Si les accidents du travail sont en légère baisse dans l’Union européenne, ceux entraînant un décès ont augmenté en 2023. Les écarts entre pays demeurent marqués, avec un taux d’incidence particulièrement élevé en France, même si ce chiffre est à relativiser.

En 2023, 3 298 personnes ont perdu la vie au travail dans l’Union européenne. D’après Eurostat, 12 vies supplémentaires se sont envolées par rapport à l’année précédente.
L’Office européen de statistique a recensé plus de 2,8 millions d’accidents du travail en 2023 (-5 % par rapport à 2022). 0,1 % d’entre eux ont entraîné la mort de la victime.
Comment Eurostat définit les accidents du travail ?
Pour Eurostat, « un accident du travail est défini comme un événement survenant au cours du travail et entraînant un préjudice physique ou mental. Les accidents mortels du travail sont ceux qui entraînent le décès de la victime dans l’année suivant l’accident. Les accidents du travail non mortels sont définis comme ceux qui entraînent au moins quatre jours calendaires complets d’absence du travail (ils sont parfois également appelés ‘accidents du travail graves’).«
La France enregistre le plus de morts au travail
Sans surprise, les quatre pays les plus peuplés de l’Union européenne enregistrent le plus grand nombre d’accidents mortels au travail. Mais avec 811 décès enregistrés en 2023, la France compte près du double de décès par rapport à ses voisins italien (473), allemand (403) et espagnol (355). Un écart qui s’explique en partie par une méthodologie différente (voir encadré plus bas).
A l’inverse, Malte (5), le Luxembourg (12) et Chypre (14) comptabilisent les totaux les plus faibles, mais sont également les États les moins peuplés parmi les Vingt-Sept.
Pour permettre de meilleures comparaisons, Eurostat propose également un taux d’incidence rapporté à la population active. Ainsi en 2023, l’Union européenne comptait 1,63 accident mortel pour 100 000 travailleurs.
Avec cet indicateur, la France reste tout de même en tête du classement avec 3,6 accidents mortels pour 100 000 travailleurs. Elle devance la Bulgarie (3,51) et Chypre (3,24). Trois pays enregistrent à l’opposé des taux inférieurs à 1 : les Pays-Bas (0,38), l’Allemagne (0,71) et la Grèce (0,91).
Les chiffres de la France sont-ils surévalués ?
Le nombre élevé d’accidents mortels dans l’Hexagone est à relativiser. Selon Eurostat, « la France dispose d’un système spécifique de notification et de reconnaissance des accidents du travail axé sur le signalement des événements liés au travail. Ce système ne fait généralement pas de distinction entre les accidents dont la cause principale est le travail et les accidents survenant au travail. […] Cela pourrait conduire à un nombre plus élevé d’accidents du travail déclarés en France par rapport à d’autres pays, y compris ceux qui ont des systèmes de déclaration des accidents similaires« .
L’institut statistique ajoute que les taux d’incidence peuvent être difficiles à interpréter. « La probabilité d’avoir un accident est, entre autres facteurs, liée à l’activité économique dans laquelle une personne travaille« . Or le poids des secteurs économiques, dont certains sont plus accidentogènes, est différent d’un pays à l’autre.
Enfin, les chiffres présentés par Eurostat diffèrent également de ceux donnés par l’Assurance maladie. Selon les chiffres officiels publiés par cette dernière, 759 décès ont été enregistrés en France en 2023.
Du côté des accidents non mortels, ayant occasionné une absence de travail d’au moins quatre jours, la France affiche également le taux d’incidence le plus élevé avec plus de 2 700 accidents enregistrés pour 100 000 travailleurs. Elle devance le Portugal (2 493) et l’Espagne (2 320).
A l’autre bout, on retrouve la Roumanie (60) et la Bulgarie (86), deux pays où les taux de décès étaient pourtant particulièrement élevés. Selon Eurostat, ces chiffres reflètent un fort sous-signalement, lié à des systèmes de déclaration peu développés et à une faible incitation à déclarer les accidents.
Des secteurs plus à risque
Le secteur de la construction reste, de loin, le plus dangereux pour les travailleurs européens. Près d’un quart (24 %) de tous les accidents mortels au travail en 2023 se sont produits sur les chantiers. Ce chiffre place la construction en tête des secteurs les plus à risque, devant le transport et l’entreposage (16 %), la fabrication (13 %) et l’agriculture, la sylviculture et la pêche (13 %).
Cette surreprésentation de ces secteurs s’explique en partie par la nature même du travail : exposition aux hauteurs, manipulation d’engins lourds, chutes d’objets, ou encore travail en extérieur dans des conditions parfois extrêmes.
Conséquence : les hommes sont plus susceptibles que les femmes d’être victimes d’un accident du travail. En 2023, deux accidents du travail non mortels sur trois dans l’UE concernaient des hommes, principalement car les secteurs les plus accidentogènes sont encore essentiellement masculins.
L’action de l’Union européenne pour la sécurité au travail
L’action de l’Union européenne en matière de sécurité au travail repose sur un socle juridique ancien. Le traité sur le fonctionnement de l’UE indique par exemple que « l’Union soutient et complète l’action des États membres » en faveur de » l’amélioration […] du milieu de travail pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs« .
Pour la période 2021-2027, la Commission européenne a mis en place un cadre stratégique. Cette feuille de route a donné lieu à des actions législatives concrètes, comme par exemple la révision de la directive « amiante » en 2023. Celle-ci abaisse fortement les valeurs limites d’exposition et modernise les méthodes de mesure.
Par ailleurs, l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) collecte des informations sur les bonnes pratiques en matière de sécurité et santé au travail pour les diffuser dans l’ensemble de l’Union européenne.
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