Les salariés victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle pourraient voir leurs indemnités journalières diminuer sensiblement dès novembre 2026. Prévue par le décret du 30 septembre 2026, cette réforme abaisse fortement le plafond de rémunération pris en compte par la Sécurité sociale pour calculer les sommes versées pendant un arrêt de travail.
Jusqu’à présent, le salaire journalier retenu pouvait atteindre 400,82 euros brut, soit l’équivalent de 8.686 euros mensuels. Ce plafond sera ramené à 108,62 euros par jour, correspondant à une rémunération mensuelle de 3.304,22 euros brut, soit environ 1,8 Smic.
Des indemnités maximales divisées par quatre
Les taux d’indemnisation restent inchangés : la Sécurité sociale verse 60 % du salaire journalier pendant les 28 premiers jours d’arrêt, puis 80 % à partir du 29e jour. En revanche, la diminution du plafond de calcul entraîne une forte baisse des montants maximaux.
Actuellement, un salarié peut percevoir jusqu’à 240 euros par jour pendant les quatre premières semaines, puis 320 euros au-delà. À compter de novembre, ces montants seront limités à 65,17 euros par jour pendant les 28 premiers jours, puis 86,90 euros à partir du 29e jour.
Cette évolution touchera donc principalement les salariés dont la rémunération dépasse 1,8 Smic. Pour ceux dont le salaire est inférieur à ce seuil, les modalités de calcul ne devraient pas entraîner de diminution liée au nouveau plafond.
Des conséquences différentes selon les salariés
Cette baisse des prestations de la Sécurité sociale ne se traduira toutefois pas systématiquement par une perte de revenus. Les salariés bénéficiant de l’obligation légale de maintien de salaire par leur employeur conserveront leur niveau d’indemnisation, la diminution des indemnités journalières étant compensée par un complément plus important versé par l’entreprise.
En revanche, certains travailleurs pourraient subir directement les effets de la réforme. C’est notamment le cas des salariés ayant moins d’un an d’ancienneté, ainsi que des travailleurs temporaires ou intermittents, qui ne bénéficient pas de cette obligation légale de maintien de salaire.
Pour les entreprises, le changement pourrait également avoir un coût. La réduction de la part prise en charge par la Sécurité sociale augmentera mécaniquement les compléments à verser aux salariés concernés. Les employeurs couverts par un régime de prévoyance complémentaire pourraient également faire face à une hausse de leurs cotisations.
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Le nouvel article, intitulé « Météo. Quel temps fera-t-il à Noisy-le-Grand et ses environs le vendredi 23 octobre 2026 ? », vient d’être publié.
La matinée débutera sous un ciel couvert, avec une température stable autour de 12 °C. Le vent, d’abord orienté au Sud avec une vitesse proche de 30 km/h et des rafales atteignant 60 km/h, se renforcera en basculant vers le Sud-Sud-Ouest. En fin de matinée, il soufflera autour de 40 km/h avec des rafales pouvant atteindre 75 km/h. L’humidité restera élevée et la couverture nuageuse uniforme, avant l’installation d’une bruine forte à partir de la fin de matinée.
L’après-midi restera frais avec une température stable de 12 °C, dans le prolongement de la matinée. Le ciel demeurera couvert en continu, avec des périodes de bruine plus marquées surtout en début puis en milieu d’après-midi. Le vent soufflera fortement, autour de 40 km/h avec des rafales atteignant 80 km/h, d’abord de secteur Sud-Ouest avant de s’orienter vers l’Ouest-Sud-Ouest. L’humidité restera importante, sans variation brutale, maintenant une ambiance humide.
Au cours de la soirée, dans la continuité de cette journée agitée, la température reculera de 12 °C en début de période à 9 °C vers 23 h. Le ciel restera largement couvert, avec un bref amincissement de la nébulosité autour de 20 h, avant un retour d’une couverture uniforme, puis l’apparition d’une bruine marquée en fin de soirée. Le vent d’Ouest-Sud-Ouest se maintiendra entre 20 et 35 km/h, avec des rafales proches de 70 km/h, tandis que l’humidité gagnera en intensité.
Dans la nuit de vendredi à samedi, dans le prolongement de la soirée, la température restera stable autour de 9 °C jusqu’à 2 h, puis descendra vers 8 °C en fin de nuit. Le vent soufflera d’Ouest-Sud-Ouest entre 20 et 25 km/h, avec des rafales atteignant ponctuellement 50 km/h, puis faiblira vers 15 km/h. Après une bruine marquée en début de nuit, le ciel passera d’un aspect nuageux à dégagé avant de se couvrir de nouveau. L’humidité demeurera élevée.
Pour la journée de samedi, dans la continuité de la nuit, les températures évolueront de 8 °C au petit matin à 12 °C en fin d’après-midi. Le début de journée sera marqué par une bruine soutenue, qui s’atténuera ensuite pour laisser place à un ciel durablement couvert en milieu de journée. L’humidité restera élevée sans variation nette. Le vent, de secteur Sud-Ouest à Sud-Sud-Ouest, se renforcera peu à peu, de 15 à 25 km/h avec des rafales comprises entre 35 et 40 km/h.
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NOISY-LE-GRAND : La ville au Bord du Gouffre Financier et moral
Les conclusions d’un audit financier récent mettent en évidence une situation financière alarmante pour Noisy-le-Grand, qui s’est détériorée entre 2020 et 2025.
En 2020, Noisy-le-Grand jouissait d’une situation financière favorable, mais au fil du temps, elle a observé une dégradation de sa situation et une détérioration de la qualité de sa gestion publique
La municipalité actuelle, dirigée par BRIGITTE MARSIGNY, n’a pas su prévoir et a laissé des dérives s’installer de façon durable.
Cette étude a été réalisée par le site Bilan de Mandat, qui a collecté les données budgétaires disponibles en ligne par le ministère des Finances, remontant sur 7 ans
Réduction de la qualité des services publics NOISÉENS
Une gestion financière non optimale mènera inévitablement à des diminutions des budgets alloués aux services publics à l’horizon 2026-2027, ce qui se traduit par :
Resserrement des effectifs : Effectifs réduits pour fournir des services essentiels comme la propreté, la sécurité ou l’éducation.
Réduction de la fréquence des offres de services : Réduction des passages pour la collecte des déchets et horaires restreints pour les bibliothèques et centres communautaires.
Réduction du niveau de satisfaction des usagers : Les habitants, déjà critiques envers les services municipaux, subiront la dégradation de la qualité des services et en pâtiront en premier, alors que leur contribution reste au-dessus de la moyenne.
Défis pour recruter et maintenir les talents
L’instabilité de la ville, tant sur le plan financier que sur celui de l’exemplarité, va entraver l’attraction et la rétention des talents, tant parmi le personnel municipal que dans le tissu associatif :
Rotation fréquente du personnel : Les employés vont se tourner vers d’autres opportunités, entraînant des coûts considérables en matière de formation et d’intégration.
Baisse de l’expertise : Le manque de personnel compétent va dégrader la qualité des services et l’innovation au sein de la collectivité.
Problèmes pour mettre en œuvre des projets: L’absence de personnel compétent va nuire à la réalisation de projets importants pour la collectivité.
Démotivation liée à la perte d’intérêt pour une ville qui, en 5 ans, a été transformée en l’une des principales cités dortoirs de son département.
Répercussions sur l’économie locale
Une gestion financière peu efficace influencera également le développement économique, notamment :
Diminution des investissements financiers : Les sociétés pourraient hésiter à s’établir dans une collectivité en difficulté financière, réduisant ainsi les chances d’emploi.
Réduction de l’attrait : Une gestion inefficace va ternir l’image de la collectivité, compliquant ainsi l’attraction de nouveaux résidents ou investisseurs.
Diminution des ententes : Les collectivités en difficulté rencontreront des défis pour créer des alliances avec d’autres organisations, ce qui limitera les possibilités de collaboration.
Risque majoré de défaillance économique
Les subventions gouvernementales qui, il y a encore quelques années, aidaient à surmonter les difficultés financières, ne sont plus disponibles. Dans le contexte de sa situation difficile, la ville n’a plus de possibilités d’action, ce qui va provoquer :
Instabilité financière : Une dépendance excessive aux aides financières va rendre la collectivité fragile face aux changements de politique ou de financement au niveau national.
Érosion de l’indépendance : Les collectivités perdront une part de leur indépendance à cause des exigences liées aux subventions.
Défis dans la planification sur le long terme : Compter sur des financements externes compliquera la planification budgétaire et l’exécution de projets à long terme.
Situation d’endettement et classification de la dette
La municipalité de Noisy-le-Grand est affectée par un endettement qui a pris des proportions ingérables. Cette situation a des implications notables :
Augmentation des dépenses d’intérêt : La montée de l’endettement génère des frais d’intérêt plus lourds, limitant les ressources pour d’autres investissements.
Réduction des investissements possibles : Un niveau d’endettement trop élevé restreint la capacité de la ville à investir dans des projets d’infrastructure et des services publics essentiels.
Risque de non-paiement : Une dette incontrôlable accroît le risque de non-paiement, ce qui va entraîner des pénalités financières ou des limitations imposées par les créanciers.
Baisse de la confiance des investisseurs : L’état financier précaire va faire hésiter les investisseurs, limitant ainsi le dynamisme économique local.
Répercussions sur la qualité de crédit: Une gestion inappropriée de la dette accroît le risque de non-remboursement, ce qui va entraîner des pénalités financières ou des limitations imposées par les créanciers.
Compensation des travailleurs
La rémunération des agents de la ville constitue une part significative des coûts, atteignant en 2025 un seuil inquiétant sans que les salaires n’augmentent proportionnellement. Les effets découlant de cette situation sont variés :
Désintérêt des agents historiques : L’absence d’augmentation des salaires pour les employés vétérans va provoquer une démotivation, influençant la qualité des services offerts.: Instabilité du personnel
Fluctuation importante des employés : Des salaires peu évolutifs vont pousser les agents à chercher des emplois ailleurs, augmentant le turnover et les coûts de formation pour la ville.
Différences de rémunération : Les disparités salariales entre les nouveaux agents et les agents vétérans vont générer des conflits au sein de l’équipe municipale.
Affaiblissement de la qualité des services publics : Une équipe désengagée et instable va réduire la qualité des services publics, touchant directement les citoyens.
Contrainte budgétaire: L’obligation de conserver des salaires élevés pour séduire de nouveaux talents va engendrer une pression accrue sur le budget de la commune.
FAQ concernant la municipalité de Noisy-le-Grand
Qui exerce la fonction de maire dans Noisy-le-Grand ?
BRIGITTE MARSIGNY
Quelles options d’information existent dans Noisy-le-Grand ?
Principalement, les informations accessibles en ligne. Les citoyens peuvent consulter les actualités et le journal municipal de leur commune ainsi que des villes proches. Sur le site de la municipalité, il est possible de consulter la page d’accueil destinée aux nouveaux habitants, les numéros utiles pour des démarches variées, l’annuaire des PME, les journées et activités gratuites, les informations relatives à la rentrée scolaire, les menus des cantines, l’espace de confidentialité pour les comptes familles et les démarches administratives, notamment celles liées au secteur scolaire. Sur d’autres sites web, qui ne relèvent pas de la mairie, les citoyens peuvent consulter des informations sur les événements culturels (spectacles, théâtre, festivals) qui contribuent à l’animation de la vie locale et favorisent l’accès à la culture.
Quelles options s’offrent à nous pour participer aux activités des associations ?
Dans chaque ville, il est évident que le nombre d’associations et le calendrier de leurs activités (théâtre, festival…) sont importants et indépendants des orientations de la mairie. Les associations, comme dans l’ensemble de la France, proposent divers événements tout au long de l’année. Pour ceux qui veulent participer, il est aisé de s’inscrire à ces activités en ligne, où un simple clic permet de consulter l’agenda des événements ou d’obtenir les coordonnées des responsables. Rejoignez-nous en un clic.
Quel est le statut des associations locales dans Noisy-le-Grand ?
Les associations locales participent activement à la vie culturelle. Si vous désirez les coordonnées d’une association, l’annuaire en ligne du site de la mairie de Noisy-le-Grand est disponible.
Quelle est la conclusion fondamentale de l’audit des finances de Noisy-le-Grand ?
L’enquête indique une détérioration alarmante des finances publiques et de la gestion de Noisy-le-Grand, révélant une imprudence tant sur le plan financier que dans la gestion publique.
Quels éléments ont joué un rôle dans cette crise financière ?
Même si la situation économique a son importance, deux tiers des difficultés rencontrées sont dues aux choix politiques de la municipalité sous la direction de BRIGITTE MARSIGNY.
Quelles activités historiques et culturelles sont disponibles ?
L’identité d’une ville est façonnée par son histoire. La construction de la mairie ou de l’hôtel de ville, les anciennes images de l’école, et le savoir-faire des métiers d’autrefois permettent une exploration gratuite, ainsi qu’une transmission et une conservation de ce patrimoine communal. À travers toute la France, la politique de sensibilisation garantit que le patrimoine de la ville demeure vivant et accessible pour les générations à venir.
Un grave accident du travail s’est produit ce mercredi 21 octobre 2026, en début d’après-midi, à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Les faits sont survenus au sein d’un garage, situé sur la route de Gap.
Selon les premiers éléments recueillis, un ouvrier était en train d’intervenir sur une disqueuse pour en démonter la protection lorsque le drame s’est produit.
Le disque de l’appareil a subitement éclaté, projetant des débris qui ont grièvement touché la victime à la gorge. Pris en charge en urgence absolue par les sapeurs-pompiers, l’employé a été médicalisé sur place. Son pronostic vital est actuellement fortement engagé.
Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident. Les investigations ont été confiées à la gendarmerie de Sisteron, qui travaille en étroite collaboration avec l’inspection du travail afin de vérifier la conformité du matériel et le respect des règles de sécurité.
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Le décret n° 2026-909 du 30 septembre 2026 abaisse le plafond du salaire pris en compte pour les indemnités journalières d’accident du travail, de 400,82 € à 108,62 € par jour
Dès le 1er novembre 2026, l’indemnité maximale tombe de 240,49 € à 65,17 € par jour pendant 28 jours, puis de 320,66 € à 86,90 €
Seuls les salariés gagnant plus d’environ 3 300 € brut par mois (1,8 Smic) perdent de l’argent
Seuls les accidents survenus à partir du 1er novembre sont concernés : un accident d’octobre reste payé à l’ancien tarif
À partir du 1er novembre 2026, la Sécurité sociale ne versera plus que 65,17 € brut par jour, au maximum, à un salarié victime d’un accident du travail pendant les 28 premiers jours d’arrêt. Ce plafond était de 240,49 € jusqu’au 31 octobre.
La baisse vise les salaires supérieurs à environ 3 300 € brut par mois. En dessous, rien ne change dans le calcul de l’indemnité.
De combien baissent les indemnités journalières d’accident du travail le 1er novembre ?
Le salaire journalier pris en compte est désormais plafonné à 0,226 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 108,62 € brut en 2026. L’ancien plafond était de 0,834 %, soit 400,82 €, selon Lefebvre Dalloz.
L’indemnité journalière représente 60 % de ce salaire pendant 28 jours, puis 80 % à partir du 29e jour. Voici les maximums bruts, avant et après la réforme :
Période de l’arrêt
Maximum jusqu’au 31 octobre
Maximum dès le 1er novembre
28 premiers jours (60 %)
240,49 €
65,17 €
À partir du 29e jour (80 %)
320,66 €
86,90 €
Le plafond de 108,62 € correspond à un salaire d’environ 3 300 € brut par mois, soit 1,8 Smic. C’est cette limite qui décide si vous êtes touché.
Un salarié à 4 500 € brut par mois perdrait-il vraiment 660 € ?
Oui, sur les quatre premières semaines d’arrêt. Prenons un cadre à 4 500 € brut par mois, soit environ 148 € par jour (notre calcul).
Avant la réforme, son indemnité était de 88,76 € par jour pendant 28 jours. Après le 1er novembre, elle passe à 65,17 € par jour. L’écart atteint environ 24 € par jour, soit près de 660 € sur 28 jours.
À partir du 29e jour, le taux monte à 80 %, mais le plafond de 86,90 € s’applique : la perte quotidienne dépasse alors 30 € pour ce même salarié.
À l’inverse, un salarié à 2 500 € brut par mois (environ 82 € par jour) reste sous le plafond. Son indemnité ne bouge pas.
Votre accident d’octobre sera-t-il payé au nouveau tarif ?
Non. La règle dépend de la date de l’accident, pas de la date de l’arrêt ni de celle du paiement. Les nouvelles règles s’appliquent aux arrêts résultant d’un accident survenu à compter du 1er novembre 2026, accidents de trajet compris.
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Un salarié blessé le 28 octobre et arrêté jusqu’en décembre garde donc l’ancien plafond sur toute la durée de son arrêt. Pour une maladie professionnelle, la date de première constatation médicale joue le rôle de date d’accident.
Votre employeur ou votre prévoyance peut-il compenser la baisse ?
Peut-être, mais rien n’est automatique. Les salariés ayant au moins un an d’ancienneté peuvent bénéficier d’un complément de salaire de l’employeur. Les intérimaires, saisonniers et travailleurs à domicile n’y ont pas droit au titre du régime légal.
La convention collective peut prévoir mieux, parfois dès l’embauche. Votre employeur doit pouvoir vous indiquer ce qu’elle prévoit.
Les contrats de prévoyance comptent aussi : leurs garanties sont souvent calculées en complément des indemnités de la Sécurité sociale. Si la base baisse, le complément peut baisser avec elle selon les clauses du contrat.
Ce que vous devez faire
Relevez la date exacte de votre accident : avant ou après le 1er novembre, le régime n’est pas le même.
Calculez votre salaire journalier : salaire mensuel brut divisé par 30,42. Au-dessus de 108,62 €, vous êtes plafonné.
Lisez votre convention collective et demandez à votre employeur s’il maintient le salaire.
Relisez votre contrat de prévoyance et interrogez l’assureur sur l’effet du nouveau plafond.
En cas de désaccord sur le montant versé, contactez votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
Que changera encore le 1er janvier 2027 ?
Un autre texte prévoit que, pour les accidents survenus à partir du 1er janvier 2027, les indemnités journalières ne pourront plus être versées que pendant quatre ans au maximum. Aujourd’hui, la durée n’est pas bornée. Cette échéance reste à confirmer sur le texte officiel avant d’en tirer des conséquences pour un arrêt long.
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Ce sont les quelques traces qu’Isabelle et Coline Lousteau, son ex-épouse et sa fille, ont gardées de lui. Jean-Luc Lousteau est mort en 2013 après un accident sur la base navale militaire de l’île Longue (Finistère), où il travaillait. « Pendant longtemps, je n’ai pas pu jeter ses affaires, ses vêtements, ses souvenirs. Et puis, l’année dernière, alors que j’achetais ma maison avec la vente de l’appartement de mon père, je me suis dit qu’il fallait avancer », raconte Coline, 25 ans, les joues inondées de larmes. À ses côtés, Isabelle, l’ex-compagne, aux yeux rougis, enrage : « J’aurais pu accepter un accident de voiture, la faute à pas de chance, quelque part. Mais là, non : on ne va pas au travail pour mourir. »
Le 12 juillet 2013, la terrible nouvelle s’est abattue sur la famille du quinquagénaire. Alors que Jean-Luc Lousteau sécurisait un tube lance-missile sur un sous-marin nucléaire, la chute du garde-corps d’une grue lui a sectionné la moelle épinière. Un accident du travail mortel tel qu’il s’en produit plusieurs centaines en France chaque année, et dont le décompte est très en deçà de la réalité (lire l’encadré). Ils sont en constante augmentation et « concernent à plus de 90 % des hommes dans tous les secteurs », selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail dans un rapport sur les accidents du travail de 2022.
Matthieu Lépine, professeur d’histoire-géographie, relève chaque jour les accidents mortels dans la presse locale et diffuse ces chiffres sur les réseaux sociaux. Il a fait de ce travail de recensement un livre, L’Hécatombe invisible. Une enquête sur les morts au travail (Seuil, 2023). Alors que « le BTP, l’industrie, les transports, l’agriculture sont les secteurs les plus touchés et [que] leur main‑d’œuvre est surtout masculine », il observe que, « dans presque 100 % des cas, lorsque des familles [le] contactent, ce sont des femmes qui [lui] écrivent ». Des mères, des sœurs, des filles, qui doivent faire face à la justice et aux employeurs. Ceux-ci sont en effet tenus, selon le Code du travail, à une obligation générale de santé et de sécurité. Si elle n’est pas respectée, ils s’exposent à des condamnations sur le plan pénal et à des indemnisations civiles pour la famille de la victime.
Coline et Isabelle Lousteau tiennent un portrait de Jean-Luc Lousteau. Crédit : Louise Quignon pour La Déferlante
« La seule chose que je veux entendre dire, c’est que cette mort n’aurait pas dû avoir lieu et que l’entreprise est responsable », tance Isabelle Lousteau. Treize ans que la comptable attend l’issue du procès et qu’elle se bat avec sa fille, Coline, pour une reconnaissance de la faute de l’employeur, sous-traitant de l’armée, dans l’accident de Jean-Luc Lousteau, qui avait déjà perdu un doigt au travail quelques mois plus tôt.
Les suites de son décès, qui a occasionné des conflits dans la famille, les ont malmenées toutes les deux. Mère et fille se sont finalement retrouvées pour le combat judiciaire alors que le fils est resté à l’écart. Cette répartition genrée des rôles n’étonne guère la sociologue et historienne à l’Iris-Université Sorbonne Paris Nord, Anne Marchand : le combat de ces femmes, « c’est le care : prendre soin, permettre la continuation de la vie, de l’organisation familiale. La charge n’est pas seulement dans le travail à faire, mais également dans le travail émotionnel et dans la responsabilité qui incombe à ces femmes. »
Delphine T.* a elle aussi pris en charge les suites du décès de son fils de 18 ans, Paul*, survenu sur son lieu de travail saisonnier en 2022. La nouvelle l’a « anéantie », confie-t-elle dans son salon, face au guéridon recouvert des photos de son aîné disparu, et lui a « fait perdre le goût à la vie ». Le plus difficile à endurer pour elle, c’est de ne pas pouvoir parler de cet être si cher avec son mari et sa fille, qui préfèrent éviter le sujet. « Je sais qu’il faut avancer, qu’on ne peut pas vivre avec le passé, mais c’est quand même une partie de nous », s’excuse-t-elle, submergée par l’émotion. À la douleur de penser chaque jour à mettre une assiette de moins sur la table s’ajoute le manque d’informations pour mener à bien les démarches en justice. Delphine T. a ainsi appris trop tard qu’il existait un délai de prescription de deux ans pour la reconnaissance des préjudices subis par le pôle social du tribunal judiciaire, cette instance qui verse des dommages et intérêts aux ayants droit de la victime.
Rester debout
En 2023, cherchant de l’aide pour continuer le combat sur le plan pénal, Delphine T. est tombée sur le Collectif familles stop à la mort au travail. Né en 2022, il rassemble une quarantaine de familles – en très grande partie des femmes – dont un·e proche est mort·e au travail. L’objectif ? Se soutenir, s’entraider et alerter l’opinion publique sur l’« hécatombe » documentée par Matthieu Lépine. Delphine T. est alors accompagnée par un cabinet d’avocates spécialisé dans le droit du travail, le cabinet Nicolau, qui propose des rendez-vous collectifs et des permanences individuelles gratuites aux parent·es pour les informer sur les démarches à suivre. « J’ai noté pendant une des dernières réunions qu’il n’y avait que des participantes. Et que, quand il y avait des fratries impliquées, c’était souvent les sœurs que l’on voyait », déclare l’avocate Delphine Sanchez Moreno, du cabinet Nicolau. Les délais des démarches sont dissuasifs, relève-t-elle par ailleurs, mais « lorsque la personne est décédée, il y a une forme de reconnaissance symbolique à gagner pour les proches ».
Delphine T. a donc fait appel au cabinet Nicolau et retrouve un mince espoir après avoir été rongée par la culpabilité. « On m’a imprimé dans le cerveau que c’était la faute de Paul s’il était décédé », raconte-t-elle. « Dans l’imaginaire de beaucoup de gens, l’accident du travail est considéré comme allant de soi, on entend dire que le risque zéro n’existe pas », déplore Matthieu Lépine. Le lanceur d’alerte, comme on le qualifie souvent, dénonce le traitement de cette mortalité au travail « toujours sous l’angle du fait divers, toujours sous l’angle de la faute individuelle ». Alors que, selon lui, il s’agit clairement d’un « fait social majeur ».
« On attend des hommes qu’ils supportent la pression et qu’ils prennent des risques face aux dangers. » Haude Rivoal, sociologue et autrice
Le secrétaire CGT de la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement, Frédéric Mau, abonde : « C’est bien simple : le prolétariat était sacrifiable hier, il l’est aujourd’hui, il le sera demain. » Selon lui, les employeureuses font courir les risques d’accident à « une population invisibilisée par l’ubérisation du travail », en faisant appel à une « cascade de sous-traitants, quand ce ne sont pas des travailleurs sans papiers ».
Magda, Laura et Ophélye* font le même constat. La mère et ses deux filles ont perdu leur fils et frère, Tennessee, électricien en intérim de 28 ans, en 2022 à Acigné, près de Rennes. « Titi », comme elles l’appellent encore avec tendresse, a été percuté à bord d’une nacelle élévatrice par un convoyeur aérien qui tournait à vide sur un chantier d’extension d’usine. « C’est le rendement au détriment de la santé, on pousse les ouvriers à en faire toujours plus », déplore Magda, un tee-shirt du Stade rennais floqué du nom de son fils – un fan du club de foot breton – sur le dos.
Des vies qui pèsent peu face au profit
La tragédie, dont elles ont appris le détail par la presse, a renforcé les liens de ce trio de femmes soudé et encore bouleversé par l’événement. Elle les a également révoltées, quand elles ont découvert les nombreux manquements à la sécurité relevés par l’enquête sur le chantier. À cela s’est ajouté le mépris de l’employeur, « qui n’a même pas osé nous regarder dans les yeux pendant le procès ». « On dirait que ça vaut moins cher de payer une amende que de mettre tout en place pour qu’un accident comme ça n’arrive pas », s’indigne Laura, 30 ans, la cadette. C’est elle qui a pris en charge toutes les démarches administratives après la mort de son frère « car les papiers, ça [la] connaît ».
« L’accident mortel au travail, avance la sociologue Anne Marchand, est l’indice extrême de la faillite du respect du droit du travail. » Pour la chercheuse, plusieurs critères peuvent en partie expliquer ces décès, qui touchent parfois de très jeunes stagiaires ou apprentis de 15 ou 16 ans, à l’image d’Axel Darthenay, stagiaire de seconde écrasé par une palette dans un magasin Gifi à Saint-Lô en 2025, ou de Calvin Simon, un autre adolescent, écrasé par un chariot élévateur lors d’un stage dans une entreprise de BTP à Bagnols-sur-Cèze (Gard) en avril 2026. L’organisme de santé et sécurité au travail INRS indique à ce sujet que « les salariés de 15 à 24 ans ont 1,5 fois plus d’accidents du travail que le reste de la population ». Anne Marchand explique cette surmortalité par des dérogations de plus en plus nombreuses au Code du travail, une inspection du travail elle-même en sous-effectifs et en grande souffrance, des sanctions financières « sans doute pas assez dissuasives ». Sans compter l’externalisation, pratiquée de façon croissante par les entreprises. Ces dernières s’appuient sur des intérimaires, des sous-traitants, voire des autoentrepreneureuses pour effectuer diverses tâches, parmi « les plus exposées au risque », précise-t-elle. Cela dans une « organisation du travail qui oblige à aller vite » et alors que les injonctions à la virilité « amènent les hommes à se dépasser. On attend d’eux qu’ils supportent la pression et qu’ils prennent des risques face aux dangers », souligne la sociologue Haude Rivoal, autrice de La Fabrique des masculinités au travail (La Dispute, 2021).
Morts au travail : des chiffres largement sous-estimés
Le nombre de morts au travail est largement sous-évalué en France, puisqu’il n’existe pas de comptage global de ceux-ci. Le régime général de l’Assurance maladie en recensait 764 en 2025 contre 733 en 2019. Mais il ne prend pas en compte de nombreux secteurs d’activité, dont l’agriculture – un des plus accidentogènes –, la pêche ou la fonction publique. Impossible dès lors de savoir combien de personnes sont victimes d’« employicide » chaque année en France.
Une opacité dénoncée par le Collectif familles stop à la mort au travail, qui déplore l’« invisibilisation » de la mort au travail. C’est aussi ce que Frédéric Mau, représentant fédéral CGT des métiers du bâtiment, constate dans sa branche d’activité, parmi les plus dangereuses en France : « Les intérimaires, les travailleurs détachés, les travailleurs sans papiers… ceux-là ne sont pas comptabilisés. » Le syndicaliste dit recevoir tous les jours des annonces de décès sur les chantiers et voir régulièrement des « vidéos de cercueil qui rentrent dans les pays d’origine des ouvriers ». La première mesure portée par le Collectif familles stop à la mort au travail et les parlementaires européen·nes de La France Insoumise vise d’ailleurs juste : pour endiguer cette surexposition aux risques, elle est de « réviser et systématiser les données récoltées au niveau européen concernant les accidents du travail et l’employicide ».
De quoi déresponsabiliser les employeurs ? Magda et ses filles le croient, elles qui ont fait appel du jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Rennes en décembre 2025 à l’égard des deux sociétés impliquées dans la mort de Tennessee, condamnées à verser 800 euros chacune pour le préjudice moral subi par la famille. « C’est largement insuffisant », plaident celles qui ont fait de la disparition de Tennessee un moyen d’alerter sur cette surexposition aux risques d’accidents mortels, qui touche la France plus qu’aucun autre pays de l’Union européenne (UE).
Des morts politiques
« Je me bats pour éviter que ça recommence. Si ça peut sauver ne serait-ce qu’une vie, ce sera déjà bien », avance Magda. La quinquagénaire a rejoint le Collectif familles stop à la mort au travail, a assisté aux procès intentés par d’autres membres de l’association et a participé à une marche blanche en hommage à un homme mort au travail à Concarneau.
L’ex-ouvrière dans le bâtiment fait aussi de la prévention quand l’association a, de son côté, transformé la mort au travail en question politique en alertant élu·es et pouvoirs publics. Elle a récemment obtenu de parlementaires européen·nes de La France insoumise (LFI) une résolution sur le sujet, qui vise à inscrire dans l’agenda politique une lutte plus vigoureuse sur la mortalité au travail dans l’UE. « Dès lors que les familles de victimes se sont saisies du sujet, nous avons pu avancer à petits pas dans l’éradication de ce fléau », décrit Marina Mesure, eurodéputée LFI et ancienne syndicaliste CGT construction, qui se bat contre la mort au travail depuis de longues années.
À Vitré (Ille-et-Vilaine), le 12 mai 2026, Laura, Magda et Ophelye (de gauche à droite) tiennent une photo de Tennessee, leur fils et frère, mort à bord d’une nacelle élévatrice à Acigné, près de Rennes, en 2022. Crédit : Louise Quignon pour La Déferlante
La feuille de route que l’élue porte avec d’autres parlementaires européen·nes contient 14 mesures pour combattre « le crime d’employicide », comme ils et elles souhaitent qu’il soit nommé : renforcer les effectifs de l’inspection du travail, écarter les entreprises condamnées des marchés publics, « limiter, voire interdire la sous-traitance », ajoute Marine Mesure, ou encore mettre en place un fonds de soutien aux familles des victimes financé par les employeurs. « Nous voulons que l’action de l’Union européenne sur la santé et la sécurité au travail soit prioritaire », affirme l’eurodéputée, qui a choisi de soumettre chacune des résolutions séparément plutôt que de tenter de faire voter un texte complet, « qui aurait peu de chance de passer ». L’une de ces résolutions, votée en juin 2026, va déjà voir le jour : l’instauration d’une journée en souvenir des victimes des accidents du travail, le 8 août. Une avancée, même si, insiste le lanceur d’alerte Matthieu Lépine : « On ne peut pas se cantonner à des mesures symboliques. »
Rendre l’affaire publique
Pour Takounda et Arnaud Ngangro-Struillou, rendre public le drame doit être systématique pour que les choses changent. Le couple vit encore dans sa maison près de Morlaix (Finistère), entouré des affaires de leur fils, récupérées dans son appartement. Clément a perdu la vie en 2023 après un accident survenu dans une ferme maraîchère à La Roche-Maurice (Finistère). Une machine agricole « de bric et de broc », fabriquée par un garagiste du coin, a happé celui qui, à 28 ans, enchaînait les CDD depuis cinq ans et sortait tout juste d’un arrêt de travail pour une tendinite. « Il m’avait dit que c’était sa dernière saison… », se rappelle la mère de ce garçon « gentil, aimé de tous, grand lecteur ».
Le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest archive toutes les traces de combats pour faire reconnaître la responsabilité des géants de l’agroalimentaire dans les maladies professionnelles liées aux épandages de produits toxiques. Photo : Louise Quignon pour La Déferlante
Au décès de son fils, Takounda Ngangro-Struillou s’est effondrée au point de ne plus s’alimenter. Elle est désormais déclarée en invalidité au travail. Son mari, Arnaud, et leur fille, Erena, ont maintenu le foyer à flot. Ce n’est que plus tard que la famille s’est tournée vers une avocate pour entamer des démarches judiciaires. « On veut que l’employeur et le fabricant de la machine soient condamnés très sévèrement et que ça se sache ! », explique le père de famille de 53 ans, alors que son épouse, du même âge, regrette le peu d’écho de l’affaire : « Jusqu’ici, c’est comme si les médias et les politiques cachaient ce qu’il s’était passé. » Un premier jugement en mai 2026 a reconnu l’employeur et le mécanicien coupables de la mort de Clément Ngangro-Struillou, décrivant par la même occasion l’absence de formation à la sécurité des ouvrier·es agricoles de la ferme. Le fabricant de la machine a fait appel. Pas de quoi entamer la volonté de Takounda Ngangro-Struillou, qui a apporté une série de photos de son fils au tribunal : « Le procès est éprouvant psychologiquement, mais j’ai dit que j’irais jusqu’au bout. »
René Louail, Édith Le Goffic et Serge Le Quéau (de gauche à droite) se battent depuis six ans pour faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur pour la mort de Gwenaël Le Goffic, intoxiqué par des insecticides interdits sur son lieu de travail. Crédit : Louise Quignon pour La Déferlante
Édith Le Goffic a elle aussi accepté de mettre en lumière dans les médias son combat de plus de six ans pour faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur après le décès de son mari, Gwenaël Le Goffic. Un jour de mars 2014, son conjoint s’est donné la mort sur son lieu de travail, l’entreprise de nutrition animale Nutréa de Plouisy (Côtes‑d’Armor). À 41 ans, le chargé de produits médicamenteux pour porcelets, qui enchaînait d’éreintantes journées, avait été intoxiqué deux mois plus tôt par des insecticides interdits sur son lieu de travail, comme d’autres salariés. Gwenaël Le Goffic, à bout, a laissé un mot à sa compagne sur la même étiquette bleue que les poussières des substances nocives qu’il avait inhalées à son poste. Comme une alerte sur les conditions de travail qu’il avait endurées et qui l’ont conduit à ce geste fatal. « Très vite, j’ai voulu aller voir le bâtiment où cela s’était produit », décrit avec émotion Édith Le Goffic. La scène l’a choquée : « Il n’y avait pas d’extracteur de poussières, pas de gants, pas de masque, aucune protection. Je me suis dit que ce n’était pas possible de travailler dans de telles conditions. »
Dès lors, Édith Le Goffic s’est battue. Pour la mémoire de son mari, épuisé par son travail, et pour ses deux enfants, avec les autres salarié·es contaminé·es aux pesticides. Elle a refait toute l’enquête. A pris contact avec d’ancien·nes collègues malades. S’est rapprochée du syndicat Sud Solidaires de Saint-Brieuc, qui menait la bataille judiciaire face à ce géant de l’agroalimentaire breton. Ensemble, et avec le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, qui venait de naître, elle est allée devant les tribunaux jusqu’à obtenir la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur quant au décès de son mari. Elle s’est même rendue à Bruxelles pour plaider leur cause. « Rien ne m’aurait arrêtée », avance-t-elle, quand, à ses côtés, le président du syndicat Sud Solidaires, Serge Le Quéau, la décrit comme une « sentinelle » sur la question de la santé et de la sécurité au travail. « Le combat d’Édith montre qu’on ne peut pas empoisonner les gens impunément », lance son autre voisin de table, le paysan et syndicaliste René Louail, qui a fait partie de cette lutte menée en commun dès les débuts. De cette lutte aussi environnementale que politique, Édith Le Goffic, qui n’ose se dire « fière », a conservé minutieusement chaque article. De quoi se souvenir du travail accompli. Et surtout de quoi ne pas oublier les raisons qui l’ont menée jusqu’ici : « Je n’ai pas envie que d’autres personnes vivent ce que j’ai vécu. »
* La famille a souhaité garder l’anonymat.
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Un vendeur, un caissier ou un agent de sécurité blessé ou choqué pendant le pillage de son magasin est en principe victime d’un accident du travail. La Sécurité sociale lui verse des indemnités journalières dès le lendemain de l’arrêt, sans délai de carence. Elle prend en charge ses soins à 100 % de son tarif, sans avance de frais. 2 délais courent tout de suite : 24 heures pour prévenir l’employeur, 48 heures pour que celui-ci déclare l’accident.
Un salarié agressé pendant un pillage est-il en accident du travail ?
Oui, en principe. Un accident survenu sur le lieu de travail est présumé d’origine professionnelle, même pendant une pause, et le dommage peut être physique ou psychologique. Le choc émotionnel qui suit une agression commise dans l’entreprise fait partie des situations reconnues. La caisse d’assurance maladie examine les faits et le certificat médical.
Si l’employeur ou la caisse conteste le caractère professionnel d’un accident survenu dans l’entreprise, c’est à eux de prouver que la lésion n’a pas de lien avec le travail. La reconnaissance d’un choc psychologique se fait au cas par cas, sur constat médical.
L’accident du travail ne se confond pas avec la maladie professionnelle, qui résulte d’une exposition prolongée. Il se distingue aussi de l’accident de trajet, qui survient pendant le déplacement entre le domicile et le lieu de travail. Un salarié agressé dans le magasin, pendant son service, relève de l’accident du travail. Les conséquences de l’accident de trajet sont différentes.
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Quelles démarches et quels délais pour le salarié et pour l’employeur ?
Le salarié informe son employeur dans la journée, ou au plus tard dans les 24 heures, par tout moyen. L’employeur déclare l’accident à la caisse d’assurance maladie dans les 48 heures, dimanches et jours fériés exclus. Le médecin de votre choix établit le certificat médical initial, qui décrit les lésions.
Déclaration et reconnaissance : deux étapes différentes
Déclarer l’accident et le faire reconnaître comme accident du travail ne reviennent pas au même. L’employeur déclare, et peut formuler des remarques argumentées sur le caractère professionnel. La caisse d’assurance maladie décide ensuite : elle dispose de 30 jours après la déclaration et le certificat médical initial, délai prolongé de 2 mois si une enquête complémentaire est nécessaire. Une déclaration n’est donc pas une reconnaissance.
Si l’employeur ne déclare pas l’accident, le salarié peut le faire lui-même auprès de la caisse dans les 2 ans. L’article sur l’accident du travail que l’employeur refuse de déclarer détaille cette démarche. Une absence de déclaration ou une déclaration hors délai est passible d’une amende, de 750 € au maximum pour une personne physique.
Le certificat médical initial est établi en 2 exemplaires. Il décrit les lésions, leur localisation, les symptômes et les séquelles éventuelles de l’accident. L’employeur remet aussi au salarié une feuille d’accident, à présenter à l’hôpital et en pharmacie pour ne rien avancer.
Combien et à partir de quand la Sécurité sociale verse-t-elle ?
Les indemnités journalières sont versées à partir du lendemain de l’arrêt de travail, sans délai de carence. Elles représentent 60 % du salaire journalier de référence pendant les 28 premiers jours, puis 80 % à partir du 29e jour, dans la limite d’un plafond. Pour un accident survenu avant le 1er novembre 2026, comme le 17 octobre, l’ancien plafond s’applique. Il baisse ensuite, comme l’explique l’article sur le nouveau plafond des indemnités d’accident du travail. Les soins liés à l’accident sont pris en charge à 100 % du tarif de la Sécurité sociale, sans avance de frais.
Prenons un exemple chiffré, avec des hypothèses : Samira, 29 ans, vendeuse à Toulouse, a perçu 1 800 € brut le mois précédant son arrêt. Son salaire journalier de référence est de 59,17 € (1 800 divisé par 30,42), soit une indemnité de 35,50 € par jour au taux de 60 %. Sur les 28 premiers jours, cela représente environ 994 € avant déduction de la CSG et de la CRDS. À partir du 29e jour, l’indemnité passe à 46,75 €, car l’indemnité ne peut pas dépasser le salaire journalier diminué de 21 % : 80 % de 59,17 € donneraient 47,34 €.
Selon l’entreprise, des indemnités complémentaires peuvent s’ajouter, versées par l’employeur ou par un assureur. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale ne compensent en effet qu’une partie du salaire. À la reprise du travail, l’employeur établit une nouvelle attestation de salaire qui indique la date de reprise effective.
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Choc psychologique et séquelles : jusqu’où va la prise en charge ?
Un choc psychologique constaté par un médecin est reconnu au même titre qu’une blessure physique, au cas par cas. Si des séquelles durables persistent, une incapacité permanente peut être reconnue et ouvrir droit à une indemnisation spécifique. Un salarié victime d’une infraction peut aussi s’adresser à la commission d’indemnisation des victimes d’infractions pour le complément.
Les indemnités de la Sécurité sociale compensent partiellement la perte de salaire. Une complémentaire santé et un contrat de prévoyance se comparent sur ce qu’ils ajoutent : remboursement du ticket modérateur, forfaits, capital ou rente en cas d’invalidité.
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Un accident du travail survenu ailleurs que dans un magasin, par exemple en télétravail, suit les mêmes règles de présomption. L’article sur l’accident du travail en télétravail en donne le détail.
Pour un dossier complet, le salarié rassemble :
le certificat médical initial ;
la feuille d’accident remise par l’employeur ;
la date, le lieu et le récit de l’agression, avec les noms d’éventuels témoins.
Gardez la feuille d’accident et tous les certificats médicaux. Vérifiez auprès de votre employeur que l’accident a bien été déclaré dans les 48 heures : à défaut, vous pouvez le déclarer vous-même à la caisse d’assurance maladie.
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Rome, 20 oct. (LaPresse) – « Les accidents et les décès au travail constituent l’une des urgences les plus graves de notre pays. Dans ce contexte, les journées d’étude qui débutent aujourd’hui offrent l’occasion d’examiner les points critiques du système et d’approfondir les stratégies d’intervention possibles. Chaque tragédie laisse une trace profonde dans les familles et les communautés, privées à jamais d’une partie d’elles-mêmes. Trop souvent, les économies financières et la précipitation opérationnelle l’emportent sur la protection des personnes, surtout dans les secteurs les plus exposés, où la fragmentation des marchés et des sous-traitances peut compromettre le respect des normes et une attribution claire des responsabilités. Lutter contre ces phénomènes nécessite des contrôles rigoureux, une formation adéquate et une culture de la sécurité répandue tout au long de la chaîne de production, notamment en tirant parti des opportunités offertes par les nouvelles technologies ». C’est ce qu’a déclaré le président de la République, Sergio Mattarella, dans le message envoyé pour inaugurer les États généraux sur la sécurité au travail, lu en ouverture des travaux par la présidente de la commission d’enquête sur les conditions de travail en Italie, Chiara Gribaudo.
Rome, 20 oct. (LaPresse) – « Les accidents et les décès au travail constituent l’une des urgences les plus graves de notre pays. Dans ce contexte, les journées d’étude qui débutent aujourd’hui offrent l’occasion d’examiner les points critiques du système et d’approfondir les stratégies d’intervention possibles. Chaque tragédie laisse une trace profonde dans les familles et les communautés, privées à jamais d’une partie d’elles-mêmes. Trop souvent, les économies financières et la précipitation opérationnelle l’emportent sur la protection des personnes, surtout dans les secteurs les plus exposés, où la fragmentation des marchés et des sous-traitances peut compromettre le respect des normes et une attribution claire des responsabilités. Lutter contre ces phénomènes nécessite des contrôles rigoureux, une formation adéquate et une culture de la sécurité répandue tout au long de la chaîne de production, notamment en tirant parti des opportunités offertes par les nouvelles technologies ». C’est ce qu’a déclaré le président de la République, Sergio Mattarella, dans le message envoyé pour inaugurer les États généraux sur la sécurité au travail, lu en ouverture des travaux par la présidente de la commission d’enquête sur les conditions de travail en Italie, Chiara Gribaudo.
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Les 783 accidents mortels (*) du travail en 2025 ne sont selon vous que l’arbre qui cache la forêt. Pourquoi ?
Raphaël Lenoir, chargé de plaidoyer à la la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath) : « Ces chiffres ne prennent pas en compte la réalité de tous les travailleurs en France. Les indépendants, les agents publics ou encore les agriculteurs n’apparaissent pas dans ces statistiques officielles. En intégrant les accidents subis par les salariés autres que dans le secteur privé, on arriverait malheureusement à un chiffre bien supérieur. On le voit bien en accompagnant au quotidien tous les travailleurs, la réalité des accidents du travail en France est toute autre. »
En ajoutant aux statistiques tous ces métiers, on arriverait à combien de décès par an ?
« Justement, nous n’avons aucun chiffre global à partir duquel on pourrait tirer une analyse et des enseignements. C’est bien le problème : le manque de connaissances précises sur la sinistralité du travail. Il existe en France une sous-déclaration constante de ces accidents, qu’elle vienne des salariés par méconnaissance de leurs droits ou des employeurs, certains d’entre eux continuant à penser qu’une déclaration d’accident est synonyme de paperasse administrative insurmontable. La Sécurité sociale évalue d’ailleurs cette sous-déclaration à deux à quatre milliards d’euros par an. L’Assurance maladie verse alors cette somme aux salariés en incapacité de travailler, alors que cela devrait être à la branche Accidents du travail et maladies professionnelles de le faire. »
« Connaître et évaluer la réalité des accidents du travail est essentiel »
C’est avant tout une question d’économies ?
« Pas seulement, parce que connaître la sinistralité avec précision permettrait d’identifier les secteurs où les risques sont plus importants qu’ailleurs et donc d’agir en conséquence, pour ensuite mettre en place une politique de prévention efficace et adaptée. C’est pourquoi nous appelons à une véritable prise de conscience collective, des salariés aux employeurs en passant par les pouvoirs publics mais aussi des médecins, afin de lutter efficacement contre ce phénomène de sous-déclaration. Connaître et évaluer la réalité des accidents du travail est essentiel. »
Depuis 2024, le gouvernement a pourtant mis en place un plan de prévention contre les accidents du travail. Insuffisant selon vous ?
« Ce plan a été mis en place à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024. À ce moment-là, on avait effectivement constaté quatre fois moins d’accidents du travail qu’en temps normal. Un résultat obtenu tout d’abord grâce à une meilleure coordination entre les différentes entreprises intervenant sur un même chantier. Savoir ce que les uns et les autres font en temps réel comme manœuvres ou comme travaux peut éviter bien des accidents. L’inspection du travail avait ensuite obtenu des moyens supplémentaires pour effectuer ses contrôles préventifs. Et enfin l’accent avait été mis sur la formation et la sensibilisation des jeunes et des intérimaires. Tout cela a porté ses fruits, mais il faut maintenant le généraliser à toute la France et tous les secteurs d’activité. Les bonnes pratiques mises en place pour les Jeux ont vite été oubliées. »
(*) Source : Rapport annuel 2025 de l’Assurance maladie sur les risques professionnels.
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C’est la consternation à Larajasse, un petit village de 2 000 habitants, situé à une trentaine de kilomètres de Lyon. Ce vendredi 16 octobre, plusieurs ouvriers s’affairent au sein de l’Ehpad La Passerelle, à la sortie de ce bourg des monts du Lyonnais. Un chantier est en cours pour rehausser d’un étage l’établissement.
Selon nos informations, le travail vient à peine de commencer quand survient l’accident. Le jeune ouvrier serait tombé du toit au moment où il installait ses outils. La chute, du haut de 12 mètres, a été malheureusement fatale et il n’a pas survécu.
Âgé de 30 ans, il travaillait depuis deux ans pour l’entreprise MFC Concept, basée à Pomeys. Sous le choc, son patron n’a pas souhaité s’exprimer, tout comme la directrice de l’Ehpad. « C’est une petite entreprise, tout le monde pleure », rapporte un proche du chef d’entreprise.
783 accidents de travail en 2025
Les gendarmes de la compagnie de Givors ont ouvert une enquête pour comprendre les circonstances de l’accident. L’inspection du travail se rend également sur place pour vérifier que toutes les consignes de sécurité ont bien été respectées.
Selon un rapport de l’assurance maladie publié ce mardi 13 octobre, 783 personnes sont mortes dans un accident du travail dans le secteur privé en 2025, soit 19 de plus qu’en 2024. Les malaises représentent plus de la moitié des cas.
À ces morts s’ajoutent 344 décès survenus lors d’accidents de trajet pour se rendre au travail, et 204 décès liés à des maladies professionnelles. Au total, 1 331 décès ont été recensés l’an dernier, 34 de plus qu’en 2024.
Les jeunes restent particulièrement exposés. Les moins de 25 ans représentent 11 % des salariés du régime général, mais 16 % des victimes d’accidents du travail.
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