIV”

Dina Sarioui

Juriste en droit social et rédactrice au sein des Editions Tissot

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Accident du travail et maladie professionnelle : la durée de versement des indemnités journalières bientôt limitée

Les indemnités journalières versées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ne pourront plus être versées sans limite de durée pour un même sinistre. Un décret pris en application de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 fixe une durée maximale d’indemnisation, tout en prévoyant des exceptions. 

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Accueil Faits-divers – Justice Une entreprise cherche à se désolidariser de son collaborateur victime d’un accident …

Conclusions arrivées le matin même de l’audience, balles renvoyées de droite à gauche, procédures mises en cause… Des manœuvres de défense bien rodées face à une victime ayant subi de graves séquelles irréversibles. Le schéma est toujours le même dans les procès relatifs aux accidents du travail. Comme ce jeudi 11 juin, où une entreprise haut-saônoise située dans le nord du département, ainsi que son chef de maintenance, comparaissaient devant le tribunal judiciaire de Vesoul pour « manquement aux règles de sécurité » et « blessures involontaires ». Sa directrice était également jugée, à la fois en tant que représentante légale de la société et à titre personnel, pour les premiers faits.

Nous sommes le 2 mai 2022, vers 10 heures. Il fait beau. Une…

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Grave accident du travail pour un employé de cette entreprise très connue d’Aurillac

Un accident du travail a eu lieu ce mardi 16 juin 2026 au niveau d’Europe Service à Aurillac, selon les premières constatations.

Les pompiers ont été appelés vers 16 h 15 pour secourir un employé de la société, âgé d’une trentaine d’années.

À lire aussi

Héliporté à Clermont-Ferrand

Gravement blessé, il a été héliporté immédiatement au CHU de Clermont-Ferrand.

Des policiers étaient également présents pour sécuriser les lieux.

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