
Le 13 juin 2017, en fin d’après-midi, à Cherré-au, au nord-est du Mans (Sarthe), un événement dramatique s’est produit au sein d’une entreprise de production de bitume. Un employé a été brûlé par du bitume en fusion, notamment au visage, en ouvrant la vanne d’une machine après avoir constaté une fuite sur la vanne de dépotage.
Brûlé par du bitume en fusion en Sarthe ; cet employé a perdu 65 % de ses capacités physiques
La victime, décrite comme « un travailleur consciencieux », a subi des brûlures sur 25 % de son corps et a fini par perdre 65 % de ses capacités physiques.
Les enquêteurs ont constaté que la manipulation effectuée par l’employé n’avait pas été consignée comme l’exige la procédure. Un témoin a affirmé que la production était bien arrêtée mais qu’il restait du bitume chaud dans le mécanisme. Toutefois, ce témoin a ajouté que la victime n’avait sans doute pas « attendu suffisamment longtemps pour permettre le refroidissement du bitume ».
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« Pas de protocole particulier à respecter »
La manœuvre effectuée par la victime est décrite par des employés comme une « opération courante » ne nécessitant « pas de protocole particulier à respecter », bien que le remplacement du joint ne comportât qu’un seul risque : « que le pétrole suinte sans pression ». Toutes les personnes interrogées sont formelles et affirment que la victime connaissait parfaitement ce type d’intervention.
L’expertise a révélé qu’ » il n’est pas possible que la pression contenue dans le tuyau « soit à l’origine de l’accident, mais plutôt qu’ »il est plus que vraisemblable qu’une pompe ait démarré », ce qui aurait pu se produire « par inadvertance, notamment ».
Les débats devant le tribunal ont porté sur le lien de causalité. « Tout était à l’arrêt », a expliqué l’un des employés de l’entreprise poursuivie, aujourd’hui âgé de 58 ans. Il a affirmé que la victime, présente au tribunal, n’avait pas attendu suffisamment : « Consigné ou pas, il fallait que ça refroidisse« , a-t-il déclaré. Il a nié toute intervention de sa part : « Je n’ai pas appuyé sur le bouton ni quoi que ce soit. »
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« S’il y avait eu consignation, il n’y aurait pas eu d’accident » du travail
L’avocat de la victime a soutenu que « la consignation était obligatoire » et que « s’il y avait eu consignation, il n’y aurait pas eu d’accident ». Il a réclamé des réparations pour son client.
Du côté des avocats de la défense, on affirme que l’absence de consignation n’est pas à l’origine de l’accident, mais bien le non-respect du délai de refroidissement.
Un autre avocat a souligné qu’il avait été dit à la victime « qu’il ne fallait pas intervenir avant deux ou trois heures ».
L’affaire a été mise en délibéré au 28 avril 2025 à 13 h 30.
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