La protection du salarié en AT/MP persiste jusqu’à la visite de reprise obligatoire.

1. Le principe de protection renforcée du salarié en AT/MP.

1.1. Les fondements légaux de la protection.

Le Code du travail établit un régime protecteur spécifique pour les salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Durant la période de suspension du contrat de travail, l’employeur ne peut procéder au licenciement du salarié que dans des circonstances strictement définies [1].

Cette interdiction ne souffre que de deux exceptions limitatives : la faute grave du salarié ou l’impossibilité pour l’employeur de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’accident.

Toute rupture prononcée en méconnaissance de ces dispositions protectrices est frappée de nullité [2].

1.2. La portée de la suspension du contrat.

La suspension du contrat de travail débute dès la prescription de l’arrêt de travail par le médecin traitant.

Cette suspension s’étend également aux périodes de stage de réadaptation, de rééducation ou de formation professionnelle que doit suivre l’intéressé, conformément à l’avis de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.

Le principe s’applique indistinctement aux contrats à durée indéterminée et aux contrats à durée déterminée.

Durant cette période, le salarié conserve certains droits, notamment la prise en compte de la durée de suspension pour la détermination des avantages légaux ou conventionnels liés à l’ancienneté [3].

2. La fin de la protection : le rôle déterminant de la visite de reprise.

2.1. L’obligation de visite médicale de reprise.

La jurisprudence établit de manière constante que seule la visite médicale de reprise met fin à la période de suspension du contrat de travail et à la protection qui en résulte [4].

Cette visite s’impose dans des cas déterminés par le Code du travail, notamment pour toute absence d’au moins 30 jours consécutive à un accident du travail [5].

L’employeur est tenu d’une obligation de sécurité en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et ne peut laisser un salarié reprendre son travail après un accident du travail sans organiser cette visite obligatoire.

2.2. Les conséquences de l’absence de visite de reprise.

En l’absence de visite médicale de reprise, les dispositions légales protectrices continuent de s’appliquer, même si le salarié a effectivement repris son travail.

La jurisprudence est ferme sur ce point : le contrat demeure suspendu jusqu’à la date à laquelle la visite de reprise a lieu, peu important la reprise effective du travail.

Cette règle peut produire des effets sur une période considérable, comme l’illustre un arrêt où la suspension s’est prolongée pendant environ deux ans en raison du défaut initial d’organisation de la visite de reprise [6].

L’employeur ne peut alors reprocher au salarié une absence injustifiée ou un abandon de poste, le contrat étant toujours suspendu.

3. L’application jurisprudentielle récente : l’arrêt du 14 mai 2025.

3.1. Les faits de l’espèce.

Dans l’affaire jugée par la Cour de cassation le 14 mai 2025, un chauffeur-livreur avait été victime d’un accident du travail le 12 juin 2019 et placé en arrêt de travail jusqu’au 16 octobre 2019.

Le lendemain de la fin théorique de l’arrêt, soit le 17 octobre 2019, l’employeur avait signifié au salarié qu’il ne souhaitait pas le reprendre à son service.

Le salarié avait alors engagé une action en résiliation judiciaire de son contrat de travail, invoquant les manquements de son employeur et demandant que cette résiliation produise les effets d’un licenciement nul.

3.2. La position erronée de la cour d’appel.

La cour d’appel de Dijon avait accueilli la demande de résiliation judiciaire mais avait qualifié la rupture de licenciement sans cause réelle et sérieuse plutôt que de licenciement nul.

Les juges du fond avaient considéré que la protection contre le licenciement avait cessé à la date de fin de l’arrêt de travail, soit le 16 octobre 2019, rendant la rupture du 17 octobre 2019 postérieure à cette protection.

Cette analyse méconnaissait les principes établis par la jurisprudence de la Cour de cassation concernant la persistance de la protection jusqu’à la visite de reprise effective.

3.3. La censure de la Cour de cassation.

La Cour de cassation a censuré cette analyse en rappelant les principes fondamentaux de la protection des salariés en AT/MP.

Elle souligne que la protection contre le licenciement subsiste tant que l’examen de reprise obligatoire avec le médecin du travail n’a pas eu lieu.

En l’espèce, l’arrêt de travail ayant duré plus de 30 jours, une visite de reprise était obligatoire et la cour d’appel aurait dû vérifier si celle-ci avait effectivement eu lieu avant de statuer sur la nature de la rupture.

L’absence de cette vérification constituait une violation des dispositions protectrices et justifiait la cassation de l’arrêt.

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Un homme fait une chute de quatre mètres au travail : blessé à la tête, il est héliporté à Toulouse

l’essentiel Ce mardi, à Gramat, un homme a fait une chute de quatre mètres dans le cadre de son travail. Tombé sur la tête et inconscient, il a été héliporté au centre hospitalier de Toulouse.

Vers 17h45, ce mardi 03 juin, un accident du travail est survenu sur la commune de Gramat, route de Terrou.

Un homme, âgé de 52 ans, a fait une chute de quatre mètres. Ce dernier est tombé sur la tête, et a perdu connaissance.

Gravement blessé, l’homme est héliporté à Toulouse

Gravement blessé, il va être héliporté vers le centre hospitalier universitaire de Toulouse (à Purpan) pour recevoir des soins.

Les pompiers de Gramat, Leyme et le Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation) de Saint-Céré étaient sur place pour porter secours à la victime.

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Accueil Faits-divers – Justice Un homme décède lors d’un accident du travail

Un accident du travail s’est déroulé ce mardi 3 juin vers 2 h 55 dans une entreprise de Pfastatt, faisant une victime, un homme d’une cinquantaine d’années, lors d’une intervention de maintenance. Les sapeurs-pompiers n’ont rien pu faire pour sauver la victime, en urgence absolue à leur arrivée. Les policiers mulhousiens étaient également sur place. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances du drame.

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Prévention des risques liés au travail à la chaleur : les obligations de l’employeur renforcées

Toujours plus fréquents, les épisodes de fortes chaleurs ne cessent, été après été, d’exposer les salariés à des risques pour leur santé et leur sécurité. A l’heure où se profile une nouvelle saison estivale plus chaude que la normale, le Gouvernement agit et renforce la responsabilité des employeurs. Mise à jour du DUERP, définition de mesures de prévention, signalement… Ces derniers ne doivent pas attendre le 1er juillet 2025 pour se mettre en conformité. 

Episode de chaleur intense : de quoi parle-t-on exactement ?

Par un décret en date du 27 mai 2025, l’exécutif procède, pour l’essentiel, à un renforcement des obligations pesant sur l’employeur en ce qui concerne la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense. 

Pour rappel, le travail à la chaleur expose, chaque année, les travailleurs à différents risques pour leur santé et leur sécurité : déshydratation, vertiges, fatigue, nausées, malaises, coups de chaleur, etc.

Bon à savoir

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D’après la Direction Générale du Travail, 7 accidents du travail mortels survenus au cours de l’été 2024 seraient vraisemblablement liés à la chaleur.

Mais avant de rentrer dans le détail de ces nouvelles exigences, que faut-il entendre, concrètement, par « épisode de chaleur intense » ?

Cette notion, précise le texte, se définit en référence aux seuils de « vigilance pour canicule » mobilisés par Météo France et mentionnés dans un arrêté en date également du 27 mai. Pour mémoire, le niveau vigilance : 

  • verte n’appelle pas à une vigilance particulière ;
  • jaune correspond à un pic de chaleur de courte durée (1-2 jours) et présente un risque pour les populations fragiles ou surexposées ;
  • orange révèle une période de canicule, c’est-à-dire une période de chaleur intense et durable susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée ;
  • rouge évoque une période de canicule extrême, c’est-à-dire exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique et présente un fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population.

Aussi, l’épisode de chaleur intense correspond à l’atteinte du seuil de niveau de vigilance « jaune », « orange » ou « rouge ».

Prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense : de nouvelles obligations pour l’employeur

Pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés contre les risques liés aux épisodes de chaleur intense, le Code du travail impose désormais à l’employeur :

  • d’identifier et d’évaluer la gravité des risques auxquels sont exposés les salariés, que ces derniers travaillent en intérieur ou en extérieur ;
  • de définir, le cas échéant, des mesures de prévention destinées à réduire, voire neutraliser, l’exposition en cause.

Les résultats de cette évaluation doivent être alors transcrits au sein du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Les actions de prévention retenues, quant à elles, doivent être consignées : 

  • dans le DUERP : pour les entreprises de moins de 50 salariés ; 
  • dans le programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT) pour les entreprises d’au moins 50 salariés.

Notez le

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Les risques liés à cette exposition sont à prendre en compte, pour les entreprises concernées, dans le plan de prévention, le plan général de coordination et le plan particulier de sécurité et de protection de la santé.

Le texte liste ainsi, de manière non exhaustive, les leviers de prévention à la disposition de l’employeur. Pour n’en citer que quelques-uns :

  • modifier l’aménagement et l’agencement des lieux et postes de travail ;
  • adapter l’organisation du travail (ex : horaires) ;
  • augmenter, autant que nécessaire, l’eau potable fraîche mise à disposition ;
  • informer et former les salariés sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur et sur l’utilisation correcte des équipements de travail et des équipements de protection individuelle (EPI).

Important

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Si nécessaire, ces mesures de prévention sont à adapter :

  • en cas d’intensification de la chaleur ;
  • aux salariés particulièrement vulnérables en raison de leur âge ou de leur état de santé. 

Plus spécifiquement, et ce point est d’importance, l’employeur se retrouve également tenu :

  • de fournir, tout au long de la journée de travail, une quantité d’eau potable fraîche suffisante à proximité des postes de travail ; 
  • de définir les modalités permettant :
    • de signaler l’apparition d’indice physiologique préoccupant, une situation de malaise ou de détresse,
    • de porter secours à une personne dans les meilleurs délais.

Bon à savoir

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Les modalités arrêtées par l’employeur doivent être portées à la connaissance des salariés et communiquées au service de prévention et de santé au travail (SPST).

Si l’Inspection du travail constate que l’employeur n’a pas listé des mesures destinées à prévenir les risques liés aux épisodes de chaleur intense, le décret autorise l’administration à mettre en demeure ce dernier de les établir dans un délai de 8 jours minimum.

Episode de chaleur intense : de quoi parle-t-on exactement ?

Par un décret en date du 27 mai 2025, l’exécutif procède, pour l’essentiel, à un renforcement des obligations pesant sur l’employeur en ce qui concerne la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense. 

Pour rappel, le travail à la chaleur expose, chaque année, les travailleurs à différents risques pour leur santé et leur sécurité : déshydratation, vertiges, fatigue, nausées, malaises, coups de chaleur, etc.

Bon à savoir

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D’après la Direction Générale du Travail, 7 accidents du travail mortels survenus au cours de l’été 2024 seraient vraisemblablement liés à la chaleur.

Mais avant de rentrer dans le détail de ces nouvelles exigences, que faut-il entendre, concrètement, par « épisode de chaleur intense » ?

Cette notion, précise le texte, se définit en référence aux seuils de « vigilance pour canicule » mobilisés par Météo France et mentionnés dans un arrêté en date également du 27 mai. Pour mémoire, le niveau vigilance : 

  • verte n’appelle pas à une vigilance particulière ;
  • jaune correspond à un pic de chaleur de courte durée (1-2 jours) et présente un risque pour les populations fragiles ou surexposées ;
  • orange révèle une période de canicule, c’est-à-dire une période de chaleur intense et durable susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée ;
  • rouge évoque une période de canicule extrême, c’est-à-dire exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique et présente un fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population.

Aussi, l’épisode de chaleur intense correspond à l’atteinte du seuil de niveau de vigilance « jaune », « orange » ou « rouge ».

Prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense : de nouvelles obligations pour l’employeur

Pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés contre les risques liés aux épisodes de chaleur intense, le Code du travail impose désormais à l’employeur :

  • d’identifier et d’évaluer la gravité des risques auxquels sont exposés les salariés, que ces derniers travaillent en intérieur ou en extérieur ;
  • de définir, le cas échéant, des mesures de prévention destinées à réduire, voire neutraliser, l’exposition en cause.

Les résultats de cette évaluation doivent être alors transcrits au sein du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Les actions de prévention retenues, quant à elles, doivent être consignées : 

  • dans le DUERP : pour les entreprises de moins de 50 salariés ; 
  • dans le programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT) pour les entreprises d’au moins 50 salariés.

Notez le

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Les risques liés à cette exposition sont à prendre en compte, pour les entreprises concernées, dans le plan de prévention, le plan général de coordination et le plan particulier de sécurité et de protection de la santé.

Le texte liste ainsi, de manière non exhaustive, les leviers de prévention à la disposition de l’employeur. Pour n’en citer que quelques-uns :

  • modifier l’aménagement et l’agencement des lieux et postes de travail ;
  • adapter l’organisation du travail (ex : horaires) ;
  • augmenter, autant que nécessaire, l’eau potable fraîche mise à disposition ;
  • informer et former les salariés sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur et sur l’utilisation correcte des équipements de travail et des équipements de protection individuelle (EPI).

Important

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Si nécessaire, ces mesures de prévention sont à adapter :

  • en cas d’intensification de la chaleur ;
  • aux salariés particulièrement vulnérables en raison de leur âge ou de leur état de santé. 

Plus spécifiquement, et ce point est d’importance, l’employeur se retrouve également tenu :

  • de fournir, tout au long de la journée de travail, une quantité d’eau potable fraîche suffisante à proximité des postes de travail ; 
  • de définir les modalités permettant :
    • de signaler l’apparition d’indice physiologique préoccupant, une situation de malaise ou de détresse,
    • de porter secours à une personne dans les meilleurs délais.

Bon à savoir

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Les modalités arrêtées par l’employeur doivent être portées à la connaissance des salariés et communiquées au service de prévention et de santé au travail (SPST).

Si l’Inspection du travail constate que l’employeur n’a pas listé des mesures destinées à prévenir les risques liés aux épisodes de chaleur intense, le décret autorise l’administration à mettre en demeure ce dernier de les établir dans un délai de 8 jours minimum.

Employeurs du BTP : exigence et information complémentaires

Quelques dispositions du décret sont spécialement réservées aux employeurs exerçant leur activité sur un chantier.

En premier lieu, le texte précise, enfin, que les conditions atmosphériques ouvrant droit au bénéfice du chômage intempéries, réunies durant les périodes de canicule, le sont effectivement lorsqu’un épisode de chaleur atteint le seuil de vigilance « orange » ou « rouge ».

D’autre part, il est rappelé que la quantité d’eau à mettre à disposition des salariés doit être, a minima, de 3 litres par jour et par personne. Seulement, le décret introduit une condition inédite en précisant que cette obligation ne joue que s’il est impossible de mettre en place l’eau courante.

Locaux de travail fermés, postes de travail extérieurs, EPI : ce qu’il faut également retenir

Plus à la marge, le décret révise plusieurs articles du Code du travail. 

S’agissant des locaux de travail fermés, il est à présent indiqué que, toutes saisons confondues :

  • ces lieux doivent être « maintenus à une température adaptée compte tenu de l’activité des travailleurs et de [leur] l’environnement » ; 
  • le dispositif de régulation de température utilisé ne doit émettre aucune émanation dangereuse.

Concernant les postes de travail extérieurs, il est dorénavant affirmé que leur aménagement doit permettre de protéger les salariés contre les effets des conditions atmosphériques, mais aussi contre les chutes, les glissades ou encore les chutes d’objets. 

Enfin, en ce qui concerne la définition de conditions de mise à disposition et d’utilisation des équipements de protection individuelle (EPI), l’employeur doit désormais prendre en considération les conditions atmosphériques. 

Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, Jo du 1er juin

Arrêté du 27 mai 2025 relatif à la détermination des seuils de vigilance pour canicule du dispositif spécifique de Météo-France visant à signaler le niveau de danger de la chaleur dans le cadre de la protection des travailleurs contre les risques liés aux épisodes de chaleur intense, Jo du 1er juin

Axel Wantz

Juriste en droit social et rédacteur au sein des Editions Tissot

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Jura Un jeune cycliste gravement blessé en sortant du travail à Foucherans

Les sapeurs-pompiers de Dole et les urgentistes de l’hôpital Pasteur sont intervenus ce mardi 3 juin rue de Monnières, à Foucherans, hors agglomération, pour un accident de la circulation. Les faits se sont produits aux alentours de 17 heures. Un jeune salarié de l’usine de palettes, qui circulait à vélo, aurait percuté une voiture en sortant de son travail, alors qu’il venait de déboucher sur la chaussée.

Gravement blessé, le jeune homme a été transporté médicalisé sur le CHU de Besançon sans que son pronostic vital ne soit engagé. Les gendarmes de la communauté de brigades (COB) de Dole ont procédé aux constatations.

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Sans consultation du CSE, un licenciement pour inaptitude est abusif

En cas d’inaptitude reconnue par le médecin du travail, l’employeur doit reclasser le salarié, sauf mention expresse contraire du médecin du travail. La recherche doit être loyale et sérieuse. L’employeur doit ensuite soumettre, pour avis, au Comité social et économique (CSE) des informations précises et utiles sur les postes de reclassement proposés. Employée en tant que juriste, depuis plus de vingt ans, au sein d’une mutuelle agricole, une salariée a été arrêtée pour épuisement professionnel puis reconnue en accident de travail suite à un conflit avec les ressources humaines.

Dans le cadre de son obligation de reclassement préalable au licenciement, l’employeur a réuni le CSE pour recueillir son avis sur plusieurs propositions de postes de reclassement. Pendant la réunion, les élus du CSE ont, cependant, déploré l’information insuffisante concernant ceux-ci, en particulier sur les coefficients et qualification, les empêchant de se prononcer sur la validité des postes proposés. Finalement, après refus de sa part, la salariée est licenciée pour inaptitude, sans recevoir l’indemnité de préavis.

Contestant la validité de son licenciement pour inaptitude, la salariée a saisi la cour d’appel de Toulouse, soulignant notamment l’irrégularité de la procédure d’information consultation devant le CSE. Elle a également demandé le paiement de l’indemnité de préavis suite à la reconnaissance de l’accident du travail. En toute matière relevant des attributions du CSE, l’employeur doit fournir à ce dernier une information complète et préalable pour lui permettre de rendre un avis éclairé.

En l’espèce, la cour d’appel1 a jugé que la communication des coefficients et fiches de postes proposés au reclassement postérieurement à la réunion du CSE a incontestablement empêché celui-ci de se prononcer de façon avisée sur l’adéquation des propositions de reclassement avec les compétences de la salariée et les préconisations du médecin du travail.

Cette seule violation des droits du CSE rend le licenciement sans cause réelle et sérieuse, sans qu’il ne soit nécessaire d’examiner le manquement à l’obligation de sécurité. En outre, lorsqu’une inaptitude professionnelle a au moins partiellement pour origine un accident du travail dont l’employeur a eu connaissance avant le licenciement, l’indemnité de préavis est due.

L’employeur est alors condamné à des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et également à l’indemnité de préavis, respectivement à hauteur de 12 et 6 mois de salaire. L’exigence d’un avis préalable du CSE, représentation collective des salariés, est une condition de fond pour la validité du licenciement qui ne peut être prise à la légère.

Aux côtés de celles et ceux qui luttent !

L’urgence sociale, c’est chaque jour la priorité de l’Humanité.

  • En exposant la violence patronale.
  • En montrant ce que vivent celles et ceux qui travaillent et ceux qui aspirent à le faire.
  • En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie.

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Conductrice désincarcérée, automobiliste alcoolisé… Les faits divers en bref en Haute-Loire

Le Puy-en-Velay : un automobiliste alcoolisé dans la nuit

Jeudi 29 mai vers 2 h 40, un équipage de police secours circulant boulevard Maréchal-Joffre au Puy-en-Velay, a contrôlé un Ponot de 27 ans au volant d’un véhicule qui empiétait sur la ligne blanche. Il a été soumis à un dépistage d’alcoolémie qui a révélé un taux de presque un gramme d’alcool par litre de sang. Son permis lui a été retiré et son véhicule a été immobilisé. Il sera convoqué pour une audition ultérieurement.

Saint-Martin-de-Fugères : blessé au pied par une pierre

Un accident du travail a eu lieu mercredi 28 mai, vers 16 h 40, dans le bourg de Saint-Martin-de-Fugères. Un homme de 46 ans, qui se trouvait au niveau du godet d’une pelleteuse pour vider de la terre, a reçu une grosse pierre sur le pied. Blessé aux orteils, il a été transporté à l’hôpital du Puy-en-Velay.

Lamothe : une conductrice désincarcérée

Une femme de 24 ans, qui se rendait à son travail, jeudi 29 mai, peu après 6 heures, a été victime d’un violent accident à Lamothe. Alors qu’elle circulait sur la RD 588, son véhicule a percuté un arbre puis un second avant de s’immobiliser 10 mètres plus loin. Les pompiers ont dû utiliser leur matériel de désincarcération pour libérer la conductrice qui était seule à bord. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser à une perte de connaissance. Se plaignant de douleurs au bras et à la jambe gauche, elle a été transportée en urgence absolue à l’hôpital de Brioude.

Dunières : elle veut éviter le chevreuil et fait un tonneau

Un accident s’est produit vendredi 30 mai, peu après 17 heures, sur la RD 235 à Dunières. Une jeune femme âgée de 18 ans a voulu éviter un chevreuil sur la route. Sa voiture a effectué un tonneau avant de s‘immobiliser. Après examen des pompiers de Dunières, elle n’a pas été transportée.

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Loire-Atlantique : un accident du travail en pleine nuit à la centrale d’achats des hypermarchés E. Leclerc

Dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 juin 2025, vers 1 h du matin, les pompiers sont intervenus pour porter secours « à un ouvrier de 51 ans, blessé lors d’une opération de graissage » à la Sca Ouest, la centrale d’achats des hypermarchés E. Leclerc, route de Cordemais, à Saint-Étienne-de-Montluc.

« Blessé léger »

« Celui-ci a pu, avec l’aide de son collègue, être redescendu sur une plateforme à 3 mètres de hauteur avant d’être pris en charge par notre équipe de secours en milieux périlleux », indique le Sdis 44 (Service départemental d’incendie et de secours de Loire-Atlantique).

« Blessée léger au niveau du dos », la victime a été transportée, paramédicalisée, au CHU de Nantes.

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Canicule et fortes chaleurs : le monde du travail réservé face aux préconisations du gouvernement

En 2024, qui a connu un « été plus chaud que la normale de 0,7 °C », « sept accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur ont été notifiés », selon une note de Santé publique France, publiée en mars et qui s’appuie en partie sur les données de la Direction générale du travail. Les victimes étaient des hommes âgés de 39 à 71 ans, et « six de ces accidents du travail mortels sont survenus dans le cadre d’une activité professionnelle de construction et travaux ou d’agriculture », selon l’organisme public.

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Quelles mesures mises en place par le gouvernement ?

« Les dangers pour la santé des salariés sont amenés à croître en raison du dérèglement climatique et de la fréquence renforcée des chaleurs, y compris sur des territoires jusqu’ici épargnés », prévient la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet, selon des déclarations transmises par son cabinet. Ainsi, le gouvernement a publié dimanche un décret qui précise aux employeurs leurs « obligations de prévention pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs contre les risques liés aux épisodes de chaleur intense ».

Dès le 1er juillet, quelle que soit la taille de l’entreprise ou le secteur, lorsqu’il y aura « un risque d’atteinte à la santé ou à la sécurité des travailleurs », les entreprises de toute taille devront prendre des mesures comme « adapter les horaires, suspendre les tâches pénibles aux heures les plus chaudes, mieux ajuster les périodes de repos ».

Le ministère rappelle dans un communiqué que la chaleur peut augmenter les « risques d’accidents du travail, y compris graves ou mortels » et des symptômes tels que « migraine, crampes, fièvre, déshydratation jusqu’au coup de chaleur pouvant provoquer un malaise, voire dans certains cas le décès ».

« Un décret insuffisant »

« Ce décret ne suffit pas », tranche Tayeb Khouira, 45 ans, bagagiste à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle à mi-temps et secrétaire national de Solidaires.

« L’aspect économique passe avant la sécurité des travailleurs »

« Qu’il fasse grand froid ou forte chaleur », l’activité continue dans cet aéroport situé au nord-est de Paris, « parce que les compagnies aériennes ne peuvent se permettre d’avoir du retard ou d’annuler un vol ». « L’aspect économique passe avant la sécurité des travailleurs », déplore-t-il.

Le décret prévoit également que les employeurs « fournissent des équipements adaptés (vêtements respirants ou rafraîchissants, couvre-chefs, lunettes…) et accordent une attention particulière aux travailleurs vulnérables, notamment les femmes enceintes ».

Dans les faits, « lorsqu’on est sur des gros chantiers ou chez des particuliers, nous ne sommes pas toujours en liaison avec les employeurs », relève Thibault, 31 ans et ouvrier du bâtiment, qui s’organise « tout seul en commençant les chantiers deux heures plus tôt que d’habitude, en (se) forçant à boire de l’eau et faire des pauses toutes les 20 minutes… en finissant vers 15 heures et en (s)’habillant en conséquence ».

Manque de clarté sur les températures

Autre bémol relevé par Gérald Le Corre, inspecteur du travail et militant de la CGT : « Le ministère refuse toujours d’indiquer quelles seraient les températures « adaptées »», en dépit des demandes réitérées de la centrale syndicale, notamment. Ainsi, les employeurs prendront des mesures en fonction des « seuils de vigilance météorologique du dispositif national » de Météo-France, précise le ministère. Ces seuils composés de quatre couleurs vert (« pas de vigilance particulière »), jaune (« soyez attentif »), orange (« soyez très vigilant ») et rouge (« vigilance absolue ») ne sont pas associés à des températures précises.

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Santé Face aux risques liés à la chaleur, les obligations des employeurs renforcées

Les règles évoluent. Un décret visant à renforcer les obligations des employeurs en matière de prévention du risque de la chaleur envers leurs salariés est paru dimanche 1er juin au Journal officiel. Lorsqu’un risque d’« atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs lié à l’exposition à des épisodes de chaleur intense » est identifié, l’employeur devra faire évoluer l’organisation du travail avec des mesures visant à « adapter les horaires, suspendre les tâches pénibles aux heures les plus chaudes, mieux ajuster les périodes de repos ».

Les postes de travail devront être aménagés pour amortir les effets des rayonnements solaires et l’accumulation de chaleur, par des dispositifs filtrants ou occultants, de la ventilation ou de la brumisation. L’eau potable fraîche mise à disposition des travailleurs devra être augmentée autant qu’il est nécessaire. L’accès à l’eau devra être garanti, avec un minimum de trois litres par jour et par personne en l’absence d’eau courante. Les employeurs devront encore « fournir des équipements adaptés (vêtements respirants ou rafraîchissants, couvre-chefs, lunettes…) et accorder une attention particulière aux travailleurs vulnérables, notamment les femmes enceintes ». Ces nouvelles dispositions, introduites dans le Code du travail, entreront en vigueur le 1er juillet.

48 morts depuis 2018

L’été dernier, environ 1 500 contrôles ont été menés par l’inspection du travail. En France, la chaleur a tué plus de 3 700 personnes pendant l’été 2024, selon les données de Santé publique France. Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent les trois quarts de décès de l’été 2024. Selon l’agence nationale de santé publique, depuis 2018, 48 personnes sont officiellement décédées dans des accidents du travail liés à la chaleur. Un chiffre largement sous-estimé, avait admis l’établissement public en 2024.

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