
Un accident de travail dramatique a mis en lumière les failles de sécurité dans une carrière de Seysses. Nicolas, 55 ans, a été écrasé entre deux camions. Il soigne encore ses blessures. La procureure requiert des condamnations pour blessures involontaires.
Le 18 avril 2024, la vie de Nicolas a basculé au cours d’une « scène insupportable pour les yeux et pour les oreilles », décrit son avocate, Me Emmanuelle Franck, à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse. Alors qu’il venait de décharger le contenu de sa benne dans une carrière de Seysses, cet homme de 55 ans est littéralement écrasé entre deux camions.
Cinq opérations plus tard, Me Franck s’interroge. Et interroge le tribunal : « Était-ce la fatalité ? Non, cela aurait pu être évité », regrette l’avocate avant de demander 100 000 euros de provision pour son client. Gérald, le conducteur du camion qui a percuté la victime assume. « J’ai merdé », souligne l’homme devant ses juges. Le quadragénaire poursuit en présentant ses excuses à la famille de Nicolas présente à l’audience.
Ébloui par le soleil
Il narre les circonstances de ce drame : « C’était 9 heures du matin, je reculais plein ouest, le soleil éblouissait ma caméra, je n’ai même pas entendu les alertes sonores ». Et cet homme confesse « on était surmené, on travaillait trop, il y avait une dizaine de camions garés côte à côte ».
À son tour, Bruno, dirigeant de la sablière qui avait en charge le site, ne se défausse pas plus : « Depuis cet accident, on a mis en place un protocole beaucoup plus rigoureux », indique-t-il. À l’inverse, François, le patron de la société de transport qui employait Nicolas, nie toute responsabilité : « Ce n’était pas à nous d’assurer sa sécurité, nous ne faisons que mettre à disposition des chauffeurs. »
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Une position qui a le don d’agacer la procureure. En réaction, cette dernière rappelle qu’il y a en France, « deux accidents du travail mortel par jour » et que même si Nicolas est toujours en vie, celui-ci est « emblématique. » Ainsi, elle demande la condamnation des trois prévenus pour blessures involontaires et infractions aux règles de sécurité au travail.
Lourde amende requise
Pour la sablière, la procureure requiert 19 000 euros d’amende, une somme qu’elle ne peut demander à la société de transport en raison de son état de liquidation judiciaire. Pour Gérald, elle demande six mois de prison avec sursis et trois mois de suspension du permis de conduire. En défense, Me Étienne Durand-Raucher admet que cet accident est « inadmissible ». Mais l’avocat tempère. Il insiste : « Il ne faut pas caricaturer cet accident dramatique. Depuis beaucoup de choses ont été mises en place pour éviter de tels incidents ».
Le tribunal correctionnel rendra sa décision le 30 mars prochain.
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