{"id":1045,"date":"2024-11-28T05:00:00","date_gmt":"2024-11-28T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.accidentdutravail-idf.net\/blog\/automobile-trajets-domicile-travail-encore-trop-daccidents\/"},"modified":"2024-11-28T05:00:00","modified_gmt":"2024-11-28T04:00:00","slug":"automobile-trajets-domicile-travail-encore-trop-daccidents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.accidentdutravail-idf.net\/blog\/automobile-trajets-domicile-travail-encore-trop-daccidents\/","title":{"rendered":"Automobile. Trajets domicile-travail : encore trop d\u2019accidents"},"content":{"rendered":"
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Deux tiers des accidents de la route ont lieu \u00e0 moins de 15 km du domicile. \u00c7a, c\u2019est une donn\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Et dans ces trajets, bien s\u00fbr, sont inclus ceux entre son lieu d\u2019habitation et son lieu de travail. <\/span><\/p>\n

Pourquoi une telle augmentation des accidents sur ces trajets simples, bien connus et a priori bien ma\u00eetris\u00e9s par les automobilistes ? Justement parce qu\u2019ils sont simples, bien connus et a priori bien ma\u00eetris\u00e9s, comme l\u2019explique Laurent Petit, chef du d\u00e9partement marketing chez Alphabet : <\/span> \u00ab sur le trajet domicile-travail, le facteur mis en \u00e9vidence, plus que pour les autres accidents, c\u2019est l\u2019inattention. Parce que c\u2019est un trajet que l\u2019on conna\u00eet par c\u0153ur et que l\u2019on juge a priori sans risque ; on \u00e9limine toute id\u00e9e d\u2019impr\u00e9vu et l\u2019attention se rel\u00e2che. Une attention qui se rel\u00e2che, c\u2019est moins de vigilance, et davantage de gestes parasites qu\u2019on s\u2019autorise : manipuler son t\u00e9l\u00e9phone, s\u2019attarder sur son GPS, regarder le paysage, changer de station radio\u2026 \u00bb. <\/span> <\/strong>Autant de gestes qui d\u00e9tournent de la conduite.<\/p>\n

Un enjeu crucial<\/h2>\n

L\u2019enjeu est important. D\u2019abord parce qu\u2019il s\u2019agit de faire baisser le nombre de bless\u00e9s et de tu\u00e9s sur les routes ; ensuite parce que l\u2019impact d\u2019un accident de la route est tr\u00e8s important aussi du point de vue de l\u2019entreprise, comme l\u2019expose Laurent Petit : \u00ab un arr\u00eat de travail compris entre une journ\u00e9e et une semaine, c\u2019est en moyenne 3 800 \u20ac pour l\u2019entreprise (en co\u00fbts directs et en co\u00fbts indirects). Mais il y a aussi l\u2019impact psychologique sur la personne accident\u00e9e, sur ses coll\u00e8gues qui peuvent \u00eatre impressionn\u00e9s, voir carr\u00e9ment traumatis\u00e9s. M\u00eame l\u2019image de l\u2019entreprise peut s\u2019en trouver ternie \u00bb. <\/strong><\/p>\n

Le sujet concerne aussi une grande partie des Fran\u00e7ais. Car la voiture reste, selon la derni\u00e8re enqu\u00eate Alphabet, utilis\u00e9e par 74 % des actifs, comme moyen de transport soit unique, soit combin\u00e9 avec d\u2019autres modes de transport. Ce chiffre atteint m\u00eame 84 % dans les agglom\u00e9rations de moins de 100 000 habitants.<\/p>\n

Au centre de la RSE<\/h2>\n

Les accidents qui se produisent dans les trajets domicile-travail sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab accidents du travail \u00bb : eux aussi rel\u00e8vent de la responsabilit\u00e9 de l\u2019employeur, au titre de la RSE, la responsabilit\u00e9 sociale des entreprises. Ce qui ne veut \u00e9videmment pas dire que le dirigeant sera tenu a priori pour responsable de l\u2019accident ; mais il devra d\u00e9monter qu\u2019il a mis en \u0153uvre ce qui est n\u00e9cessaire pour que les d\u00e9placements de ses collaborateurs se fassent en toute s\u00e9curit\u00e9. Y compris ceux entre son habitation et le lieu de travail.<\/p>\n