
Un chantier tient rarement du long fleuve tranquille mais celui aux abords du nouveau stade de Châtelaillon-Plage a viré au chemin de croix pour une entreprise de l’Aunis spécialisée dans le gros œuvre.
Le patron de la société Trichet, basée à Saint-Sauveur-d’Aunis, s’est ainsi retrouvé dans une situation inédite, ayant à répondre devant le tribunal judiciaire de La Rochelle de deux accidents du travail survenus à neuf mois d’intervalles. Les deux événements se sont produits à l’occasion des travaux de construction de logements aux abords du complexe sportif.
Reconnue coupable d’une série d’infractions jeudi 24 juillet, l’entreprise a été condamnée à verser 52 000 euros d’amendes et le patron Hervé Damilleville à régler 6 000 euros d’amendes. S’ajoutent les frais irrépétibles et les dommages et intérêts qui seront débattus à une audience ultérieure.
Le premier épisode s’est produit le 1er septembre 2022. En fin de journée, un chef d’équipe a opéré une marche arrière sur plusieurs dizaines de mètres. La camionnette de l’entreprise a percuté dans le dos un ouvrier qui regagnait la base de vie. Touchée au rachis, au crâne, aux cervicales, au groupe pelvien, la victime subit toujours les conséquences de l’accident. Père de deux grandes filles, il ne peut pas rester debout plus de 15 minutes, des fractures costales l’obligent à prendre régulièrement de la morphine, il ne peut plus utiliser sa jambe gauche, celle-ci n’étant plus innervée.
Le conducteur de la camionnette, âgé de 41 ans, a été condamné à dix mois d’emprisonnement avec sursis. Il écope également d’une suspension de permis d’une durée de quatre mois. Il était reproché à l’entreprise et au patron de ne pas avoir suffisamment sécurisé le site, en particulier en ne différenciant pas le cheminement piétons du cheminement véhicules.
Chute d’échafaudage
Concernant l’autre accident, intervenu le 2 juin 2023, il s’agit cette fois d’un employé qui, juché sur un échafaudage, s’est trompé en manipulant la grue avec la télécommande. La chaîne a heurté son promontoire, le faisant tomber de près de quatre mètres. L’échaudage lui est tombé dessus. Quarante-cinq jours d’incapacité totale de travail lui ont été délivrés mais par chance, il s’en est tiré sans mal permanent. Il a repris le travail et n’a pas souhaité se porter partie civile. Pour autant, l’employeur a eu à répondre de l’absence de dispositifs assurant la stabilité de l’échafaudage, l’absence de vérifications et l’absence de mise à disposition de la notice de montage.
« Sur quels chantiers voyez-vous des ouvriers avec des notices », a répliqué l’avocate de l’entreprise lors de l’audience du 5 juin, faisant valoir le monde qui séparait la théorie de la pratique. « La réalité, c’est celle d’une PME qui fait avec les moyens à sa disposition. » La défense s’est appliquée à démontrer que la SAS Trichet n’était pas une entreprise défaillante. Avant ces deux événements, elle n’avait jamais connu d’accidents graves.
Le patron a fait connaître son intention de mettre en place des délégations de pouvoir pour mieux contrôler les chantiers. L’Inspection du travail l’aurait toujours à l’œil : « Elle vient régulièrement visiter l’entreprise. On est surveillé. »
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