
FOCUS – Un collectif de famille se réunit ce samedi devant le ministère du travail pour mettre la lumière sur les accidents du travail mortels.
Ce samedi 4 mars, des familles qui ont perdu un proche dans un accident du travail se réunissent à Paris pour leur rendre hommage. Le rendez-vous est donné à 14h00 devant le ministère du Travail. Ils seront ensuite reçus par des membres du cabinet du ministre Olivier Dussopt pour exposer leurs demandes, notamment que les morts au travail soient davantage mis en lumière par le gouvernement et que les procédures judiciaires soient simplifiées et accélérées. Combien de personnes meurent chaque année ? Quels sont les profils et les secteurs concernés ? Le Figaro fait le point.
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Plusieurs organismes recensent les morts d’accidents du travail chaque année. Mais aucun n’est exhaustif : l’Assurance maladie ne prend en compte que les salariés du secteur privé. La Dares, la direction des statistiques du ministère du Travail, ajoute les agriculteurs dans son comptage, mais les autoentrepreneurs ou encore les fonctionnaires ne sont pas pris en compte. Pour Matthieu Lépine, auteur de L’Hécatombe invisible, Enquête sur les morts au travail (à paraître le 10 mars au Seuil), et qui recense depuis plusieurs années sur Twitter et sur son blog les accidents du travail mortels, cela tient à «la définition française du travail. C’est une définition assurantielle, selon laquelle il y a accident du travail à partir du moment où il y a un lien de subordination entre le travailleur et son employeur».
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En 2021, l’Assurance Maladie compte 645 morts. Le nombre de morts tourne autour de 550 sur les 10 dernières années, comme il est possible de le constater sur le schéma ci-dessous. L’année 2019 est la plus meurtrière : 733 morts selon l’Assurance Maladie et 790 selon la Dares, dont le rapport est sorti en début de mois.
En 2019, le secteur du service (hors intérim) est le plus touché, avec 401 morts. Dans le détail, 104 employés sont morts dans les transports et l’entreposage, 49 dans les activités de services administratifs et de soutien, 23 dans l’hébergement et la restauration, 21 dans l’administration publique, 21 dans l’hébergement médico social et 14 dans les arts, spectacles et activités récréatives.
Le secteur de la construction arrive en deuxième position, avec 164 décès. Puis l’industrie, avec 140 décès. Dans le détail, 13 personnes sont mortes dans le secteur de la production et la distribution d’eau, 20 dans celui de «la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac», 14 dans le travail du bois, industries du papier et imprimerie et 21 en métallurgie et fabrication d’objets métalliques. En quatrième position, l’intérim avec 55 morts et en cinquième position, l’agriculture avec 27 décès.
En général, c’est le secteur du BTP qui est le plus meurtrier, observe Matthieu Lépine : «C’est un accident toutes les 2 minutes.» «Dans l’industrie et le monde agricole, beaucoup d’accidents sont liés à l’utilisation des machines. Il y a deux secteurs que je ne pensais pas retrouver: le bûcheronnage et la pêche. Ils sont assez peu mais ils sont assez surreprésentés dans les morts au travail», analyse-t-il.
Il se souvient d’un jeune apprenti bûcheron, Romain Torres . «Il avait 17 ans. Il est décédé parce qu’une grume de bois lui est tombée dessus. Il travaillait sur une pente très raide, il s’est pris un arbre de 18 mètres dans le dos qui dévalait depuis une centaine de mètres. Le maître de stage avait été condamné. L’apprenti n’avait bénéficié d’aucune formation sur un terrain extrêmement dangereux.»
Moins de 25 ans, plus de 50 ans… Les profils varient
Parmi les profils les plus concernés par les décès dus à un accident du travail, on retrouve les jeunes de moins de 25 ans, les plus de 50 ans et les travailleurs intermédiaires. «Les apprentis sont particulièrement concernés, selon le rapport de la Dares de 2019. Un apprenant c’est un jeune qu’il faut éduquer à avoir les bonnes habitudes, qu’il faut former». Les plus de 50 ans représentent 50% des morts en 2019. Soit 404 sur les 733 morts en 2019, révèlent les chiffres de l’Assurance Maladie.
Enfin, les travailleurs intermédiaires. «C’est lié à leur mission, qui est assez courte : elle peut durer quelques jours ou quelques semaines. Cette forme d’instabilité pousse le travailleur à prendre de nouvelles marques. La fréquence des accidents du travail est alors beaucoup plus importante, car ils n’ont pas les habitudes, ils ne sont pas bien formés aux machines.».
La France fait figure de mauvais élève en Europe, avec 3,5 accidents mortels pour 100.000 personnes en 2019, contre 1,7 en moyenne dans l’UE, selon des données d’Eurostat.
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