Voici l’essentiel d’un post que je viens de identifier sur les derniers tweets publiés. Le propos va parfaitement vous intéresser.
Présenté sous la signature «Arnaud de Morgny», le compte twitter qui le publie est connu de tous avec le pseudonyme @arnaud2m.
Pour être complet revoilà son profil:Coordonnateur IDF et membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, Paris 19è. ne pas consentir à la servitude
Revoilà également le lien sur sa page: https://twitter.com/intent/user?user_id=3005302761
Sachez que la date et l’heure de mise en ligne est 2022-04-20 14:03:21.
Cet homme est abandonné par tous les pays qui ont bénéficié de son immense travail. C’est un scandale! Par ailleurs, les peines encourrues aux États-unis sont l’équivalent d’une condamnation à mort en prison et c’est insupportable! soutien à #Assange https://t.co/D0fJCFzuDY
Au moment où je vous donne l’information, ce tweet a récolté 1 likes et a été retwetté 1 fois.
Lien sur le tweet:https://twitter.com/emmanuelmaurel/status/1516729607516561408
Un fois de plus, ce blog va porter à votre connaissance un post qui a été repéré sur les derniers tweets publiés.
Présenté sous le nom «φ Gilet Jaune Insoumis», l’abonné twitter est connu de tous avec le pseudonyme @RevoltePopulair.
Pour rappel revoilà sa description:#NousSommesPour. Gilet Jaune de gauche. Pro-Melenchon. Soutien aux civils de guerre qui eux n’ont rien demander.
Voilà également le lien sur sa page: https://twitter.com/intent/user?user_id=1459879248248848390
Quand on a voulu voir les os des personnes on a inventé les rayon X, pour voir les bébés on a inventé les ultrasons, pour voir les cerveaux on a inventé les IRM. Mais il y a un truc que je comprend pas, pourquoi pour voir la prostate on te met des doigts dans le c** 😂
Ce tweet a recueilli 6 likes et a été retwetté 0 fois, à la date où je vous transfère l’info.
Voir le tweet:https://twitter.com/RevoltePopulair/statuses/1507472791792140288
Ce objet vous a intéressé vous apprécierez pareillement ces livres:
Pierre Beaudet, décédé il y a une semaine, a laissé un riche héritage d’ouvrages publiés, livres et articles, qui demeureront une ressource précieuse pour les générations actuelles et futures de socialistes au Québec, au Canada et à l’étranger. Je ne peux pas tous les répertorier, mais je souhaite attirer l’attention sur certains documents d’une importance particulière pour les militants d’aujourd’hui.
Malheureusement, peu d’écrits de Pierre sont disponibles en anglais. Cependant, je commencerai par ceux qui sont facilement disponibles en ligne. La plupart sont des traductions des textes originaux de Pierre en français, bien qu’il en ait rédigé quelques-uns en anglais, qu’il parlait couramment. Un exemple : « In Search of the ‘Modern Prince’: The New Québec Rebellion », dans Socialist Register, 2017.[1]
Ses articles sur des questions d’actualité ont paru abondamment dans un certain nombre de publications en ligne canadiennes-anglaises. Quelques exemples:
Projet socialiste:
Dimension canadienne:
La vie à gauche:
Il publie abondamment en français. Le journal québécois en ligne Presse-toi à gauche rapporte que Pierre, qui a fourni ces dernières années une chronique hebdomadaire, est l’auteur de 579 de ses articles.
L’un des projets majeurs de Pierre était Nouveaux Cahiers du socialisme (NCS). Il y a quelques années, j’ai traduit (mais apparemment jamais publié) un extrait d’un essai de Pierre Beaudet et d’autres expliquant ses origines et comment ils voyaient le rôle de NCS. Il est annexé ci-dessous. Pierre était sans contredit l’esprit directeur et le principal rédacteur en chef de NCS, même s’il s’appuyait sur un comité de rédaction représentatif des diverses tendances et trajectoires de gauche du Québec.
Pierre Beaudet a écrit et édité de nombreux livres, certains d’entre eux de volumineux recueils de textes liés à ses disciplines académiques, des études de développement économique et social progressiste. Il est l’auteur de deux livres à caractère autobiographique : On a raison de se révolter : Chronique des années 70 (écosociété, 2008) ; et Un Jour à Luanda: Une histoire de mouvements de libération et de solidarités internationales (Varia, 2018). Il a présenté et édité une collection de documents et d’articles d’éminents protagonistes analysant la montée et le déclin de la gauche québécoise dans les années 1970 et 1980 : Quel socialisme ? Quelle Démocratie ? La gauche québécoise au tournant des années 1970-1980 (Varia, 2016). Et il a co-édité un volume sur les mouvements ouvriers internationaux et de libération nationale du 19e et 20e siècles qui, étrangement, omettent largement l’expérience de l’Internationale Communiste : L’Internationale sera le genre humain ! De l’Association internationale des travailleurs à aujourd’hui (M Éditeur, 2015).
Trois textes écrits ou édités par Pierre sont consacrés à la question nationale et à son importance dans la politique de gauche québécoise. Les trois sont disponibles en ligne :
Les socialistes et la question nationale : Pourquoi le détour irlandais ? édition Kindle
La question nationale québécoise à l’ombre du capitalisme : Textes choisis des Cahiers du socialisme (1978-1982), Introduction et édition Pierre Beaudet. Texte intégral en ligne :
Le Parti socialiste du Québec et la question nationale (1963-1967). L’essai d’introduction de Pierre est en ligne ici :
* * *
Le Collectif d’analyse politique et Nouveaux Cahiers du socialisme : un premier bilan (2009)
par Pierre Beaudet, Philippe Boudreau et Richard Poulin[2]
En 2007, le Collectif d’analyse politique (CAP) a lancé simultanément plusieurs projets (ateliers, documents, animations). Nous avions un programme ambitieux qui visait à « développer des recherches originales sur la dimension structurelle du capitalisme contemporain, élaborer des perspectives concrètes et pratiques anti- et post-capitalistes, et participer au développement de nouvelles alternatives pour aider à dynamiser les mouvements sociaux et la gauche politique ».
Nous avons aussi noté la rareté des revues de gauche au Québec. Les publications qui étaient courantes dans les décennies précédentes—Parti pris, Socialisme québécois, Cahiers du socialisme, Interventions économiques, Critiques socialistes, etc. – avait, à toutes fins utiles, disparu. En fait, il n’y avait plus de revues de gauche intellectuelle au Québec bien qu’il y ait un magazine, À bâbord !et un site Internet, Presse-toi à gauche, qui jouent un rôle important et complémentaire. L’une de nos hypothèses explicatives était que le virage « scientiste » pris par les périodiques universitaires de sciences sociales, lui-même lié à l’évolution des conditions de production des « savoirs », s’était opéré au détriment de leur mission de stimulation de la réflexion intellectuelle autour du dynamique de transformation sociale. Nouveaux Cahiers du socialisme (NCS) répond précisément à ce besoin : combler en partie le vide engendré par la disparition d’une certaine tradition de pensée progressiste au Québec, celle des revues de gauche.
Nouveaux Cahiers du socialisme
Ainsi, en janvier 2009, la CAP lance le premier numéro de NCS, sur le thème des classes sociales. Quatre numéros plus tard, NCS semble bien parti, avec un lectorat d’environ mille lecteurs par numéro et une notoriété de plus en plus solide auprès des intellectuels et militants des mouvements sociaux. Chaque numéro est préparé par un groupe de travail qui comprend des membres du CAP ainsi que des chercheurs et des militants concernés par le sujet traité. En plus de cette publication semestrielle, il existe un site Internet mis à jour quotidiennement avec d’autres articles et documents. Au cours des prochains mois, le NCS compte approfondir sa réflexion sur l’écosocialisme, le milieu de travail, la santé, l’éducation, les mouvements sociaux et l’action collective, les syndicats et les mouvements communautaires, le marxisme, la gauche au Québec et en Amérique du Nord, et bien d’autres sujets.
Éducation populaire
Nous avons d’abord expliqué que notre perspective était à long terme, et que nous voulions concilier la nécessité de participer aux luttes existantes avec la nécessité d’une réflexion critique à travers un travail intellectuel et politique rigoureux. C’est ce que nous avons tenté de faire à travers certaines interventions, notamment lors du Forum social québécois où, tant en 2007 qu’en 2009, nous avons animé de nombreux ateliers. La participation à ces activités a été excellente, validant notre intuition sur la nécessité d’une implication plus profonde au sein des mouvements sociaux. Ce travail s’est poursuivi lors de l’Université populaire d’été que nous avons organisée en août 2010 : trois jours d’échanges intenses, animés par plus de 20 personnes ressources, auxquels 150 personnes ont participé. À l’automne 2010, nous avons également organisé d’autres événements : un colloque sur « 40 ans après octobre 1970 » et une table ronde sur «les rapports sociaux de sexe » [gender-based social relations].
Un devoir de diligence
Dès le début, nous avons choisi de nous identifier au socialisme, une bannière (il faut le dire) qui, dans les premières années de ce millénaire, n’était pas vierge. Au-delà de cette proclamation, il nous a semblé important d’indiquer que nous ne réinventions pas la roue, que nous nous inscrivions dans une tradition de luttes et de travaux intellectuels et théoriques qui avaient pris plusieurs sens et étaient allés dans plusieurs directions mais qui appartenaient à une « famille de pensée » inaugurée par Karl Marx et le communards, et qui a été développé par la suite par les grands mouvements sociaux du XXe siècle. Pour des raisons historiques (à explorer et à analyser), une grande partie de cette « famille de pensée » a été soumise à une série de dogmes qui ont conduit plus tard de nombreux mouvements – identifiés à un certain « socialisme » – à leur chute à travers certains » aventures » et des autoritarismes pratiques et intellectuels désastreux. Il reste aujourd’hui d’innombrables leçons, intuitions, perspectives, qu’il convient de développer et de modifier, tout en en créant de nouvelles. Néanmoins, ces nouvelles perspectives nécessitent un travail intense basé sur des études empiriques et théoriques détaillées, des enquêtes et des explorations. En lançant le vaste chantier d’analyse du capitalisme et du post-capitalisme, nos « ancêtres » ne nous ont donné que peu d’indices. Notre programme de travail commence par ceux-ci, mais ce faisant, il ouvrira de nouvelles pistes inimaginables auparavant.
Le CAP compte actuellement 30 membres issus des mouvements sociaux, des syndicats et du milieu de l’enseignement collégial et universitaire. Non seulement il est intergénérationnel (ce qui doit encore être amélioré) mais il est aussi plus multiethnique (à améliorer) et il cherche à atteindre la parité entre les femmes et les hommes. Elle est surtout pluraliste, rassemblant des individus issus de la gauche politique et sociale avec une très grande variété de nuances et de courants, organisés ou non.
[1] Texte intégral:
[2] « Le Collectif d’analyse politique et les Nouveaux Cahiers du socialisme : premier bilan », Nouveaux Cahiers du socialisme, no. 1, Printemps 2009, p. 11-13.
Ce post, a été remarqué sur Twitter, nous sommes heureux de vous en reproduire l’essentiel ici.
Annoncé sous le nom «Développement et Renouveau», l’auteur est connu de tous sous le « nom twitter » @UNDR_Tchad.
Pour être complet voici son profil:Union Nationale pour le Développement et le Renouveau | Plus grand parti de l’opposition au Tchad | @saleh_kebzabo Président National |International Socialiste
Voilà également le lien de sa page: https://t.co/bYXDDXhvLh
Texte original dont il s’agit :
L’UNDR soutient le processus de réconciliation en cours et espère de tous ses vœux que le dialogue de Doha permettra à notre pays de reprendre définitivement le chemin de la paix. Que Dieu nous accompagne sur ce long chemin et qu’il bénisse le Tchad. https://t.co/EgqxI5jG02
A l’heure où nous donnons l’info, ce tweet a reçu 3 likes et a été retwetté 0 fois.
Pour finir nous vous produisons les hashtags cités dans ce tweet: #LUNDR #soutient #processus #réconciliation
Bibliographie :
Vue générale de l’histoire politique de l’Europe.,L’ouvrage . A emprunter en bibliothèque.
Depuis le début de la pandémie, le télétravail s’est intensifié et est devenu la norme. Si ce mode de fonctionnement possède ses avantages et inconvénients, il est soumis aux mêmes risques qu’en entreprise. En effet, un salarié en télétravail peut être victime d’un accident. Dans ce cadre précis, quels sont les droits du travailleur à domicile? L’employeur peut-il contester un accident du travail survenu dans ce cadre-là?
Accident du travail en télétravail: que dit la loi?
La loi française est claire. Le droit du travail (article L1222-9) explique que les règles sont les mêmes pour un salarié en entreprise que pour un salarié travaillant à domicile. L’accident survenu sur le lieu où s’exerce le télétravail pendant l’activité professionnelle est présumé un accident du travail. Le salarié doit prévenir son entreprise dans un délai de 24 heures et consulter un médecin, tandis que l’employeur déclare l’accident du travail à la CPAM. L’accident doit avoir eu lieu pendant les horaires de travail du salarié, ni avant ni après.
L’employeur a également des obligations en termes de prévention:
assurer ses salariés en télétravail;
fournir du matériel informatique sécurisé et fonctionnel;
s’intéresser à l’aménagement de l’espace, avec la possibilité de visites préventives au domicile de l’employé;
entretien annuel obligatoire pour faire le point sur les conditions de travail en télétravail.
Les possibles contestations de l’employeur
L’employeur a la possibilité de contester l’accident du travail, s’il considère que ce dernier n’est pas en rapport avec l’activité professionnelle exercée. Ainsi, si tomber dans ses escaliers durant ses heures de travail peut être considéré comme un accident de trajet, avoir un accident domestique dans sa cuisine ou en tondant sa pelouse peut être contesté, du fait de la nature de l’accident, non lié au travail sur ordinateur.
Pour éviter les confusions, il peut être judicieux que l’employeur fixe des horaires précis et un lieu de travail délimité, afin de gérer la possibilité d’accident du travail. La connexion au réseau de l’entreprise est aussi une preuve, permettant de cadrer les horaires de travail. Mais le télétravail, par sa définition même, reste flexible, ce qui peut entraîner des complications.
Si l’employeur conteste l’accident du travail, il doit poser une réclamation dans les dix jours suivant la déclaration de l’accident à la Cnam. L’Assurance Maladie procèdera alors à une enquête, pour déterminer la nature de l’accident. Avec l’essor du télétravail, ce type de contestation pourrait bien s’intensifier.
(Par la rédaction de l’agence hREF)
accidentdutravail-idf.net vous a préparé ce post qui informe du sujet « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne ». La chronique se veut générée du mieux possible. Vous pouvez utiliser les coordonnées indiquées sur le site dans le but d’apporter des explications sur ce post qui parle du thème « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne ». Le site accidentdutravail-idf.net a pour but de fournir diverses publications sur la thématique Association Sportive Huisson-Longueville Essonne diffusées sur le net. Il y aura plusieurs articles autour du sujet « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne » dans quelques jours, nous vous invitons à naviguer sur notre site web à plusieurs reprises.
Je viens de découvrir ce blog via une recherche assez aléatoire….et j’adore ça! Des écrits vraiment utiles et réfléchis, et généreusement gratuits pour tous. Je serai un visiteur régulier alors que je fouillerai également dans votre riche trésor d’archives. Meilleurs vœux!
Je vous expose un tout nouveau tweet qui va étendre notre revue de presse.
Sachez que l’abonné twitter est présenté sous le nom la Guyane Insoumise. Il est connu de tous avec le « nom twitter » @guyane_insoumis.
Pour être complet voici sa description:Page officielle d’information de la Guyane Insoumise – LFI Pour contacter la Guyane Insoumise – LFI : insoumis_guyane@laposte.net
Revoici également le lien de sa page: https://t.co/FXHOdmTvqZ
@bonste @KleinJocelyne 🙏🏾🙏🏾🙏🏾🙏🏾🙏🏾
Au moment où nous vous transférons l’information, ce tweet a été liké 2 fois et a été retwetté 0 fois.
Enfin nous vous communiquons les hashtags indiqués dans ce tweet: #bonste #KleinJocelyne
Bibliographie :
Lettres de Pétrograd – Esquisses de la vie soviétique/02.,(la couverture) . Disponible Sur AMAZON.
Ce message se propage sur les derniers tweets publiés, nous avons projeté de vous le signaler plus bas.
Annoncé sous la signature «Annaïg Le Moël Raflik», le compte twitter qui le publie est connu sous le « nom twitter » @AnnaigLeMoel.
Pour mémoire voici son profil:Assistante sociale engagée, pro europeenne, feministe, adjointe socialiste de #Lanester à la vie culturelle. Conseillère communautaire.
Vous pouvez consulter sa page sur ce lien :https://twitter.com/intent/user?user_id=63052586
Texte source :
@RonanLoas Je te trouve bien moqueur Ronan ! Je pense que celles et ceux qui ont pu se marier bien qu’étant du même sexe se souviennent bien de cette avancée sociétaire majeure sur la période 2012-2017…
Ce tweet a été liké 0 fois et a été retwetté 0 fois.
Ce propos vous a fasciné vous aimerez également ces publications :
Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche ! : entretiens avec Claude Askolovitch.,Ici .
La France socialiste/I.,Références de l’ouvrage. Disponible dans toutes les bonnes bibliothèques de votre département.
Les motifs de sa décision sont cependant contestables au regard des conditions d’application de la présomption légale d’accident du travail, non respectées par la Cour d’appel, conditions sur lesquelles il est utile de revenir.
I.- La présomption légale applicable.
Selon l’article L411-1 du Code de la sécurité sociale,
« Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise ».
Il convient de rappeler qu’une présomption est un mode de preuve portant sur le caractère a priori démonstratif d’un fait sur l’existence d’un autre. L’article 1354 du Code civil indique : « la présomption que la loi attache à certains actes ou à certains faits en les tenant pour certains dispense celui au profit duquel elle existe d’en rapporter la preuve ». L’ancien article 1349 du même Code soulignait, par une précision malheureusement disparue, le caractère inductif d’une présomption, en énonçant qu’elle est la « conséquence » tirée « d’un fait connu à un fait inconnu ».
La présomption porte ainsi, non pas sur le premier fait mais sur la relation supposée le lier à l’autre et la conséquence qui en résulte sur le régime qui lui est applicable. Elle porte donc, en notre matière, sur l’imputabilité d’un fait à un accident du travail, et dès lors sur sa qualification, l’enjeu étant de savoir si la législation sur les accidents du travail lui était applicable ou non.
La logique de ce mécanisme probatoire dispense le salarié d’établir la relation du fait qu’il invoque à cette qualification ; cette dernière découle de la présomption. Elle lui impose, en revanche, de prouver la réalité de ce fait initial. A défaut, ce mécanisme ne peut pas fonctionner, et ne doit pas légalement fonctionner.
C’est pourquoi la Cour de cassation impose au salarié cette preuve préliminaire, laquelle doit porter sur « la matérialité d’un accident survenu au lieu et au temps du travail » (Soc., 3 février 2000, pourvoi n° 98-17.805 ; 8 juillet 2010, pourvoi n° 09-16.181).
S’agissant d’une preuve, c’est-à-dire de la mise en évidence, documentée ou argumentée d’un fait, il va de soi que la preuve de ce fait initial ne peut pas reposer exclusivement sur les affirmations du salarié (2e Civ., 8 juillet 2010, susvisé). Une affirmation, par hypothèse, ne prouve pas ; elle énonce, et l’énonciation est en l’occurrence d’autant plus suspecte qu’elle émane du salarié lui-même, lequel ne peut prétendre au bénéfice d’un régime juridique particulier sans que ses conditions matérielles soient réunies.
C’est pourquoi, là encore, la jurisprudence est fondée en raison, en ce qu’elle exige du salarié qu’il apporte au juge des éléments qui lui permettent de « caractériser un fait accidentel au sens du texte susvisé », et ce sous le contrôle de la Cour de cassation (2e Civ., 7 juillet 2016, pourvoi n° 15-21.572).
Cette dernière l’a très récemment rappelé, en des termes fort intéressants pour le présent litige :
« Pour rejeter le recours de la victime, l’arrêt relève qu’une altercation, à l’occasion du travail, a eu lieu le 20 mai 2015 entre celle-ci et son supérieur hiérarchique, que le caractère houleux de la discussion est confirmé par les autres protagonistes dont l’intervention a été nécessaire pour la faire cesser, qu’ainsi la matérialité de l’événement soudain invoqué est démontrée de sorte que la présomption d’imputabilité de l’accident au travail s’applique (…) » (2e Civ., 28 janvier 2021, pourvoi n° 19-25.722, publié au Bulletin).
En se déterminant ainsi, en effet, la Cour de cassation a décliné tous les principes ici en cause :
la nécessité de la démonstration de la « matérialité de l’événement », c’est-à-dire de « ce qui » est advenu, en temps et en lieu ;
la caractérisation de cet événement en tant qu’accident, c’est-à-dire d’événement « soudain » ; et
le caractère antécédent de cette preuve, puisque la présomption légale y est suspendue : « la matérialité (…) est démontrée de sorte que la présomption (…) s’applique ».
Si cela est vrai en général de tout fait accidentel, ce l’est en particulier des faits accidentels de type émotionnel ou psychologique (2e Civ., 2 avril 2015, pourvoi n° 14-14.437), lesquels ne sont rien d’autre qu’une modalité particulière d’accident. Cela est aisé à comprendre. La preuve du fait n’est pas exigible à raison de sa nature particulière – ce qu’indique d’ailleurs l’article L411-1 du Code de la sécurité sociale, qui fait référence à tout accident « quelle qu’en soit la cause » – mais à raison de son antécédence matérielle, parce qu’elle conditionne l’application au fait établi de la présomption légale.
II.- Les objections de la caisse et la réponse de la Cour d’appel.
La Caisse, il s’agissait en l’occurrence de la Caisse de retraite et de prévoyance de la SNCF, qui refusait d’admettre le principe même d’un accident du travail en cette affaire, avait en substance fait valoir que le salarié n’établissait par aucun document que ce soit l’existence même d’un fait qualifiable d’accident, et que la seule chose qu’il pût soutenir, mais de manière inopérante, était que les troubles psychologiques qu’il invoquait, et dont il était concédé qu’ils étaient médicalement attestés, étaient liés à son activité professionnelle.
En réponse, la Cour d’appel de Grenoble a rappelé qu’en effet le salarié devait prouver « la matérialité de l’accident (…) ce qui suppose un événement lésionnel soudainement survenu à une date certaine » (arrêt, p. 3, motifs § 2). Elle a ajouté que, dès lors, la seule évocation d’un harcèlement moral ou de l’existence d’une procédure disciplinaire engagée contre lui, également mis en avant par le salarié, n’établissaient pas cette matérialité. Sur ce point, elle ne peut qu’être approuvée car telle est la jurisprudence de la Cour de cassation.
En revanche, la Cour d’appel a considéré que les dires du salarié, selon lesquels il avait été « victime d’un choc psychologique à l’annonce de sa convocation devant un conseil de discipline » étaient corroborés par deux documents médicaux, en particulier par le premier, parce qu’il était proche de la date de réception « de la lettre de convocation devant l’instance disciplinaire » (arrêt, p. 3, § motifs § 7). Elle en a dès lors conclu que la matérialité de l’accident était ainsi établie, de sorte que la présomption légale pouvait être mise en œuvre (p. 4).
Suivant la logique de cette présomption simple, la Cour d’appel de Grenoble a ensuite jugé que la Caisse n’apportait pas la preuve contraire que les troubles psychologiques invoqués par le salarié fussent imputables à autre chose qu’à un accident du travail, et qu’en rattachant ces troubles au déroulé de la procédure disciplinaire, elle reconnaissait ainsi un contexte professionnel « qu’elle-même considère comme étant à l’origine de l’état dépressif du salarié ».
III.- Une solution certainement critiquable.
A l’examen, cependant, il apparaît qu’aucun des deux certificats médicaux sur lesquels la Cour d’appel s’est exclusivement fondée ne contenait l’indication d’un fait accidentel quelconque, identifié comme tel et daté. Le premier, en effet, se bornait à viser un « arrêt de travail (…) délivré (…) par le Dr N. » deux jours après l’accident supposé ; le second, délivré par un autre médecin, se bornait à indiquer que le salarié présentait « un état dépressif sévère réactionnel à des problèmes professionnels ».
Ainsi, l’application par la Cour de Grenoble de la présomption légale ne repose sur le constat d’aucun fait daté, établi par le salarié, susceptible de caractériser « la matérialité de l’événement soudain invoqué », pour reprendre la formule de la Cour de cassation, l’état dépressif visé, qui n’était d’ailleurs pas l’objet de contestation, n’étant rattaché qu’à des « problèmes professionnels » généraux, au demeurant non identifiés.
Ceci est confirmé par la référence de l’arrêt au prétendu aveu de la Caisse, à laquelle la Cour d’appel attribue d’avoir, comme elle-même, rattaché l’état dépressif invoqué au contexte professionnel du salarié. Il est impossible, en l’état, de vérifier, en particulier, si ces troubles psychologiques sont dus à un stress attaché à l’exercice de la profession, aux soucis provoqués par la procédure disciplinaire dont avait été l’objet le salarié, ou à un conflit de ce dernier avec sa direction, ainsi qu’il l’alléguait.
Ainsi, en dépit des apparences, la Cour de Grenoble a fait une application erronée de la présomption légale de l’article L411-1 du Code de la sécurité sociale, et cela à un double titre. D’une part, parce qu’elle n’a pas tiré les conséquences légales des principes qu’elle a elle-même rappelés, relatifs à l’exigence de la preuve préalable, par le salarié, d’un « événement lésionnel soudainement survenu à une date certaine » ; d’autre part, parce qu’elle n’a donné aucune base légale à sa décision dès lors que les documents médicaux sur lesquels elle l’a exclusivement fondée ne comportent aucune identification, ni d’un accident, ni de la date à laquelle il serait survenu.
Il convient, pour être complet, d’observer que la motivation ainsi formulée par la Cour ne pourrait pas être justifiée par l’invocation de l’exercice, par la Cour d’appel de Grenoble, de son pouvoir souverain d’appréciation des éléments de fait et de preuve de la cause (ex. Soc., 14 octobre 2020, pourvoi n° 19-12.489).
Invoquer le pouvoir souverain serait en effet inopérant, et ne saurait abuser la Cour de cassation. Assurément, ce pouvoir porte bien sur de tels éléments, factuels et probatoires. Cependant, au regard des termes du litige, il ne peut porter que sur les éléments dont l’article L411-1 du Code de la sécurité sociale et la jurisprudence exigent la réunion, et qui sont relatifs au constat nécessaire d’un événement soudain, précis et daté (2e Civ., 8 juillet 2010, pourvoi n° 09-16.181). S’ils sont absents – et tel est assurément le cas en l’espèce – alors le pouvoir souverain des juges du fond n’a pas de matière, de sorte que son évocation ne peut être qu’incantatoire.
La motivation de l’arrêt de la Cour de Grenoble n’est donc justifiable à aucun égard.
Elle offre néanmoins l’opportunité, non seulement de préciser les règles applicables en la matière, mais de rappeler ce principe plus général : la présomption est un mode particulier de preuve, et non pas une modalité de jugement sans preuve.
accidentdutravail-idf.net vous a préparé ce post qui informe du sujet « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne ». La chronique se veut générée du mieux possible. Vous pouvez utiliser les coordonnées indiquées sur le site dans le but d’apporter des explications sur ce post qui parle du thème « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne ». Le site accidentdutravail-idf.net a pour but de fournir diverses publications sur la thématique Association Sportive Huisson-Longueville Essonne diffusées sur le net. Il y aura plusieurs articles autour du sujet « Association Sportive Huisson-Longueville Essonne » dans quelques jours, nous vous invitons à naviguer sur notre site web à plusieurs reprises.
A noter, cet message sur les derniers tweets publiés et qui a des chances de vous ravir.
Présenté sous la signature «Insoumis des Champs 35», l’abonné twitter est connu de tous sous le speudo @FIChamps35.
Nous vous redonnons sa présentation: :Compte du Groupe d’Action Insoumis des Champs d’Ille-et-Vilaine, co-animé par @K_ro_leene35 et @davidthomas35
Voici également le lien de sa page: https://twitter.com/intent/user?user_id=960922516440133632
Sachez que la date et l’heure de parution est 2021-05-18 17:32:18.
#AlguesVertes @LamballeCo #Morieux #SaintMaurice Se retrouver pétrifié devant une étendue verte. Spectacle désolant et écoeurant. Les algues vertes sont là, bien là, trop là. Nous sommes seulement mi-mai… @BreizhInsoumise @pycadalen @andreollivro
A la date où nous transmettons l’info, ce tweet a été liké 16 fois et a été retwetté 8 fois.
Enfin voici les hashtags indiqués dans ce tweet: #AlguesVertes #LamballeCoMorieux #SaintMaurice
Parutions sur un thème analogue:
Les Coréens : Aperçu ethnographique et historique/Index analytique.,Informations sur cet ouvrage. Disponible à l’achat sur les plateformes Amazon, Fnac, Cultura ….
Joseph Chamberlain et le socialisme d’État.,Informations sur cet ouvrage. Disponible à l’achat sur les plateformes Amazon, Fnac, Cultura ….
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