Victime d’un grave accident du travail en novembre 2024 sur un chantier de panneaux solaires, Pierrick Léon, 30 ans, affirme avoir été envoyé sur un toit sans équipement de sécurité ni formation adaptée. Aujourd’hui lourdement handicapé, l’ancien apprenti dit vouloir obtenir la condamnation de son ex-employeur, déjà visé par de nombreuses plaintes.
À plusieurs reprises, ces quatre dernières années, nous avons évoqué les déboires de dizaines de clients victimes des pratiques de Killian Martin, gérant de la Solaire de France. Panneaux solaires non livrés, malfaçons, pièces manquantes…
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Les griefs à l’encontre de ce Toulousain de 35 ans sont nombreux. Son entreprise a par ailleurs été placée en redressement judiciaire le 19 février dernier.

Pierrick Léon aurait lui aussi été victime de la Solaire de France, avec cette fois des séquelles bien au-delà du préjudice matériel.
Des douleurs chroniques
Le jeune homme de 30 ans venait tout juste d’être embauché en apprentissage quand le pire est arrivé. C’était le 26 novembre 2024. Ce jour-là, accompagné de quatre collègues, Pierrick est dans l’Allier mandaté par la Solaire de France. Selon son témoignage, il monte sur un toit agricole situé à environ 15 mètres de haut, sans harnais, sans chaussures de sécurité et sans avoir reçu la moindre formation.
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« Il pleuvait, le toit était glissant. J’ai perdu l’équilibre, le panneau solaire de 25 kg m’est tombé dessus. Je me suis ouvert le testicule gauche, douze points de suture ont été nécessaires. Mes collègues m’ont aidé à descendre et ont appelé les pompiers. » Le début d’un long calvaire pour le jeune Toulousain.
« J’ai eu un traumatisme crânien, une perte auditive définitive des deux oreilles, une baisse de la vue et un état dépressif post-traumatique chronique. J’ai aussi des crises vestibulaires : sans prévenir, je perds l’équilibre et je tombe. Je marche désormais avec une canne. Les douleurs sont constantes, évaluées à 7 sur 10 par la médecine du travail. Je dors à peine trois heures par nuit. »
Licencié par texto un mois et demi après l’accident
Malgré la gravité de l’accident, Pierrick assure que son employeur n’a pris aucune nouvelle de lui. Début janvier 2025, il l’informe par texto qu’il est licencié. « J’ai dû le poursuivre aux prud’hommes pour obtenir mon salaire impayé. J’ai gagné, mais la décision n’a toujours pas été exécutée. »
Depuis l’accident, le quotidien de Pierrick est rythmé par les rendez-vous médicaux. Pour les gestes les plus simples, il peut aussi compter sur l’aide de ses amis.
« Je suis suivi par plusieurs spécialistes : psychiatre, ORL, kiné, endocrinologue, orthoptiste… Je prends du tramadol et d’autres médicaments pour la douleur. »
Déclaré inapte par la médecine du travail et son psychiatre, Pierrick se bat désormais pour que son ancien patron soit condamné. Une procédure pénale est en cours. Killian Martin reste présumé innocent à ce stade de la procédure. « J’ai porté plainte un an après l’accident, dès que j’ai pu être auditionné. Je veux que justice soit faite pour rappeler que nul n’est au-dessus de la loi et pour que cela n’arrive plus. »
S’il a souhaité témoigner de sa vie brisée et de son parcours du combattant, c’est parce qu’il croit encore à la justice. « Quand elle prend le temps, elle peut rendre des décisions justes et fortes. Je veux aussi rappeler que derrière les chiffres, il y a des vies détruites. Moi, j’ai perdu la mienne sur un toit, pour un patron qui n’a jamais regardé en arrière. »
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Contacté, Killian Martin affirme de son côté qu’une enquête est en cours concernant cet accident du travail, « afin de vérifier les déclarations de l’ensemble des parties ».
Par ailleurs, « il avait été mis fin à la période d’essai de M. Léon, indique le Toulousain, car il avait sollicité un acompte le 24 décembre 2024 (soit un mois après son grave accident), puis ne s’est pas présenté à son poste à compter du 2 janvier 2025, sans fournir de justificatif ni arrêt de travail ».
Une version contestée par Pierrick Léon, qui rappelle avoir obtenu gain de cause devant les prud’hommes en juillet dernier concernant son salaire impayé et estime que son employeur ne pouvait ignorer son accident du travail.
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