
Après trois accidents mortels du travail survenus en 2025, et un nouveau en ce début d’année 2026, l’inspection du travail du Gers avec plusieurs partenaires annoncent renforcer les contrôles et la prévention.
Chutes mortelles, ensevelissements : la série noire des accidents du travail, notamment dans le bâtiment et le monde agricole, se poursuit dans le Gers, poussant l’inspection du travail à durcir le ton. Début février, deux hommes de 61 et 62 ans ont été grièvement blessés après une chute d’environ dix mètres depuis une toiture lors d’un chantier à Sarant, avant d’être transportés au CHU de Toulouse dans un état grave. L’un d’entre eux est malheureusement décédé.
Quelques heures plus tôt, un employé d’une entreprise de charpente a chuté d’environ quatre mètres sur un chantier à Monlaur-Bernet. Sérieusement blessé, il a dû être héliporté vers l’hôpital par les secours.
Au-delà des chantiers de construction, le monde agricole paie aussi un lourd tribut. Le 10 décembre 2025, un agriculteur de 44 ans est décédé à Castelnau-d’Auzan-Labarrère après avoir chuté dans un silo et été enseveli sous près de 32 tonnes de graines de tournesol. Malgré l’intervention des secours, l’homme n’avait pas pu être sauvé.
Ces accidents illustrent la réalité des risques professionnels et rappellent l’importance des mesures de prévention. Dans ce contexte, l’inspection du travail annonce un renforcement des contrôles sur les chantiers du département.
« Nous ne devons plus accepter collectivement que des travailleurs effectuent des travaux en hauteur, notamment en toiture, sans aucune protection », alerte Cyrille Bortoluzzi, responsable du service de l’inspection du travail. En cas de manquement grave, les employeurs s’exposent à des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à l’homicide involontaire.
Des contrôles réguliers sur les chantiers
Les inspecteurs interviennent régulièrement sur les chantiers afin de vérifier les conditions de travail, les dispositifs de sécurité ou encore la formation des salariés. Utilisation des harnais, montage des échafaudages ou conduite d’engins font notamment partie des points contrôlés.
Lorsque les règles ne sont pas respectées, les sanctions peuvent être immédiates. « Tous les ans, nous prenons entre 25 et 30 décisions d’arrêt de travaux, principalement pour des risques de chute de hauteur », précise Cyrille Bortoluzzi.
Dans ces cas-là, la situation dangereuse est stoppée jusqu’à la mise en conformité.
Des accidents encore trop nombreux
Les chiffres restent malgré tout élevés. Au niveau national, près de 550 000 accidents du travail ont été recensés en 2024, dont 764 mortels, soit plus de deux décès par jour.
« C’est beaucoup trop. L’idée, c’est que chacun parte travailler le matin et rentre chez lui le soir dans le même état », souligne Cyrille Bortoluzzi.
Dans le Gers, 1 194 accidents du travail avec arrêt ont été enregistrés en 2024 pour environ 38 000 salariés relevant du régime général.
Les services de l’inspection du travail ont également mené 43 enquêtes après des accidents graves en 2024 et 35 en 2025, dont trois après des accidents mortels.
« Même dans un petit parquet comme le Gers, il n’y a pas une semaine sans qu’un dossier d’accident du travail n’arrive sur le bureau. Des entreprises font travailler leurs salariés sans s’assurer de leur sécurité, et il y a encore de trop nombreuses victimes à déplorer aujourd’hui », déclarait à ce propos la procureure de la République du Gers en décembre 2024, alors qu’une société gersoise était jugée pour la mort d’un chef de chantier survenue à Barcelonne-du-Gers le 2 août 2022.
Une mobilisation collective
Face à cette situation, les services de l’État souhaitent renforcer la prévention en mobilisant les acteurs du secteur : CARSAT (assurance retraite et santé au travail) et les organismes de prévention spécialisés (OPPBTP et le SRASBTP).
Face à l’urgence, l’État déploie un arsenal mêlant pédagogie, via des webinaires, et répression par des contrôles inopinés.
« La prévention des accidents du travail est l’affaire de tous : employeurs, salariés, travailleurs indépendants, mais aussi clients. Nous ne partons pas de rien, beaucoup de choses sont déjà faites », insiste Cyrille Bortoluzzi.
Un premier bilan de cette mobilisation renforcée devrait être dressé à la fin du premier semestre afin d’évaluer l’impact de ces actions et, si nécessaire, intensifier encore les contrôles.
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