Haute-Loire Accident du travail : un homme chute d’une échelle, son pronostic vital engagé

Un grave accident du travail s’est produit mercredi 11 mars à Saint-Georges-d’Aurac, dans une entreprise de menuiserie.

Aux alentours de 10 h 15, un homme a chuté d’une échelle alors qu’il travaillait à l’extension de l’entreprise de son employeur. Il s’apprêtait à installer un arbalétrier, qui est une grande pièce de bois inclinée qui fait partie de la structure du toit. C’est alors qu’il est tombé en arrière sur la tête.

Pronostic vital engagé

À l’arrivée des gendarmes et des sapeurs-pompiers, l’ouvrier présentait une plaie importante à la tête. Il a été héliporté en urgence absolue à l’hôpital de Clermont-Ferrand, son pronostic vital était engagé.

Une cellule psychologique a été mise en place dans l’entreprise. L’inspection du travail s’est rendue sur les lieux.

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Un charpentier héliporté dans un état grave après une chute de 5 mètres en Haute-Loire

La victime présentait une blessure importante à la tête. Photo d’illustration © SALESSE Florian

Écouter l’article

Mercredi 11 mars, le gérant d’une entreprise de charpente et menuiserie située Chemin de la gare à Saint-Georges-d’Aurac, était en train de travailler avec l’un de ses employés âgé de 35 ans sur le chantier d’extension de son entreprise, lorsque l’accident est survenu. Le trentenaire était monté sur une échelle pour installer une pièce de charpente, lorsqu’il est tombé.

Le patron de l’entreprise a immédiatement porté secours à la victime qui présentait une blessure importante à la tête avant de prévenir les secours. Les sapeurs-pompiers ont été rejoints sur place par une équipe médicale du Samu de Haute-Loire. L’état de la victime était très préoccupant, le médecin estimant que son pronostic vital était engagé. La victime a été héliportée vers les services du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand où une opération devait être réalisée.

Le maire de Saint-Georges-d’Aurac s’est rendu sur place, tout comme les gendarmes qui ont ouvert une enquête judiciaire. Face à la détresse du gérant de l’entreprise et plus globalement de l’ensemble de l’équipe de l’entreprise qui réunit une douzaine de personnes, la communauté de brigades de Langeac ont demandé l’intervention de la cellule d’urgence médico-psychologique (Cump) de l’hôpital Saint-Marie. Trois psychologues se sont déplacés. L’inspection du travail a elle aussi ouvert une enquête et s’est rendue sur place dans l’après-midi.

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« J’ai dû prendre un nouveau départ » : quand la vie de Julien a basculé après un accident du travail

« En me réveillant, j’avais des hallucinations, et je me souviens surtout de lutter pour rester éveillé. » Au chevet de Julien Magnin, ses parents et ses amis, qui le visitent tous les jours, avec l’espoir qu’il sorte du coma dans lequel, il est plongé depuis le 22 décembre 2015. Son pronostic vital est engagé, après cette chute dans le vide de 12 mètres alors qu’il travaillait sur le chantier de construction d’un bâtiment industriel à Chavanod.

Alors qu’on lui enlève la canule de sa trachéotomie, et que Julien réapprend tout doucement à manger et à boire, il ne…

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Accident du travail mortel en Gironde : la condamnation de Safran annulée en cassation

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Ce matin-là, trois ouvriers avaient été grièvement blessés sur ce site classé Seveso II seuil haut de l’entreprise qui fabrique du propergol, produit de propulsion pour missiles et fusées, à 15 km à l’ouest de Bordeaux. L’un des blessés, âgé de 25 ans, était décédé à l’hôpital le jour même.

Faute « d’identifier précisément l’organe ou le représentant de la personne morale […] qui a commis, pour le compte de cette dernière, les manquements constatés, la cour d’appel n’a pas justifié sa décision », a tranché la Cour de cassation dans son arrêt, renvoyant l’affaire vers la cour d’appel de Bordeaux « autrement composée ».

« En dépit de tout bon sens »

« Dans ce dossier, on en a vu tellement et en dépit de tout bon sens, qu’on s’attendait à tout », a réagi Me Lucie Teynié, avocate des parties civiles, auprès de l’AFP. « On va redescendre dans l’arène, on va remettre notre costume de gladiateur et on va se battre pour que les responsabilités soient établies. »

« On va redescendre dans l’arène, on va remettre notre costume de gladiateur et on va se battre pour que les responsabilités soient établies »

L’accident s’était produit lors d’une opération de démoulage d’un réservoir de propergol, carburant hautement inflammable, effectuée manuellement avec un ancien système, réintroduit après la casse d’un mécanisme plus récent et plus sûr, selon Me Teynié. En 2023, Safran Ceramics avait été condamné en première instance à 225 000 euros d’amende pour homicide et blessure involontaires, montant confirmé en appel en 2024, outre les indemnisations pour les parties civiles.

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Louhans La Fnath, un vrai soutien pour les personnes accidentées de la vie et du travail

Jean-Jacques Renoud, président de la section locale de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath), a récemment animé l’assemblée générale en présence des membres de l’association.

Pour rappel, la Fnath défend les droits des personnes victimes d’accidents du travail, maladies professionnelles, accidents de vie privée. L’association accompagne ses adhérents pour constituer leurs dossiers pour les transmettre au siège départemental pour vérification. Il faut aussi les orienter pour obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, ce qui permet d’accéder à des formations délivrées par des organismes spécialisés.

3 nouvelles adhésions pour 11 démissions

« Nous avons enregistré cette année 3 nouvelles adhésions pour 11 démissions, ce qui porte les effectifs à 36 personnes. La Fnath a besoin de bénévoles et lance un appel à toute personne pour venir nous aider », souligne Jean-Jacques Renoud, son président.

Pour l’aider à fonctionner, la Fnath bénéficie de dons, des cotisations de ses adhérents ainsi que des subventions qui proviennent d’une douzaine de communes de Bresse louhannaise. Reste encore de trop nombreuses communes qui n’adhèrent pas, car elles ne se sentent pas forcément concernées. Comme par le passé, les bénévoles assurent des permanences au 15 rue Ferdinand-Bourgeois le deuxième lundi de chaque mois, de 9 h à 11 h, et le quatrième samedi de 14 h à 16 h (au préalable, il faut avoir pris rendez-vous – contact : 06 76 59 44 37). L’an dernier, une dizaine de permanences ont été tenues.

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Neuf ans après la mort d’Anthony sur le chantier d’Amazon à Boves, deux sociétés et leurs responsables devant la justice

Neuf ans que la famille d’Anthony Deserra attend des réponses. Après l’accident de travail qui a coûté la vie à cet ouvrier sur le chantier d’Amazon à Boves (Somme) en 2017, quatre personnes comparaissent de mardi à jeudi devant le tribunal correctionnel d’Amiens pour homicide involontaire.

Nous sommes le 17 mars 2017, dans la dernière ligne droite du chantier du futur site d’Amazon à Boves (Somme), à l’époque le plus gros en France du géant américain, 107.000 m². Mais ce jour-là, un mur en béton de plusieurs tonnes, en cours de construction, , un ouvrier qui se trouvait sur une nacelle au moment de l’accident. Originaire des Ardennes, le jeune homme de 27 ans meurt « des suites d’un polytraumatisme sévère », selon le parquet d’Amiens qui, cinq jours après le drame,  pour « homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ». Des faits punis au maximum de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Et après des années d’instruction, deux sociétés du bâtiment et leurs responsables comparaissent libre ce mardi et jusqu’à jeudi devant le tribunal correctionnel d’Amiens pour « homicide involontaire dans le cadre du travail ». Un soulagement pour Me Émeric Lacourt, avocat du barreau des Ardennes, qui représente la famille d’Anthony Deserra soit 18 personnes sur le banc des parties civiles. « La famille est éplorée, insiste-t-il. On a un couple de parents qui a perdu son fils aîné, un jeune frère qui a perdu son grand frère, un certain nombre de tantes et oncles… C’est une famille très soudée, mais tout le monde a été profondément choqué et marqué par le décès de ce garçon, un jeune professionnel qui venait d’arriver dans son entreprise. »

Pour Me Lacourt, les trois expertises menées durant l’instruction indiquent que « la société Bemaco qui employait Monsieur Deserra est responsable de l’accident pour avoir posé cette fameuse plaque de béton de plusieurs tonnes avant que les plots censés servir de tuteurs, pour garantir la sécurité et la stabilité de la plaque en question, ne soient secs. C’est une bête question de temps de séchage qu’on n’a pas respecté, on a voulu aller trop vite. »Et l’avocat d’insister : « Dès les premiers jours suivant le décès de Monsieur Deserra, le juge d’instruction relevait que les intervenants sur le chantier se félicitaient, avant l’accident, des délais très rapides d’exécution des travaux. Et pour cause, puisque l’on n’a pas respecté les délais minimums de sécurité de ces fameux temps de séchage qui auraient permis d’éviter cet accident. »

L’avocat de la famille Deserra pointe un autre facteur aggravant selon lui : « On a demandé à ce jeune garçon de monter dans une nacelle alors que ce n’est absolument pas son travail. Il n’a pas les qualifications ni les habilitations pour le faire. Pourtant, au moment où l’accident se produit, il est dans une nacelle, piégé, il ne peut pas s’enfuir. Ça aussi, c’est à l’origine de l’accident, et c’est bien son employeur qui est à l’origine de cette instruction. »Une responsabilité pénale que rejette en tout point Me Thierry Pelletier, l’avocat du dirigeant de Bemaco et de son chef de chantier. Lui regrette notamment que l’entreprise de maîtrise d’œuvre ne soit pas jugée dans cette affaire. « C’est un énorme loupé du parquet, c’est incompréhensible, souffle le membre du barreau de Reims. Le principe de la maîtrise d’œuvre, c’est de coordonner le chantier et de concevoir. Pourtant, les expertises techniques disent que la maitrise d’œuvre a d’abord omis de prévoir la présence de plots de calage sur lequel reposaient les panneaux de béton. »

Une absence qui aurait conduit, explique l’avocat, à envisager de la part de la maîtrise d’œuvre, « une réparation de fortune, sans calculer les délais ni en informer Bemaco mais en plus, elle a demandé à Bemaco d’intervenir d’urgence dans la zone. Si un maître d’œuvre vous demande d’intervenir, c’est qu’a priori, la zone est sécurisée. Ce n’était pas le cas. L’accident est dû au fait que les panneaux de béton reposaient sur des plots de calage qui n’étaient pas secs alors qu’il faut laisser sécher un certain temps. De plus, ils étaient mal ferraillés si bien qu’avec la charge, les murs en béton se sont malheureusement effondrés sur Monsieur Deserra ».L’autre regret de Me Pelletier, c’est d’avoir dû attendre neuf ans avant que l’affaire soit jugée. « Ce n’est pas normal, souligne la robe noire. C’est quand même choquant, qu’il y ait une responsabilité pénale des prévenus ou non. La famille de la victime a le droit de savoir, dans un délai raisonnable. Qui est de l’ordre de un à trois ans, habituellement. » L’audience devant le tribunal correctionnel d’Amiens doit se terminer jeudi après-midi.

Accident du travail : 3 000 euros d’amende dont 2 000 avec sursis requis

Le 26 avril 2022, dans une entreprise spécialisée dans le polissage et la réparation de flacons, une salariée intérimaire est victime d’un accident du travail.
Alors qu’elle travaille sur une perceuse colonne, son gant est happé par un foret. Avant de pouvoir stopper la machine, la victime a l’auriculaire cassé. Malgré plusieurs opérations, près de quatre ans après les faits, il est toujours bloqué, et elle ne peut plus s’en servir. Une amputation pourrait être envisagée. Cette blessure lui a valu, après les faits, une interruption de travail de 80 jours, mais à ce jour, elle n’a toujours pas pu reprendre une activité.

L’accident avait nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers et de la gendarmerie, et une enquête supplémentaire avait été confiée à l’inspection du travail. Cette dernière a indiqué qu’avant l’accident, elle avait déjà alerté l’entreprise sur la non-conformité de la perceuse colonne, notamment en raison de l’opacité, voire de l’absence, d’un carter de protection.

Une audience déterminante

Cette affaire est jugée dans le cadre d’une audience de police par le tribunal de Dieppe. C’est l’entreprise en tant que personne morale qui est poursuivie. La directrice est présente.

Elle reconnaît la problématique par rapport au carter de protection, mais souligne que l’accident est avant tout dû à un geste que la victime n’aurait pas dû effectuer : « cette machine fonctionne dans ces conditions depuis des années et il n’y avait eu auparavant qu’un seul incident mineur ».

Me Gazeau, qui représente les intérêts de la victime, insiste sur les conséquences physiques et psychologiques de cet accident pour sa cliente. Elle demande 15 000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral et 2 500 euros au titre des frais de justice.

La représentante du Ministère public rappelle qu’en toutes circonstances un employeur a une obligation légale de sécurité, mais elle ne semble pas remettre en cause la bonne foi de l’entreprise puisqu’elle requiert une peine symbolique de 3 000 euros d’amende, dont 2 000 avec sursis.

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Cela ne satisfait pas Me Garraud, qui estime que l’entreprise n’a commis aucune infraction pénale et rappelle que c’est à l’accusation de démontrer qu’il y a un lien de causalité entre la mise à disposition d’un matériel inadapté et l’accident. « Je ne suis pas là pour plaider la faute de la salariée. C’est juste la faute à pas de chance ». Il demande que les demandes de la partie civile soient déboutées, estimant que c’est devant le Pôle social du tribunal judiciaire qu’elles auraient dû être présentées.

La juge rendra son délibéré le 6 mai prochain.

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Accueil Economie Économie Accident du travail chez ArcelorMittal, le plan de prévention des risques en question …

ArcelorMittal Construction France, implantée à Contrisson, et Actemium Cigma, filiale de Vinci installée à Héricourt (Haute-Saône), se sont retrouvées devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, le mardi 17 février 2026, poursuivies pour « exécution de travaux sans plan de prévention des risques préalables conforme par l’entreprise extérieure et l’entreprise utilisatrice ».

Deux…

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Un mort et un blessé grave dans un accident de travail sur le port de La Rochelle

Un accident du travail s’est produit ce vendredi après-midi au port de commerce de La Rochelle, sur le site de la société Socomac. Un homme a perdu la vie, un autre ouvrier est gravement blessé.

L’accident s’est produit ce vendredi en début d’après-midi,  au port de commerce de La Rochelle, sur le site du groupe céréalier Socomac, filiale du groupe Soufflet. Plusieurs ouvriers, salariés du sous-traitant saintais A6 Services, travaillaient sur un tapis de convoyage des céréales. Ils procédaient à l’installation de palans, une opération préparatoire à une intervention de réparation prévue lundi.Aux alentours de 12 h 50, le contrepoids d’une tonne qui sert à tendre la bande du convoyeur s’est détaché. En contrebas, il est tombé sur une passerelle où se trouvaient deux ouvriers d’A6 Services. Un homme d’une soixantaine d’années a perdu la vie. Un autre ouvrier a été éjecté par-dessus le garde-corps, il souffre de sérieuses blessures, au dos notamment.
25 sapeurs-pompiers ont été engagés sur les lieux de l’accident, pour prendre en charge les victimes et établir un périmètre de sécurité. La police et l’inspection du travail se sont également rendues sur place. Le parquet de La Rochelle a été saisi.« Une cellule d’accompagnement psychologique a été mise en place à la Maison du port pour soutenir les collègues et les témoins de ce drame », indique le maire de La Rochelle, Thibaut Guiraud, qui précise que « la Ville reste attentive à la situation et se tient aux côtés de toutes les personnes touchées par cette tragédie ».Sur le site de la société Socomac, le dernier accident de travail mortel s’était produit en décembre 2015. Un homme de 29 ans avait perdu la vie en déplaçant une nacelle. Plus récemment, en octobre 2023, un agent d’entretien âgé de 20 ans avait perdu la vie alors qu’il travaillait dans l’un des silos à grains du groupe Sica Atlantique, à La Rochelle.

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