{"id":1991,"date":"2025-12-10T05:36:00","date_gmt":"2025-12-10T04:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.accidentdutravail-idf.net\/blog\/jeunes-morts-au-travail-le-secteur-agricole-en-premiere-ligne\/"},"modified":"2025-12-10T05:36:00","modified_gmt":"2025-12-10T04:36:00","slug":"jeunes-morts-au-travail-le-secteur-agricole-en-premiere-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.accidentdutravail-idf.net\/blog\/jeunes-morts-au-travail-le-secteur-agricole-en-premiere-ligne\/","title":{"rendered":"Jeunes morts au travail : le secteur agricole en premi\u00e8re ligne"},"content":{"rendered":"
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Ils sont trois \u00e0 conduire des tracteurs sur l\u2019exploitation sur laquelle ils travaillent, en r\u00e9gion parisienne. Ils ont 15, 16 et 17 ans. Aucun n\u2019a le permis de conduire mais une d\u00e9rogation les autorise \u00e0 conduire ces engins entre l\u2019exploitation agricole et les champs. Soudainement, l\u2019un d\u2019entre eux perd le contr\u00f4le de sa machine. L\u2019accident est in\u00e9vitable. Un jeune est expuls\u00e9 du tracteur et vient percuter un arbre. Il est gravement bless\u00e9.<\/p>\n

Quelques semaines plus tard, dans l\u2019Aisne. Constant L., 19 ans, est salari\u00e9 d\u2019\u00e9t\u00e9 dans une exploitation agricole. Il est occup\u00e9 \u00e0 d\u00e9crocher une remorque quand \u00ab cette derni\u00e8re, pas cal\u00e9e, se met \u00e0 rouler et [Constant] se retrouve coinc\u00e9 entre sa remorque et son tracteur \u00bb<\/em>, rapporte L\u2019Union<\/em> de Reims. Il d\u00e9c\u00e8de de ses blessures.<\/p>\n

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ZOOM :<\/strong> 140 jeunes morts en 4 ans<\/span> <\/span> <\/div>\n
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Ils s\u2019appelaient Tom, Lucas, Constant, Lorenzo, Matis. Ils avaient respectivement 18, 17, 18, 15 et 19 ans. Leur point commun\u2009: leur (jeune) vie a \u00e9t\u00e9 fauch\u00e9e par un accident de travail, alors qu\u2019ils \u00e9taient en int\u00e9rim, en apprentissage, en stage, en CDD d\u2019\u00e9t\u00e9. Et cette liste est loin d\u2019\u00eatre exhaustive. Entre 2020 et 2024, 140 jeunes de moins de 25 ans sont morts \u00e0 la suite d\u2019un accident de travail. Des chiffres minor\u00e9s car ils int\u00e8grent uniquement les salari\u00e9s du r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n

Ceux du secteur agricole, par exemple, n\u2019y figurent pas, alors que celui-ci est tr\u00e8s \u00e0 risque pour les jeunes. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les jeunes travailleurs \u2013 et particuli\u00e8rement les apprentis \u2013 connaissent des risques professionnels accrus. Notamment concernant les accidents de travail. Selon l\u2019Institut national de recherche et s\u00e9curit\u00e9 (INRS<\/a>), leur fr\u00e9quence est 2,5 fois plus \u00e9lev\u00e9e chez les moins de 25 ans que pour le reste des salari\u00e9s. T\u00e2ches difficiles, manque d\u2019exp\u00e9rience, absence de formation \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9\u2009: les raisons sont nombreuses et plurifactorielles.<\/p>\n

Le sujet devient pr\u00e9occupant, au point que le 4e plan Sant\u00e9 au travail du minist\u00e8re du Travail place la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 des jeunes au travail comme un objectif prioritaire. Mais, avecde plus en plus de p\u00e9riodes en entreprise (stages de troisi\u00e8me et de seconde, apprentissage) d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge et des manques de moyens dans la formation comme dans le contr\u00f4le \u2013 notamment pour l\u2019inspection du travail \u2013, les risques restent majeurs. Et les drames continuent, inlassablement.<\/p>\n

Pierre Jequier-Zalc<\/strong><\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/p><\/div>\n

Deux exemples parmi tant d\u2019autres. Dans le secteur agricole, la sinistralit\u00e9 est particuli\u00e8rement importante. Selon des donn\u00e9es exclusives que Politis<\/em> a pu consulter, 56 salari\u00e9s agricoles sont morts au travail en 2024. Un niveau jamais atteint depuis 2018. Chez les jeunes, ces risques professionnels explosent. Le taux de fr\u00e9quence des accidents du travail avec arr\u00eat est, chez les moins de 20 ans, deux fois sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne du secteur. Pr\u00e8s de trois fois plus importante que la moyenne des salari\u00e9s du r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral. <\/p>\n

\u00ab Ce que j\u2019observe, au sein des commissions agricoles, c\u2019est qu\u2019il y a une grosse augmentation des arr\u00eats de travail, surtout sur une population de plus en plus jeune \u00bb<\/em>, assure Didier Aubert, qui si\u00e8ge pour la CGT au conseil d\u2019administration des salari\u00e9s de la Mutualit\u00e9 sociale agricole (MSA<\/a>, la S\u00e9curit\u00e9 sociale agricole, N.D.L.R.).<\/p>\n

Deux fois moins de risques quand on est form\u00e9<\/h2>\n

Dans le barom\u00e8tre des risques professionnels<\/a> 2024, la MSA recense notamment une hausse au sein des apprentis. Le nombre d\u2019accidents de travail graves est pass\u00e9 de 45 en 2021 \u00e0 65 en 2024, soit une augmentation de plus de 40 %. Celle-ci est encore plus importante pour les accidents du travail avec arr\u00eat : de 1 600 en 2021 \u00e0 2 676 en 2024, soit 66,5 % en plus.<\/p>\n

Cette explosion s\u2019explique aussi par le nombre d\u2019apprentis qui a largement augment\u00e9 \u00e0 la suite de la politique d\u2019Emmanuel Macron<\/a> d\u2019aides massives aux entreprises pour l\u2019apprentissage. Dans le secteur agricole, le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves apprentis a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par deux depuis 2018. \u00ab L\u00e0 o\u00f9 je travaille, leur nombre est pass\u00e9 de 90 \u00e0 plus de 400, en moins de vingt ans \u00bb<\/em>, raconte Philippe Duffaut, enseignant en am\u00e9nagement paysager en lyc\u00e9e agricole et en CFA (centre de formation d\u2019apprentis), syndiqu\u00e9 \u00e0 la CGT.<\/p>\n

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On d\u00e9cide de les faire travailler, avec le risque qu\u2019ils n\u2019aient pas les armes pour se pr\u00e9server de toutes les situations accidentog\u00e8nes.<\/p>\n

P. Duffaut<\/cite><\/p><\/blockquote>\n

Il poursuit : \u00ab Quand je les vois arriver, ce sont encore des enfants. On d\u00e9cide de les faire travailler, avec le risque qu\u2019ils n\u2019aient pas les armes pour se pr\u00e9server de toutes les situations accidentog\u00e8nes, de conna\u00eetre les dangers du m\u00e9tier, voire de s\u2019opposer aux demandes de leur patron. On est \u00e0 la limite du scandale. \u00bb<\/em><\/p>\n

Aujourd\u2019hui, plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 l\u2019importance de la formation pour mieux pr\u00e9venir les risques professionnels. St\u00e9phanie Boini, \u00e9pid\u00e9miologiste \u00e0 l\u2019Institut national de recherche et de s\u00e9curit\u00e9 pour la pr\u00e9vention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS<\/a>), a men\u00e9 une \u00e9tude parue en 2018 dont les conclusions sont sans appel. \u00ab On a d\u00e9montr\u00e9 que les \u00e9l\u00e8ves qui avaient suivi une formation de sant\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 au travail avaient deux fois moins d\u2019accidents du travail que ceux qui n\u2019avaient pas suivi d\u2019enseignement \u00bb<\/em>, explique la chercheuse.<\/p>\n

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<\/span> Sur le m\u00eame sujet :<\/strong> 918 morts au travail en 2023 : record accablant, silence assourdissant<\/span> <\/div>\n

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Or, la multiplication des p\u00e9riodes en entreprise \u2013 par le biais de l\u2019apprentissage<\/a> mais aussi des stages \u2013 r\u00e9duit le temps de la formation initiale. \u00ab En bac pro for\u00eat, la maquette p\u00e9dagogique pr\u00e9voit moins d\u2019une centaine d\u2019heures de travaux pratiques sur des chantiers sur les trois ans de formation. \u00c0 l\u2019\u00e9poque du BEP, 180 heures \u00e9taient attribu\u00e9es sur deux ans \u00bb<\/em>, explique Yann, professeur en lyc\u00e9e agricole et forestier.<\/p>\n

Pour lui, cette diminution s\u2019explique \u00ab parce que les TP [travaux pratiques, N.D.L.R.], co\u00fbtent cher, notamment en nombre d\u2019encadrants \u00bb<\/em>. \u00ab On d\u00e9charge la question de la formation sur les entreprises. On envoie les jeunes en stage avec moins de comp\u00e9tences pratiques, moins de p\u00e9riodes d\u2019observation, en bref, moins d\u2019exp\u00e9rience. C\u2019est un peu navrant \u00bb<\/em>, souffle-t-il.<\/p>\n

Une main-d\u2019\u0153uvre bon march\u00e9<\/h2>\n

La formation sur les sujets de la s\u00e9curit\u00e9 devient alors al\u00e9atoire, selon la sensibilit\u00e9 du ma\u00eetre de stage ou du chef d\u2019entreprise. \u00ab Certains vont prendre le temps d\u2019accompagner et de former. D\u2019autres, beaucoup moins. Vers chez moi, il y a une personne qui fait du bois de chauffage ; il prend des stagiaires pour les faire trimer. C\u2019est simplement de la main-d\u2019\u0153uvre bon march\u00e9 \u00bb<\/em>, poursuit l\u2019enseignant. Dans son \u00e9tablissement, une \u00e9l\u00e8ve de BTS est r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9e lors d\u2019un stage, coinc\u00e9e par un taureau contre une barri\u00e8re. Un type d\u2019accident particuli\u00e8rement \u00e0 risque, avec un taux de fr\u00e9quence 4 fois plus important chez les tr\u00e8s jeunes.<\/p>\n

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<\/span> Sur le m\u00eame sujet :<\/strong> L\u2019administration menace les inspecteurs du travail qui font obstacle \u00e0 l\u2019activit\u00e9 des entreprises<\/span> <\/div>\n

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Une autre explication de la hausse des accidents de travail chez les jeunes est mise en avant par l\u2019ensemble de nos interlocuteurs : la suppression, en mai 2015, de la demande d\u2019autorisation aupr\u00e8s de l\u2019inspection du travail pour faire r\u00e9aliser des travaux dangereux \u00e0 des mineurs. D\u00e9sormais, \u00e9tablir une d\u00e9rogation suffit, sans que l\u2019inspection du travail n\u2019ait \u00e0 donner son aval.<\/p>\n

\u00ab C\u2019est devenu une formalit\u00e9 administrative pour les employeurs, rien de plus. S\u2019ils ne le font pas, on n\u2019est que tr\u00e8s rarement au courant. Cela nous donne beaucoup moins de pouvoir<\/em> \u00bb<\/em>, regrette Antoine*, inspecteur du travail en r\u00e9gion parisienne. \u00ab Rarement au courant \u00bb, <\/em>du fait des nombreuses suppressions de postes au sein de l\u2019administration \u2013 30 % de r\u00e9duction d\u2019effectif depuis 2014 \u2013 qui rendent les contr\u00f4les bien moins fr\u00e9quents.<\/p>\n

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Le pr\u00e9nom a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9.<\/p>\n

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Cette baisse s\u2019accompagne aussi d\u2019une fusion entre les diff\u00e9rents services de l\u2019inspection du travail : les agents d\u00e9di\u00e9s au secteur agricole, qui d\u00e9pendaient du minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, sont int\u00e9gr\u00e9s au minist\u00e8re du Travail aujourd\u2019hui. Des sections agricoles perdurent, mais les inspecteurs restent g\u00e9n\u00e9ralistes. \u00ab Par exemple, dans mon secteur, il y a une section agricole sans inspecteur attitr\u00e9. R\u00e9guli\u00e8rement, je dois la prendre en charge, en plus de ma section \u201chabituelle\u201d \u00bb,<\/em> t\u00e9moigne Antoine.<\/p>\n

Un changement qui a un impact concret\u2009: \u00ab\u2009Avant, l\u2019inspecteur sp\u00e9cialis\u00e9 sur le secteur agricole venait au CFA. Il r\u00e9alisait des formations et donnait des informations aux apprentis. C\u2019\u00e9tait une vraie personne-ressource pour les \u00e9l\u00e8ves, notamment parce qu\u2019il a un pouvoir concret sur l\u2019employeur. Cela n\u2019existe plus aujourd\u2019hui, les inspecteurs sont surcharg\u00e9s\u2009\u00bb<\/em>, raconte Phillipe Duffaut. <\/p>\n

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Dans le secteur forestier, il y a une approche tr\u00e8s masculiniste du danger.<\/p>\n

T. Vaucouleur<\/cite><\/p><\/blockquote>\n

Dans le 4e<\/sup> plan sant\u00e9 au travail du minist\u00e8re du Travail<\/a>, la r\u00e9duction des accidents du travail chez les jeunes figure comme objectif prioritaire. Dans ce cadre, l\u2019intervention des inspecteurs du travail en CFA sera remise en place, d\u00e9but 2026. \u00ab Je trouve que c\u2019est une tr\u00e8s bonne chose<\/em>, glisse Antoine, qui s\u2019est port\u00e9 volontaire pour r\u00e9aliser ces interventions, mais aucun moyen suppl\u00e9mentaire n\u2019a \u00e9t\u00e9 mis sur la table. Je vais devoir rogner sur d\u2019autres t\u00e2ches, notamment de contr\u00f4le. \u00bb<\/em><\/p>\n

La pr\u00e9vention trop n\u00e9glig\u00e9e<\/h2>\n

Malgr\u00e9 des chiffres alarmants, plusieurs de nos interlocuteurs confient observer une sorte d\u2019indiff\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9gard du sujet, dans un milieu historiquement accidentog\u00e8ne. \u00ab Dans le secteur forestier, il y a une approche tr\u00e8s masculiniste du danger \u00bb<\/em>, confie Thomas Vaucouleur, professeur des for\u00eats en lyc\u00e9e agricole.<\/p>\n

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<\/span> Sur le m\u00eame sujet :<\/strong> Dossier : Morts au travail, impunit\u00e9 patronale<\/span> <\/div>\n

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\u00ab Il y a un gros probl\u00e8me de la culture de la s\u00e9curit\u00e9 dans nos milieux agricole et forestier, y compris chez certains enseignants, notamment sur la conduite de gros engins, type tracteur \u00bb<\/em>, abonde Yann. Souvent, les accidents sont simplement per\u00e7us comme \u00ab les risques du m\u00e9tier \u00bb<\/em>. \u00ab C\u2019est quelque chose qu\u2019on entend r\u00e9guli\u00e8rement<\/em>, confie Antoine, et donc la pr\u00e9vention est per\u00e7ue comme de la paperasse. \u00bb<\/em><\/p>\n

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Si le sujet de la pr\u00e9vention est discut\u00e9, celui des jeunes n\u2019est pas du tout \u00e9voqu\u00e9.<\/p>\n

D. Aubert<\/cite><\/p><\/blockquote>\n

M\u00eame au sein de la MSA, selon Didier Aubert, le sujet ne semble pas \u00eatre pris \u00e0 bras-le-corps. Celui qui si\u00e8ge depuis plus de cinq ans au comit\u00e9 de protection sociale des salari\u00e9s assure que \u00ab si le sujet de la pr\u00e9vention est discut\u00e9, celui des jeunes n\u2019est pas du tout \u00e9voqu\u00e9 \u00bb<\/em>. \u00ab Je n\u2019ai pas le souvenir d\u2019en avoir entendu parler une seule fois \u00bb<\/em>, glisse-t-il.<\/p>\n

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<\/span> Sur le m\u00eame sujet :<\/strong> \u00ab La pr\u00e9carisation de la main-d\u2019\u0153uvre favorise grandement les accidents du travail \u00bb<\/span> <\/div>\n

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Contact\u00e9e par Politis,<\/em> la MSA assure \u00ab s\u2019engager depuis plusieurs d\u00e9cennies \u00e0 faire de la sant\u00e9-s\u00e9curit\u00e9 une composante essentielle de l\u2019enseignement agricole \u00bb<\/em>. Et cite, par exemple, \u00ab la signature d\u2019une convention cadre nationale Sant\u00e9 s\u00e9curit\u00e9 au travail avec les minist\u00e8res de l\u2019Agriculture et du Travail \u00bb<\/em> et \u00ab la mise en place d\u2019actions de pr\u00e9vention en \u00e9tablissements agricoles, telles que des journ\u00e9es de sensibilisation \u00bb<\/em>.<\/p>\n

En 2023, une intersyndicale regroupant la CGT, la FSU et SUD avait formul\u00e9 12 propositions pour \u00ab pr\u00e9venir les risques professionnels en formation agricole \u00bb<\/em> \u00e0 la suite d\u2019une s\u00e9rie d\u2019accidents de travail mortels. Selon Thomas Vaucouleur, qui avait particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9daction de celles-ci, \u00ab \u00e0 ce stade, aucune n\u2019a \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre \u00bb. <\/em><\/p>\n

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Ils sont trois \u00e0 conduire des tracteurs sur l\u2019exploitation sur laquelle ils travaillent, en r\u00e9gion parisienne. Ils ont 15, 16 et 17 ans. Aucun n\u2019a le permis de conduire mais une d\u00e9rogation les autorise \u00e0 conduire ces engins entre l\u2019exploitation agricole et les champs. Soudainement, l\u2019un d\u2019entre eux perd le contr\u00f4le de sa machine. L\u2019accident est … <\/p>\n