
Ce jour-là, celui qui intervient presque quotidiennement depuis 2019 pour laver un mélangeur servant à préparer des sauces aux champignons, a un malencontreux réflexe. En pleine action, son pistolet satellite haute pression perd son embout dans la machine. Il y plonge la main pour le récupérer et se la fait happer par les pales de la vis sans fin. Ses gants permettent de limiter les dégâts. Il souffre de plusieurs fractures de la main et se voit prescrire quatre mois d’arrêt de travail.
Immédiatement alertée, l’Inspection du travail constate que le mélangeur n’est pas équipé de la grille réglementaire. « Pour plus d’efficacité, il doit bien fonctionner, mais le salarié n’aurait pas dû avoir accès à des pièces mobiles », témoigne l’inspectrice à la barre. La machine est ancienne, elle date de 1989. Des éléments, comme la fameuse grille de protection, ont été perdus. « Cet équipement est asservi au mélangeur, poursuit la fonctionnaire. C’est-à-dire que, lorsque la grille est ouverte, la machine arrête de fonctionner. Tipiak devait s’assurer de la conformité de ses équipements. De son côté, GSF Athena a laissé son salarié utiliser ces équipements non conformes. » Les deux entreprises sont renvoyées devant le tribunal pour blessures involontaires et mise à disposition d’équipement de travail ne permettant pas de préserver la sécurité.
Une peine « d’avertissement »
Les deux avocats de la défense, s’ils ne plaident pas la relaxe, insistent pour une peine plus clémente que l’amende de 30 000 euros requise par le Ministère public. Pour GSF Athena, Me Nicolas Deshoulières déplace sans vergogne la faute sur sa co-prévenue, Tipiak. « La machine appartient à Tipiak, GSF Athena n’est ni le concepteur, ni l’acquéreur du mélangeur. » En réponse, son confrère, Me Benoit Poquet pour Tipiak, se réjouit de ne pas être la seule entreprise poursuivie. « La victime est salariée de GSF Athena. L’origine de cet accident, c’est un pistolet qui se décroche. »
Le salarié se trouvait sur la passerelle avec un autre employé qu’il formait. L’aurait-il gêné pour actionner le bouton d’urgence ? « Et ça, ce n’est pas imputable à Tipiak », ajoute l’avocat qui réclame une « peine d’avertissement ». Immédiatement après l’accident, l’entreprise avait mis en conformité la machine. « Aucun autre incident ne s’est produit depuis. »
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