
Six mois d’ITT et des séquelles
En face, une femme de 51 ans revenait elle aussi de son travail. Et soudain, elle a vu cette voiture surgir devant elle, sans qu’elle ne puisse rien faire pour éviter la collision. Le choc fut particulièrement violent, même si les deux véhicules étaient conduits à allure normale. De sa voiture, le jeune homme, blessé, a pu sortir sans aide. Mais dans l’autre véhicule, la conductrice, blessée elle aussi, gravement, a eu besoin d’un secours pour sortir de sa voiture devenue un piège sous le choc.
Les secours se sont concentrés sur les lieux de l’accident : ambulances, secours routier, une équipe du Smur, et l’hélicoptère de la Sécurité civile, Dragon 50 qui s’est chargé, devant la gravité des blessures de la conductrice victime du choc, de la transporter au CHU de Caen. Le jeune conducteur, blessé à l’abdomen, l’intestin perforé, a été acheminé vers le centre hospitalier de Cherbourg.
La gravité des fractures et l’intensité des souffrances de la conductrice étaient telles qu’il a fallu la mettre sous coma artificiel. Elle a subi plusieurs opérations, et la médecine lui a reconnu une très longue période d’incapacité, soit 6 mois d’ITT. Aujourd’hui, son quotidien est toujours affecté. C’est pourquoi son avocate, Me Bot, a demandé que l’évaluation des préjudices qu’elle a subis et qu’elle subit encore se déroule lors d’une audience sur intérêts civils.
Un jeune très affecté
Au début du procès au tribunal de Cherbourg, mardi 2 décembre 2025, le jeune, sous le coup du stress, a fait un malaise qui a nécessité une suspension d’audience. Son avocate, Me Aumont, a fait part du poids qui pèse sur sa conscience d’avoir engendré de telles souffrances chez sa victime. Il n’est des jours, des semaines sans qu’il pense à elle. Il avait demandé des nouvelles à la famille. Ça lui a été refusé. Devant ce refus, il avait pris l’initiative de lui écrire, mais sa lettre n’a pas été transmise. Me Aumont a mis en garde contre l’image qu’on aurait pu construire d’un jeune indifférent. Ce n’est d’évidence pas le cas.
L’avocate a posé une question qui avait son importance dans ce procès : un endormissement au volant relève-t-il du pénal ? Pour elle, il n’y a eu de la part du jeune qu’elle défendait ni négligence, ni maladresse, ni imprudence, ni inattention. L’endormissement l’a saisi sans être précédé de la moindre alerte. Mais, a rassuré l’avocate, ça ne changerait rien à l’obligation d’indemniser la victime : « Condamné ou non, les préjudices seront assumés. » Au tribunal de trancher.
La magistrate du parquet, penchant pour la responsabilité pénale du jeune, avait requis contre lui une peine de 6 mois de prison avec sursis, sans que cette mention figure au B2 de son casier judiciaire. Le tribunal a tranché : le juge a repris les réquisitions du parquet. Sur le plan des indemnisations à la victime, l’affaire est renvoyée à l’audience sur intérêts civils au 22 janvier 2026.
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