{"id":1235,"date":"2025-02-17T08:43:00","date_gmt":"2025-02-17T07:43:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.accidentdutravail-idf.net\/blog\/le-calvaire-dismail-jeune-nimois-ampute-dune-jambe-apres-un-accident-du-travail\/"},"modified":"2025-02-17T08:43:00","modified_gmt":"2025-02-17T07:43:00","slug":"le-calvaire-dismail-jeune-nimois-ampute-dune-jambe-apres-un-accident-du-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.accidentdutravail-idf.net\/blog\/le-calvaire-dismail-jeune-nimois-ampute-dune-jambe-apres-un-accident-du-travail\/","title":{"rendered":"Le calvaire d’Isma\u00efl, jeune N\u00eemois amput\u00e9 d’une jambe apr\u00e8s un accident du travail"},"content":{"rendered":"
\u00ab\u00a0Je suis rest\u00e9 bloqu\u00e9 \u00e0 mes 19 ans<\/em>.\u00a0\u00bb 19 ans, c’est l’\u00e9poque o\u00f9 Isma\u00efl commen\u00e7ait sa vie d’adulte, autonome, loin des parents. Jusqu’\u00e0 ce maudit jour de d\u00e9cembre 2022. Sur un chantier \u00e0 Beaucaire, une pelle m\u00e9canique descend accidentellement sur sa jambe gauche.<\/strong> Le jeune homme doit se faire amputer<\/strong>. Le d\u00e9roul\u00e9 pr\u00e9cis de cette journ\u00e9e, Isma\u00efl l’a encore en t\u00eate, quasiment minute par minute. Les mois qui ont suivi en revanche sont comme un tourbillon de t\u00e9n\u00e8bres.<\/p>\n Le Gardois, qui vivait avec sa copine, doit retourner vivre chez ses parents, dans le quartier Valdegour. Dans l’appartement, \u00ab\u00a0le fauteuil roulant passe \u00e0 peine la porte. Quand je me douche dans la baignoire, je le fais sur une jambe<\/em>\u00ab\u00a0. Un quotidien difficile, accompagn\u00e9 de pens\u00e9es sombres.<\/p>\n \u00ab\u00a0Je suis tomb\u00e9 en d\u00e9pression. J’ai des blocages, des moments de parano\u00efa. La plupart du temps, je suis tout le temps dans ma chambre, je ne bouge pas. Je cogite tous les jours. Je devrais voir un psy, mais… Je n’y arrive pas, j’ai comme un blocage<\/em>\u00ab\u00a0. Isma\u00efl parle d’un ton calme, essaie de sourire si possible \u00e0 la fin de ses phrases, qu’il prononce en choisissant soigneusement ses mots.<\/p>\n Le jeune homme confie vivre un calvaire depuis deux ans.<\/strong> M\u00eame s’il remercie ses parents de l’aider quotidiennement, il ne r\u00eave que d’une chose : quitter Valdegour, quartier \u00ab\u00a0dangereux, o\u00f9 vous entendez des tirs<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n \u00c0 plusieurs reprises, il est \u00e0 deux doigts de flancher, et de mettre fin \u00e0 ses jours.<\/strong> \u00ab\u00a0J’ai eu des envies de partir. Mais j’ai pens\u00e9 \u00e0 ma m\u00e8re. Si un jour je fais \u00e7a, elle ne sera plus jamais la m\u00eame.<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n Dans la foul\u00e9e de son dramatique accident, Isma\u00efl a fait appel \u00e0 une avocate. Camille Maury soutient le jeune homme dans ses d\u00e9marches. Mais le dossier du N\u00eemois est en partie bloqu\u00e9.<\/strong> Dans les cas comme le sien, deux enqu\u00eates sont n\u00e9cessaires : une enqu\u00eate p\u00e9nale, et une enqu\u00eate de l’Inspection du Travail<\/strong>. Les choses patinent sur ce dernier volet.<\/p>\n \u00ab\u00a0L’enqu\u00eate de l’Inspection du Travail n’est toujours pas termin\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb souffle l’avocate. \u00ab\u00a0J’ai bon espoir qu’elle le soit rapidement, pour qu’une r\u00e9ponse p\u00e9nale soit apport\u00e9e \u00e0 ce jeune homme qui en a vraiment besoin. Il y a vraiment des moments o\u00f9 je me fais du souci pour lui. Sa d\u00e9tresse va en empirant. Plus le temps passe, moins il voit d’issue. Il y a chez lui une grande incompr\u00e9hension du d\u00e9lai anormalement long qui s’est \u00e9coul\u00e9 depuis son accident.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n Lumi\u00e8re dans ces ann\u00e9es obscures : une vocation pourrait \u00eatre n\u00e9e chez Isma\u00efl.<\/strong> Alors qu’il est hospitalis\u00e9 pour deux mois en psychiatrie apr\u00e8s des id\u00e9es suicidaires, il se lie d’amiti\u00e9 avec d’autres patients de son service.<\/p>\n \u00ab\u00a0J’ai vu des gens vraiment mal. Chaque paie que je touchais<\/em> (Isma\u00efl est en arr\u00eat de travail depuis son accident, NDLR), je leur achetais des jeux de soci\u00e9t\u00e9, je leur faisais plaisir.<\/em>\u00a0\u00bb Le contact avec ce qui est devenu \u00ab\u00a0une famille<\/em>\u00a0\u00bb s’est maintenu une fois qu’il quitte l’h\u00f4pital. \u00ab\u00a0Ils me disent qu’ils sont heureux. Et \u00e7a me comble de bonheur. Et je me dis qu’un jour, quand tout ira mieux pour moi, je ferais un m\u00e9tier o\u00f9 j’aiderais les gens.<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n <\/div>\n<\/p><\/div>\n
Retour \u00e0 Valdegour, \u00ab\u00a0d\u00e9pression\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0blocages\u00a0\u00bb<\/h2>\n
Proc\u00e9dure \u00e0 l’arr\u00eat<\/h2>\n
Une lumi\u00e8re ?<\/h2>\n