Quand Benoit Colon de Franciosi est arrivé à Leroy Merlin en 2019, le compteur du nombre de jours sans accident du travail n’avait jamais dépassé les 138.
Cinq ans plus tard, le chargé de l’entretien et de la sécurité peut être fier. Depuis le 18 avril 2024, 365 jours ont passé sans aucun accident de travail. Un record pour l’enseigne située depuis dix ans à Tollevast (Manche) et ses 148 salariés.
Des milliers d’euros investis
« C’est le résultat d’un travail commencé il y a cinq ans, d’un investissement matériel et humain », explique l’ancien pilote dans la Marine nationale.
« On avait du retard par rapport à d’autres magasins de bricolage », reconnaît Cyril Ledent, contrôleur gestion. Entre 100 000 et 150 000 euros par an sont désormais dédiés à la sécurité au travail dans le magasin.
Dernier investissement en date : un préhenseur installé dans le local découpe. Cet engin permet de soulever de grandes plaques de bois grâce à des ventouses pilotées à distance. Coût : 69 000 euros.
On perd un peu en productivité mais les collaborateurs évitent de se blesser en portant une charge volumineuse et lourde.


Exit les escabeaux
Dans les rayons, les escabeaux sont de plus en plus rares. Les « spin-go », des nacelles avec mât électrique qui peuvent monter jusqu’à 4 mètres de haut, permettent de mettre en rayon des produits sans risque de louper une marche.

« Il y a certains accidents sur lesquels on n’a pas la main. Le dernier, par exemple, il s’agissait d’une collaboratrice qui s’était cogné le pied contre un escalier, son genou a gonflé, fracture du ménisque qui a entraîné un arrêt maladie de deux ans. Nous avons eu des cas plus concrets, qu’on peut anticiper : se mettre un coup de cutter dans la cuisse, se faire rouler sur le pied par un Fenwick », illustre Benoit Colon de Franciosi.
Éviter le pire
L’objectif est d’éviter le drame, comme en 2023, lorsqu’une femme de 57 ans avait été écrasée par la chute de 300 kg de claustras dans un Leroy Merlin près de La Rochelle. Elle est décédée des suites de ses blessures.
On imagine une pyramide, en réduisant la base de départ des micro-accidents, on a plus de chance de réduire les accidents graves qui marquent psychologiquement les clients et les équipes.
Formations et coachings
Pour cela, la formation des équipes prend une place importante. Pour apprendre à conduire chaque engin, des formations sont dispensées par des prestataires. Pour le préhenseur, 4 heures de formation théorique et pratique ont été nécessaires, en plus de 35 heures de travail en binôme, avant de se lancer en autonomie.
En plus, un badge nominatif permet d’activer les chariots. Si l’habilitation du collaborateur n’est plus valable, il ne démarre pas.

On veut rendre la sécurité sexy, être à l’écoute de chaque collaborateur sans être vu comme le Père Fouettard.
« On intègre la culture de la sécurité avec quatre coachings sécurité par an pendant lesquels on observe le collaborateur travailler, pour lui dire ce qui va, ce qui ne va pas, lui donner des conseils, toujours dans la bienveillance », insiste le chargé de la sécurité.
Passé le cap des 365 jours sans accident de travail, l’enseigne croise les doigts avec l’objectif de passer la barre des 500.

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