Le 28 février 2024, un violent accident de la circulation sur le carrefour des Trouettes aurait pu coûter la vie aux occupants de deux véhicules. Un an après, le jeune conducteur responsable de la collision comparaît devant le tribunal.
C’est un terrible accident de la circulation qui s’est produit le 28 février 2024, il y a tout juste un an, et qui aurait pu coûter la vie aux occupants de deux voitures. Cet accident a eu lieu au désormais célèbre carrefour des Trouettes, où les accrochages se sont multipliés ces dernières années.
Ce lundi 24 février donc, il est 7 heures du matin. Alexandre* roule au volant de son Peugeot Partner pour se rendre au travail. Il rejoint Auch depuis Mirande. Dans une Audi circulant sur la D2 en arrivant de L’Isle-de-Noé, un jeune conducteur de 21 ans et son frère cadet. Tous deux se rendent au ski, sont originaires du Lot-et-Garonne et ne connaissent pas ce carrefour réputé accidentogène.

Alors qu’il se présente à l’intersection, le jeune conducteur de l’Audi se penche pour regarder l’itinéraire que lui présente son frère sur son téléphone. Une inattention de quelques secondes qui aura de très lourdes conséquences. Il ne voit pas le panneau « stop », continue sa route et percute de plein fouet le Peugeot Partner. Un automobiliste, témoin direct, interviendra pour secourir les deux frères et attestera de la violence du choc. Le Peugeot Partner se retrouve dans un jardin à plusieurs dizaines de mètres de l’impact, renversé sur le côté. La voiture du jeune conducteur termine sa course dans un fossé, le moteur ayant été expulsé.
« Accident extrêmement grave »
Les deux frères sont extraits de leur voiture par un témoin. Les pompiers les prennent en charge et les évacuent au centre hospitalier d’Auch, blessés. Pour Alexandre, c’est bien plus grave. Il reste incarcéré 1 h 30 dans son véhicule. Il faudra une vingtaine de pompiers sur place pour lui porter secours, ainsi qu’un hélicoptère qui l’évacue à l’hôpital à Toulouse, où il restera de longues semaines hospitalisé. Au nombre de ses blessures, citons entre autres deux lombaires et dix côtes cassées. Il se verra prescrire un total de 100 jours d’ITT (interruption temporaire de travail).
« C’est un accident extrêmement grave. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort dans l’un des deux véhicules », estime la présidente du tribunal.
Tour à tour, les deux conducteurs se succèdent à la barre. Le jeune conducteur répète ce qu’il a déjà dit aux enquêteurs, ce n’était qu’une faute d’inattention. « Je me suis penché rapidement, je n’ai pas vu le panneau stop », assure-t-il.

Alexandre explique à son tour se souvenir avoir mis un coup de volant, et puis plus rien, jusqu’à reprendre connaissance lorsque les pompiers ont tenté de l’extraire de l’habitacle. Il raconte aussi ses douleurs persistantes au dos, surtout quand il est au travail.
Partage des responsabilités ?
« C’est une infraction involontaire qui vous est reprochée, mais qui aurait pu coûter la vie à Monsieur, à votre frère ou à vous », lance au jeune conducteur la procureure. « Les faits sont caractérisés et reconnus. Ce sont certes des blessures involontaires, mais il y a tout de même une faute en amont », considère-t-elle, en réclamant une peine de 3 000 € d’amende avec sursis.
Me Pierre Thersiquel prend la parole pour le jeune homme au volant de l’Audi et revient sur la dangerosité du carrefour « où les gens ont tendance à accélérer », et plaide pour un partage des responsabilités. « L’idée n’est pas de dire que mon client est innocent. Mais vous devez réfléchir au fait qu’il y a peut-être aussi une part de responsabilité de l’autre côté. Monsieur n’a-t-il pas admis qu’il roulait au-dessus de la limite autorisée ? »
Le jeune homme a été condamné à 3 000 € d’amende avec sursis.
Des aménagements sur le carrefour à venir
Dernier accident grave en date sur ce carrefour des Trouettes, entre la N 21 et la D 2, celui du 17 octobre dernier. Ce jour-là, Christian Falceto, le maire de la commune de Miramont-d’Astarac, a été victime d’un accident de la route au niveau du carrefour. Alors qu’il circulait en direction de Mirande à bord de sa Nissan Sunny, il s’est vu couper la priorité par un poids lourd qui l’a percuté. Après une prise en charge par les secours, l’homme de 76 ans a été hospitalisé à Auch.
D’ici l’été 2025, des mesures de signalisation renforcées seront mises en place pour aménager ce point noir en termes d’accidentologie dans le département du Gers. Cela inclura le doublement des panneaux stop et l’ajout de plots réfléchissants sur les îlots de la D2, ainsi que l’installation d’une signalisation lumineuse en amont du carrefour sur cette même route.
Une seconde phase prévoit l’aménagement d’un giratoire à cette intersection. Le Département a déjà lancé une étude de faisabilité pour ce projet. Son coût, estimé entre 700 000 € et 900 000 €, sera intégré aux projets prioritaires du Conseil départemental « dès que les conditions budgétaires le permettront ».
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